Management de l'entreprise

Il y a des managers bien singuliers

Par Partagez : Envoyer le lien de cet article par e-mail   
.

Leçon 1 du consultant : On ne se fie pas à la première impression. Facile de juger d'un seul coup d'oeil son nouveau client. Mais attention, de ne pas s'en tenir à cette première impression. On est souvent surpris. Explications....

Accompagner le changement,Il y a des internautes bien singuliers...
Sur le Net, des typologies d'internautes on en trouve en veux-tu en voilà.
Moi j'ai la mienne.
A mon avis il y a deux catégories : Les flâneurs fureteurs qui volètent de sites en sites, picorant au gré des humeurs et les internautes pressés. Et pour être pressés, ils le sont !
Les internautes de cette seconde catégorie cherchent quelque chose de bien précis. Ils n 'ont aucune envie d'être détournés de leurs quêtes.
D'ailleurs, pour ne pas perdre de temps à parcourir le portail, ils n'hésitent pas à questionner le gestionnaire. Et comme ils sont très pressés, ils ne vont pas s'encombrer de fioritures du style bonjour, merci, à bientôt, je ne manquerai pas de parler de vous etc...Non. Ils vont direct dans le vif du sujet. Ainsi je reçois fréquemment des mails formulés à peu près comme cela, rien de plus, rien de moins :
- Comment on fait pour choisir un indicateur ?
- Pouvez-vous m'envoyer de la doc sur les tableaux de bord ?
- J'ai à tout prix besoin d'un exemple de conduite de projet en milieu bancaire. C'est super urgent...

Ou encore celui que j'ai reçu hier : Quel conseil donneriez-vous à un consultant freelance qui débute ?
La plupart du temps, les réponses sont déjà en ligne sur le site (voir la FAQ du portail). Mais une fois n'est pas coutume, je vais répondre ici à la dernière question à l'aide d'une anecdote.

Leçon numéro 1 du consultant : On ne se fie pas à la première impression.

Avez-vous noté la tendance des « nouveaux managers » à adopter les attitudes stéréotypées diffusées par la presse éco grand public ou les émissions de télé un poil simplistes style « Capital and co » bref tous ces supports, véritables pavois pour les battants sans vergogne, annonçant haut et fort « voilà le nouveau monde libéral en marche » ?

Il n'y a pas si longtemps, j'en ai croisé un ainsi. Un de ces jeunes patrons, fils de famille (il a hérité de l'entreprise fondée par le grand-père) au sourire légèrement déséquilibré (Le « jeune requin » ne sourit que d'un côté, style : moi, je ne m'en laisse pas compter...) aux gestes vifs et aux attitudes faussement désabusées.

C'est entouré de sa cours de lèche-bottes, serviles à souhait (ils sont prêts à rire si le patron sourit ou à dévorer le malheureux intervenant si l'ordre semble être donné), qu'il me reçut. Moi j'avoue que ce genre de situation me gonfle profondément. Dans la vie j'aime bien avancer. Si je n'arrive pas à développer mon argumentation sans que la mouche du coche, l'aiguillon de la suite royale, ne cherche à casser ma baraque, je suis fortement tenté de remettre mes outils dans ma besace et de repasser la porte en poussant un tonitruant « Merci bien mssieurs-dames et à la revoyure ! ».
De toutes façons, lorsque pour un patron l'avenir se résume à son nombril, je suis un peu sec et je ne vois pas vraiment quelle démarche de progrès nous pourrions mettre en place.

Pourtant c'eut été dommage que je parte à ce moment là. Derrière son vernis, ce "manager" là possédait un rare talent.
En effet, une fois « l'aiguillon » au tapis et mouché pour la matinée, il est entré direct dans le vif du sujet en prenant un chemin particulièrement original.

D'entrée de jeu, il m'entretint des échecs passés et notamment d'un projet de data warehouse qui n'en finissait pas et dans lequel s'était fondu le budget informatique de toute une année. Non pas sur le ton de l'auto excuse ou du renvoi des responsabilités comme on l'entend trop souvent, mais bien en évoquant méthodiquement la situation et les manquements de chacun.

Ainsi éclairés, il nous suffit de peu de temps pour coucher tout cela sur le papier. L'analyse, particulièrement pertinente ne fut pas trop difficile à synthétiser. Une fois mise en forme elle tenait en effet en une page unique. On avait là une excellente base pour démarrer une étude de risques spécifiques à l'entreprise et préparer ainsi la reprise du projet.

Les échecs sont une sources d'information. Il faut cependant savoir dominer ses rancoeurs et regrets pour en extraire toute la substance. A ce sujet, voir aussi : les 20 principaux pièges de la conduite de projet, les causes d'échec.


Points de vue


Ralalah, le fantasme (tellement tentant) du "Merci-bien-au-plaisir" ! Quel consultant rêve de cirer des bottes ? Aucun. Quel consultant dispose de suffisamment de chiffre d'affaires (reconductible, en outre : solide) pour refuser un client ? Très peu. A moins d'être stratégiquement sur une niche forte et vérouillée. Excellent billet, Alain. (Comme d'hab'.) Au plaisir - Et 2009 bons souhaits, Lionel PS - Les internautes qui demandent sèchement des informations sont parfois des étudiants (par exemple flemmards, par exemple impolis) d'écoles de management.
Ecrit par : Lionel

merci lionel, à mon avis, le "Merci-au plaisir" s'impose de temps à autre, notamment lorsque la prestation n'est pas simple et que le feeling ne passe pas. Les infos et la confiance ne passeront pas non plus. Echec en perspective. Cela dit il faut aussi creuser et ne pas se laisser abuser par la première impression d'où le titre de mon billet.
A +
Ecrit par : afz

Ah mais... ah mais... J'espère que vous avez eu l'obligeance d'envoyer la réponse par email... car je doute fort que votre charmant demandeur repasse par ici ! Pour ma part, parachutée au contrôle de gestion "sans trop savoir ce que c'est", j'ai atterri ici samedi et je ne cesse d'y revenir ! Bravo, votre site est une mine d'info ! Je ne peux décemment pas flatter exagérément votre ego en laissant un commentaire à chaque billet, mais sachez que je bois vos article et que la visite une fois terminée, je suivrai les actualités avec plaisir ! Merci pour ce partage !!!
Ecrit par : Florence

Merci Florence, j'apprécie, mais n'hésitez pas à commenter si ce n'est pour satisfaire mon égo ce sera en tout cas profitable pour les autres lecteurs...
A plus
Ecrit par : afz


Partagez cet article...

Envoyer le lien de cet article par e-mail   
(total partages cumulés > 195)

Pour établir un lien vers cet article depuis votre site recopiez le lien suivant.

La reproduction ou la traduction totale ou partielle de ce texte, images et documents est formellement interdite. Voir ici les conditions pour publier un extrait sur votre site ou blog. Ce texte et les images et documents qu'il contient est déposé auprès de l'IDDN

Suivez aussi les news du portail sur Twitter et rejoignez-nous sur Facebook

Google+    Twitter    Facebook



Copyright : Alain FERNANDEZ ©1998-2015- Tous droits réservés


Google+   twitter+  Facebook  Linkedin    e-mail

»» Toutes les fiches du Blog »»