Management de l'entreprise

La bulle immobilière

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La bulle immobilière va-t-elle éclater ?

Chacun y va de son propos rassurant, en prédisant au mieux une stabilisation, au pire un dégonflage en douceur. Il s'agit surtout de ne pas décourager les acheteurs. La construction immobilière est une composante d'importance dans le PIB et bien sûr pour les chiffres sacrés de l'emploi. Mais bon. N'oublions pas qu'une bulle c'est tout de même fait pour crever.

Mais au fait comment elles enflent les bulles ? Qui les gonflent ?

Ne seraient-ce pas justement un peu de la faute des acheteurs, capables de s'endetter sur 30, 40 voire 50 ans comme en Espagne, soit plus d'une vie de travail, pour payer un bien qui, rationnellement est bien loin de valoir un tel effort ?
Faut bien se loger me direz-vous. Mais pas à n'importe quel prix tout de même. Une reflexion préalable afin de mettre en perspective la valeur objective -et non subjective- et l'effort à fournir n'est pas vraiment du luxe. En plus cela éviterait aux bulles d'enfler outre mesure.


Pourquoi y a-t-il des bulles ? Ont-elles un intérêt au niveau macro économique?
On pourrait le supposer, à la vitesse où elles se répêtent.
Pourtant, la bulle immobilière si elle est effectivement source d'emplois génère tout de même bon nombre d'effets pervers. Réduction de la consommation et blocage de la mobilité pour ne citer que ces deux-ci. Lorsque l'on est endetté durablement, souvent au delà du raisonnable comme les anglais ou les espagnols à près de 115 % en moyenne, lorsque les salaires sont définitivement bloqués -merci à la maîtrise de l''inflation- on regarde à deux fois avant de consommer.
Et puis la mobilité, moteur économique des sociétés post-industrielles comme disent les économistes. Mais comment déménager lorsque malgré les annuités déjà payées, le capital prêté est encore à rembourser intégralement ? Et ne parlons pas d'un écroulement du marché. Comment revendre sans y laisser des plumes ?
D'un autre point de vue, si on regarde bien, l'éclatement des bulles n'est pas vraiment un drame au niveau macro. Des individus se retrouvent sur la paille c'est vrai, mais l'économie s'en tire plutôt bien. Les pertes colossales de l'éclatement de la bulle Internet, ont été absorbées sans trop de difficultés par les marchés.

Pourt Daniel Gross, un journaliste de slate.com, les bulles économiques sont plutôt profitables. Il développe cette thèse originale et historique dans cet ouvrage :

In this lively romp, Gross makes a counter–intuitive argument. America in the first decade of the new century is not thriving despite the folly of the Y2K bubble–nor has it made a surprisingly quick recovery from the devastation of the crash in 2001 and 2002. Our current economic growth–and, indeed, the globalization that is a part of that growth–is a product of that wasteful bubble.
Pop! will take readers on a fast–paced tour of economic history where the reckless expansion of previous eras in railroads and automobiles, telegraphs and land, streetcars and stocks all led to unsustainable booms, collapses and, then, surprising blossoms of prosperity. Gross is gifted writer with a deep well of historical knowledge and easy grasp of economic conflicts. His book will re–orient our view of recent economic history and re–color our understanding of American growth throughout the national experience.

Voir aussi sur le site www.slate.com. Why bubbles are great for the economy.

Alors ça sera quoi la prochaine bulle ? Il faut bien que les liquidités se recyclent non ? On parie sur les CleanTechs ? Chiche ?


Points de vue


Les bulles, qui les gonflent ? Les banques aussi, profitant d'un taux particulièrement bas en théorie en tout cas, multiplient les offres et formules. Toujours en Espagne, ou plus de 90% des crédits sont indexés sur l'Euribor, c'est á dire que la mensualité augmente au fur et á mesure de l'évolution des taux, plus d'un million d'acheteurs seraient en difficulté, bon nombre déjà à la limite de la cessation de paiement. D'autre part, je précise taux bas en théorie, en effet la valeur du taux mérite d'être corrélé avec celui de l'évolution des revenus avant de juger s'il est réellement bas.
Ecrit par : afz


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