Management de l'entreprise

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A lire : Billets consacrés Economie, Les pages consacrées à la société l'entreprise et l'économie

Stratégie et Big Data


Articles à propos du Big Data, le mythe et ses limites

Le Big Data peut s'avérer un excellent instrument pour mieux connaître ses produits et ses concurrents. Pour juger de l'opportunité de s'en équiper, il est prudent de ne pas prendre trop au pied de la lettre les discours de ses promoteurs.

Qu'ils soient éditeurs de solutions, vendeurs de technologies ou consultants spécialistes de l'analytique, ils sont comme tous les bons marketeurs. Ils maîtrisent la stratégie de la communication et notamment le storytelling. Pour attirer le chaland, ils n'hésitent pas à illustrer leur propos d'anecdotes époustouflantes. C'est leur job.

À ce sujet, il est bon aussi de se méfier un tant soit peu des experts improvisés. Ils foisonnent sur le net, et relaient sans discernement aucun les fictions autour du Big Data. Ils font preuve d'un tel aplomb qui laisse supposer qu'ils les ont eux-mêmes vécues. C'est ainsi que se construisent les légendes, c'est aussi ainsi qu'elles s'ancrent dans l'imaginaire commun.
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Auguste Detoeuf et L. Chambonnaud


Deux références du management

"Il n'est pas difficile dans une industrie de faire le nécessaire, mais c'est en faisant le superflu qu'on gagne de l'argent. Traitez les hommes comme des machines, ils rendent le nécessaire; traitez-les comme des hommes, peut-être en obtiendrez-vous le superflu"

Vous connaissez sûrement cette formule d'Auguste DETOEUF tirée de l'excellent ouvrage " Propos d'O.L. Barenton, confiseur 1938".
Mais connaissez vous celle-ci ?

"L'homme peut s'adapter à des situations nouvelles.
Or, la capacité d'adaptation ne dépendra pas seulement de l'expérience passée mais aussi de la largeur de vue. C'est même ce qui distingue l'homme de la machine. La machine travaille avec plus d'exactitude que l'homme, mais au contraire de celui-ci, elle est incapable de s'adapter à un genre de travail différent. Il faut jeter la ferraille et la remplacer par une autre. Mais personne ne songe à renvoyer les ouvriers parce que l'on a décidé d'adopter un outil nouveau ou une nouvelle méthode de travail "

L. Chambonnaud : « Les affaires et le personnel » Dunod 1918.


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Le dictionnaire des nouveaux entrepreneurs


Toi le battant, révise donc ton vocabulaire !

Depuis que la marchandisation systématique et la maximisation des profits sont devenues l'idéologie officielle des politiques de droite comme de gauche (la com.pé.ti.ti.vi.té qu'ils disent...), s'il y a un cocu dans l'histoire, c'est bien celui qui se lève tôt pour aller trimer dès potron-minet.humour entrepreneur, chef des ventes
Mais bon entre nous, il n'a qu'a faire comme tout le monde et monter son entreprise.
C'est vrai non ?
D'ailleurs on rencontre de plus en plus de nouveaux entrepreneurs. Une génération spontanée peut-être....
Il n'y a pas si longtemps, au cours d'un séminaire, il y en a un comme cela qui m'interpelle pour me faire part de son point de vue. Comme de coutume, il se présente :
"Jean Boche entrepreneur, chef d'entreprise d'une TPE".
Une TPE, c'est une "Très Petite Entreprise" ou une "Toute Petite Entreprise" ? je lui demande.
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Bigdata, algorithme, données... et nous alors ?


Modérons un tant soit peu les technophiles bien trop enthousiastes.

algorithme et big dataDepuis déjà quelques années, le Big Data et la course aux algorithmes sont devenus un thème incontournable des médias.

Les plus enthousiastes, adorateurs de la dithyrambe, n'hésitent pas à relayer, sans aucun contrôle ni la moindre retenue déontologique, les jolis contes de fées soigneusement élaborés par ces maîtres du storytelling que sont les responsables marketing et les communicants des sociétés vendeur de solutions et des cabinets prescripteurs.

Sans plonger dans l'excès inverse et basculer de la technophilie à la technophobie, il est toutefois prudent de jeter un oeil de l'autre côté du miroir (aux alouettes ?).

Deux conseils pour mieux aborder ces technologies d'avenir :

  • 1) Ne pas accorder des vertus messianiques aux applications du Big Data
  • 2) Se méfier, et le mot est faible, des conséquences de la généralisation des algorithmes dans la société.
En substance, ce sont ces deux points que développent les trois ouvrages présentés ci-après.


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Comment lire les indicateurs de performance


Dis-moi quels indicateurs as-tu choisis et je te dirai quelle stratégie tu suis...

stratégie et indicateur

Un indicateur pertinent, et donc utile, ne se choisit pas au hasard. Il est le fruit d'une profonde réflexion afin d'intégrer du mieux possible l'objectif poursuivi, la démarche mise en place pour l'atteindre et d'une manière un peu plus subtile : la personnalité du décideur...

Aujourd'hui, cette introduction ne surprendra plus personne. Il est tout à fait acquis que seuls les indicateurs choisis et construits en respectant une démarche adaptée sont susceptibles d'orienter le décideur et ainsi de l'inciter à agir dans la bonne direction.

Maintenant considérons cette question du choix de l'indicateur à contre-pied. Est-ce que, quelque part, l'indicateur pertinent n'est pas le reflet des motivations ayant servi à son élaboration ? N'est-il pas possible de « faire parler » un indicateur, ou mieux plusieurs indicateurs, afin d'en retrouver les fondamentaux et de pénétrer si ce n'est la « stratégie secrète » de l'entreprise ce sera en tout cas celle du décideur concerné ?


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Comment augmenter son salaire


Il n'existe que deux manières de s'enrichir :
1) soit on élève ses revenus pour accéder au niveau de ses désirs
2) soit on abaisse ses désirs pour les mettre en niveau de ses revenus
D'après Alphonse Karr

Accroître ses revenus significativement

Il n'existe pas cinquante manières d'obtenir une augmentation de salaire digne de ce nom. En tout cas, ce n'est ni en pleurnichant, ni en contant ses misères à son employeur que l'on parviendra à lui faire comprendre que vous méritez une rémunération plus en phase avec vos compétences et votre talent... tels que vous les estimez !

Remarque : Il vaut mieux éviter de suivre à la lettre les suggestions de comportement du type "les conseils du coach du journal Le Monde" qui vous exhortent notamment à remercier platement, puis à redoubler d'efforts une fois l'augmentation obtenue en signe de gratitude. Ce n'est pas la charité que l'on demande.
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Qu'est-ce que le management ?


Une Définition du Management

The real problem is what to do with problem solvers after the problem is solved. G. Talese journaliste Pour les uns le management est un "art".
Mais ceux qui ont appris à ne pas trop s'en laisser compter préciseront que si le management est un art, c'est avant tout celui d'inciter les autres à faire ce qu'ils n'ont pas toujours forcément envie. L' art des apparences en quelque sorte.

Ainsi, la contrainte liée à une soumission de principe ("moi je commande toi tu obéis") en est la forme la plus rustique. On parle alors de management directif. Bien qu'encore couramment pratiquée, cette forme de management n'est plus vraiment adaptée aux exigences actuelles.
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Travaille ! Consomme ! Et surtout Ecrase-toi!


... Cela fera de toi un bon citoyen !

Travailler le dimanche, le soir, augmenter la durée du travail hebdomadaire, réduire le nombre de jours de congés et supprimer les ponts…
Bref, travailler plus. Toujours plus. C'est là l'unique mot d'ordre de notre époque.
Le travail À entendre ceux qui détiennent l'autorité de parole dans les médias, ce serait la solution miracle à tous nos maux, Nous allons ainsi résoudre les questions du chômage de masse, de la compétitivité (c'est quoi au fait ?) et de la croissance atone, n'en doutez pas...

Et quand on ne travaille pas, que fait-on ? On dort, on flâne, on bouquine, on se repose ?
Que nenni !
On consomme !
Les boutiques en ligne sont ouvertes 24 heures sur 24. D'ailleurs, les vacances bien méritées sont aussi des instants de consommation, on voyage, on accumule des miles, bref on dépense.

Pas question de passer du temps à paresser, à rêver, à bailler aux corneilles. Le farniente (fare niente, ne rien faire), c'est-à-dire, ni produire ni consommer, est devenu le nouveau péché capital selon les tables de la loi de la société actuelle définitivement soumise aux règles des marchés mondialisés.
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Qui paie l'expert ?


De l'impartialité des experts...

... Ou comment "s'assurer" l'impartialité de l'expert, lorsque tout semble plutôt mal barré...

Les projets qui réussissent ... et ceux qui ratent...

Tous les projets ne s'achèvent pas dans la liesse, au son des flonflons, une coupe de champagne à la main.
La colère, la mauvaise humeur, le sentiment d'avoir été berné, puis les éclats de voix et les échanges de noms d'oiseaux plus ou moins recommandés par l'académie animent aussi ce moment crucial de la fin du projet. Un cahier des charges dominé par le flou, un management approximatif, des délais ultra comprimés ou des économies de bouts de chandelles, voilà autant de raisons de passer à côté de la bonne humeur le jour de clôture.
Qui à tort ? Qui à raison ? Client ? Prestataire ? Les deux ? Qui va payer le manque à gagner, la baisse de production ? Comment justifier la dépense maintenant que le ROI semble inaccessible ?
C'est le moment de faire intervenir les "experts" afin d'essayer d'apporter un peu de lumière sur la répartition des responsabilités et, plus constructif, de contribuer à trouver une solution rationnelle en limitant autant que faire se peut les dépenses supplémentaires.
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Analyse de risques, plan de prévention et autres carabistouilles


Gestion des risques, vision à court terme et maximisation des profits...

gestion des risques

L'analyse des risques et les plans de prévention, on connaît la rengaine. J'identifie, je farfouille un peu les historiques, je questionne à droite à gauche, je ventile, je valorise à qui mieux mieux et hop !
C'est fini ! J'ai fait mon job !
Et si jamais il se passe quelque chose... Eh bien on dira que c'est la faute à pas de chance ! Ou mieux encore, on dénoncera un "cygne noir", un de ces évènements tellement improbables que l'on reste pantois lorsqu'ils surviennent ! Imprévisibles par définition, je ne suis donc pas responsable, l'honneur est sauf !
On peut aussi mettre la faute sur le dos de la complexité. C'est également une bonne excuse. On ne peut quand même pas tout prévoir ! Il ne faudrait pas abuser !
Ne vit-on pas des temps d'incertitude ? Qui pourrait affirmer le contraire ?
De toute façon, depuis le temps que l'on nous affirme que le "risque zéro n'existe pas", nous en sommes tous convaincus...
Voilà de quoi clore les débats et boucler l'analyse de risque avec la satisfaction du travail accompli.
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J'ai planté ma boutique en ligne !


8 leçons pour un échec assuré

echec commerce en ligne La gestion durable d'un commerce sur le web est bien plus complexe qu'il n'y paraît. C'est une erreur de se contenter de ne regarder que l'économie réalisée au regard des inévitables débours nécessaires pour monter un commerce plus traditionnel en "dur" (brick and mortar).

Il s'agit en effet d'assurer la gestion complète du commerce, clientèle et fournisseurs...

A laquelle s'ajoutent tous les aspects techniques du web (notamment les questions d'accessibilité et de sécurité), les livraisons, la promotion sur le web avec la gestion de la renommée, ce qui n'est pas une mince affaire depuis la multiplication des réseaux sociaux et des sites collecteurs d'avis (plus ou moins fiables, mais c'est un autre propos), surveiller la concurrence et assurer une veille technologique. Sur le web, ça bouge vite ! De quoi occuper ses journées... et ses nuits !
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Network : A perfect world


Un monde parfait...

" Et nos enfants vivront pour voir ce monde parfait, un holding immense et oecuménique, dans lequel tous les hommes détiendront des actions..."

NETWORK  (1976)

de Sidney Lumet
avec Faye Dunaway et
William Holden.

Intro :
Un animateur style journal du 20 heures craque et confie à l'antenne son point de vue personnel sur les thèmes du moment. Coup de chance, l'audimat remonte. Il est ensuite persuadé par la nouvelle direction de se lancer dans l'apologie du nouvel évangile : l'économie de marché.


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Il faut sauver les banques !


Le sucre

Un film de Jacques Rouffio ( Sept morts sur ordonnance)
Avec Jean Carmet, Gérard Depardieu, Michel Piccoli, Roger Hanin, Claude Pieplu

Un ancien inspecteur des impôts (Jean Carmet) se laisse tenter par le démon de la spéculation sur les marchés à terme.
Sur les conseils d'un jeune fils de famille (Gérard Depardieu), rabatteur d'un requin de la finance (Roger Hanin), il engage la totalité de l'héritage de sa femme sur le "sucre" censé être le coup du siècle.
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Le temps des crises Michel Serres


La crise ... Et après ?

Temps des crises Avec ce court essai Michel Serres nous propose de prendre suffisamment de recul pour mieux apprécier les mutations en cours qui dépassent très largement les effets de la crise financière et économiques, aussi dramatiques soient-ils.
Michel Serres nous incite ainsi à porter notre regard un peu au delà de l'actualité et de l'événementiel pour ébaucher les lignes du monde en préparation, l'après-crise en quelque sorte.
2 simples chiffres cités par l'auteur pour mieux comprendre l'ampleur du changement en cours :
  • "Le pourcentage du nombre de paysans et des métiers connexes n'est plus que de 2% de la population globale" Les années 60-70 marquent la fin du néolithique.
  • "La proportion d'humains vivant dans les villes passera de 3% en 1800 à 70-75 % d'ici 2030, au sein de gigantesques mégalopoles."
Bien entendu, l'allusion aux "temps des cerises" autant dans le titre que dans la photo de couverture n'est pas dû au hasard.
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Auto-gestion, l'entreprise adulte


Pourquoi ne sommes-nous pas tous patrons ?

Vous en avez ras la casquette du management par le stress (Orange stressé : Le management par le stress à France Télécom & Suicide et travail : que faire ?), vous vous sentez pris au piège d'un salariat corvéable à merci (Travailler plus pour gagner moins : la menace Wal-Mart), vous n'avez pas du tout confiance dans un paternalisme de légende tout droit sorti du XIXème (Michelin : ils dénoncent la pression au travail), vous craignez l'extension de l'emploi jetable (Le quai de Ouistreham) et le modèle Toyota ne vous fait pas rêver (Toyota : L'usine du désespoir).
Il existe pourtant d'autres manières d'organiser la création de valeurs sans être pour cela contraint de subir en permanence les abus managériaux. L'inexorable financiérisation exacerbe déjà suffisamment les lois de la concurrence sans encore en rajouter.

L'auto-gestion, un mode de survie en environnement chahuté ?

L'auto-gestion par exemple, un modèle d'organisation fondé sur des principes démocratiques(1), est bien mieux adapté aux fonctionnements horizontaux tels que l'on devrait les pratiquer. Lorsqu'il est bien appliqué, ce mode d'organisation à l'échelle humaine est suffisamment mobilisateur pour relever des entreprises en faillite et vidées de leur substance par les ex-propriétaires. Même s'ils sont bien peu médiatisés, les exemples d'entreprises redressées depuis le passage en coopérative ne manquent pas.
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L'économie du gratuit, Free de Chris Andeson


Si c'est gratuit, il est où le produit ?

L'internet ou plus globalement la généralisation du numérique est-elle en train d'activer une mutation radicale de l'économie vers le tout gratuit ? C'est la thèse de Chris Anderson, le rédacteur en chef de Wired. Souvenez-vous, il y a peu, il avait déjà secoué notre perception de la distribution en exposant le modèle de la longue traîne. Toujours en analyste de précision, et non en visionnaire, Chris Anderson expose le modèle de la gratuité. Irrémédiable. Si le modèle de la gratuité laisse sceptique les plus âgés il est tout ce qu'il y a de plus naturel pour les moins de 30 ans.
Quel est ce modèle ? Comment fonctionne-t-il ? L'économie de l'abondance, comment s'organiser ?
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De l'importance d'un Tableau de Bord Citoyen accessible à tous (web)


Stilglitz et le PIB

Pour ceux qui ne sont pas encore lassés de la question du futur PIB en gestation, un article GDP Fetischism publié sur le site de Project Syndicate et traduit en français Fétichisme du PIB sur celui des Echos. Joseph Stilglitz revient sur la fonction et les dérives de l'indicateur chouchou de la société (Est-il nécessaire de rappeler que Joseph Stilglitz prix Nobel d'économie préside la "Commission on the Measurement of Economic Performance and Social Progress" en charge de réviser la définition du PIB ?)
PIB: Produit Interieur Brut, GDP: Gross Domestic Product
L'auteur rappelle notamment l'importance de la mesure dans un monde privilégiant la course à la performance, avec les risques d'erreurs de trajectoire lorsque les indicateurs sont mal choisis, mal construits ou suivis avec des oeillères (fétichisme).
A lire donc.

Une micro remarque en passant :

Nos éminents prix Nobel semblent remarquer que la Médiane, le juste milieu d'une population, est bien plus parlante que la Moyenne, total/nombre d'individus, pour tenir compte des disparités de revenus. En effet, il semblerait que les banquiers et patrons grassement payés auraient tendance à tirer cette dernière vers le haut. La médiane, pointant bien sur la valeur centrale : 50% au dessus et 50% au dessous, serait plus proche de la réalité. Sympa, même si j'ai l'impression que cette remarque était déjà au programme des classes de collège de mon époque. En tout cas, le thème débattu est très largement accessible...
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The take, des usines sans patron


Une expérience d'autogestion à grande échelle

2001, la crise en Argentine. Fuite massive des capitaux. Les avoirs des argentins de base sont bloqués. C'est le sauve qui peut. Les usines ferment, les patrons vendent ce qu'ils peuvent, oublient de payer les salaires en retard et prennent le large.
Ici et là, les ouvriers des usines au chômage forcé ne se laissent pas abattre. Ils se remontent les manches, occupent les usines vides, se remettent au travail et relancent la production et l'économie du pays.
Ocupar, resistir y producir.
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 Jack Welch, strategie, actionnaires et coopératives
 Management democratique Tower Colliery
 Intelligence collective en pratique


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Joseph Stiglitz et la crise financière


couverture du livre Pour Joseph Stiglitz, prix Nobel 2001 d'économie, la crise financière actuelle est à l'économie libérale ce que la chute du mur de Berlin fut au régime soviétique.
Cet article est consultable ici Stiglitz: The Fall of Wall Street Is to Market Fundamentalism What the Fall of the Berlin Wall Was to Communism en Anglais.
En substance, Joseph Stiglitz dénonce la dérive, maintenant bien connue, des systèmes de régulation, la course aux produits toujours plus complexes et la culture de la récompense individuelle pour les prédateurs...

Joseph Stiglitz et le plan B

Un point sur la crise...
Le printemps des zombies.
Depuis déjà quelques semaines, les divers gouvernements des pays occidentaux et leurs conseillers respectifs semblent voir ici et là des "pousses vertes", une nouvelle figure métaphorique sensée remplacer "la lueur au bout du tunnel" plutôt éculée.
Joseph Stiglitz prix Nobel 2001 n'est pas tout à fait certain que les désormais fameuses "pousses vertes" soient les signes annociateurs d'une reprise durable. Ne s'agirait-il pas plus prosaïquement de rassurer le petit peuple inquiet que nous sommes ? En fait, le moteur économique propulsé jusqu'à présent par la consommation à crédit des américains est cassé. On ne lui a pas encore trouvé de remplaçant. Les quelques remèdes appliqués ne masqueront pas longtemps la réalité de la maladie. Après un printemps d'espoir, un rude hiver nous attend. Il est temps de lancer le plan B, un plan judicieusement teinté de Keynesianisme, comme il se doit selon l'auteur de l'article.
A lire sur projet-syndicate.org
Une copie de l'original : The Spring of the Zombies by Joseph E. Stiglitz

Sur le même sujet, écouter donc cette interview de Georges Soros, sur France Culture, L'économie en question l'homme qui fit vaciller la livre sterling, où il parle bien sûr de son dernier livre mais expose aussi sa théorie explicative de la crise actuelle.
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sigles et acronymes, je vous aime 2/2


Détourner les acronymes

Mais plutôt que de se creuser les méninges à chercher la signification d'un sigle (voir sigle et acronyme première partie), il est bien plus “sport” d'improviser sa propre interprétation. Les détournements d'acronyme, lorsqu'ils sont bien trouvés, sont révélateurs du sens profond, du vécu de terrain.
On essaie ?
Allez, je me lance.
Dernièrement, j'avais titré un billet ROI et TCO.
En remplacement du désormais consacré Return On Investment, il me semble préférable de traduire ROI par Le “Rituel Ovni de l'Informatique”.
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La bulle immobilière


La bulle immobilière va-t-elle éclater ?

Chacun y va de son propos rassurant, en prédisant au mieux une stabilisation, au pire un dégonflage en douceur. Il s'agit surtout de ne pas décourager les acheteurs. La construction immobilière est une composante d'importance dans le PIB et bien sûr pour les chiffres sacrés de l'emploi. Mais bon. N'oublions pas qu'une bulle c'est tout de même fait pour crever.


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Trois lecons sur la société post industrielle


La société vue par Daniel Cohen

couverture du livre Le perfologue a lu pour vous :
Trois leçons sur la société post-industrielle de Daniel Cohen.
Un livre de la collection la République des idées Le Seuil.
"La société industrielle liait un mode de production et un mode de protection. Elle scellait ainsi l'unité de la question économique et de la question sociale."
En partant de ce principe, l'auteur propose en 3 leçons l'analyse des ruptures et des transformations qui ont conduit le capitalisme du XXI siècle à la "destruction méthodique de cet héritage"

Bref c'était mieux avant !
Et l'auteur construit sur cet unique postulat son analyse au demeurant intéressante bien qu'un peu courte et didactique, mais c'est là le principe de cette collection.

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L'économie est une science morale, repenser l'inégalité Amartya Sen


Le perfologue a lu pour vous :
couverture du livreL'économie est une science morale
de Amartya Sen Edition La découverte.
Amartya Sen, philosophe et économiste a obtenu le prix Nobel d'économie en 1998 pour ses travaux sur les famines et la question des choix sociaux.
Pour mémoire, en 1997, le prix Nobel avait été decerné à Robert Merton de harvard et Miron Scholes de Stanford, tous deux spécialistes des marchés dérivés et marchés d'options et inspirateurs du hedge fund LTCM une des faillites les plus mémorables qu'ait pu connaître le système financier mondial; le prix Nobel de Sen peut être considéré comme un rééquilibrage du balancier.

Ce livre expose essentiellement une réflexion sur la liberté individuelle et la liberté sociale. L'auteur, humaniste, relativise les théories de l'utilitarisme (principe fondateur de l'homo economicus) pour révéler l'humain, acteur de sens et de passion, acteur social soumis à ses faiblesses et contradictions.

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La long traîne, the long tail


Le livre le plus marquant de Chris Anderson

Chris Anderson, rédacteur en chef de la revue Wired, revue des branchés, avait publié il y a quelques années un article qui avait fait pas mal de bruit : The long tail.
Il démontrait, qu'à l'ère de l'Internet, la différenciation entre marché de masse et marché de niches n'était plus de rigueur. Selon ce nouveau modèle, les produits les plus spécifiques ou les plus rares sont commercialement tout aussi rentables que les top-sellers matraqués par la pub et le marketing.
Exemples à l'appui.
Amazon fait une bonne partie de son chiffre d'affaires justement avec la multitude de produits qui ne sont pas en vitrine. "We sold more books today that didn't sell at all yesterday than we sold today of all the books that did sell yesterday"
("Aujourd'hui, nous avons vendu plus de livres qui ne se sont pas vendus hier que nous n'avons vendu de livres que nous avons vendu aussi hier". traduction wikipedia, reférence en fin de billet. Pour mieux comprendre cette formulation alambiquée lire aussi le 2ème commentaire de ce billet ci-dessous.)


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Moi plus tard je serai grand patron


- Et toi que veux tu faire plus tard ?

- Grand patron Msieur. S'il faut bosser autant que ce soit pour des pépètes, pas pour des clopinettes..

zazie dans le metro, image tirée de la pochette du DVD du film de Louis Malle- Dis moi Zazie que veux-tu faire plus tard ?
- Moi, je veux être institutrice...
- C'est un beau métier et pourquoi veux-tu être institutrice ?
- "Pour faire chier les mômes, ceux qu'auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des gosses à emmerder. Je leur ferai lécher le parquet, je leur ferai manger l'éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses. Parce que je porterai des bottes. En hiver. Hautes comme ça. Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.
Et puis si je ne suis pas institutrice, et bien je serai astronaute pour aller faire chier les martiens..."(1)
(1) Raymond Queneau, Zazie dans le métro bien sûr... L'image est tirée de la pochette du DVD du film de Louis Malle

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Bibliographie du management


La short list bibliographique du manager averti

Les livres à lire pour exercer efficacement son métier de manager
Tous les livres présentés ici sont cités dans le texte : définition du management

Tu seras un chef : Le management dans l'entreprise
de Gérard Layole
Éditions : Les Empêcheurs de penser en rond

"Adoptant la forme du guide pour futur manager, ce livre dénonce, en manière de pamphlet, le coté machiavélique et donc manipulateur du management en pratique."

www.amazon.fr


Cultivez votre charisme. Comment développer votre pouvoir de conviction.
de Chilina Hills
Éditions Eyrolles


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Ma petite entreprise ne connait pas la crise


VentesMoi, ma petite boîte, elle tourne du tonnerre. Une vraie petite turbine. Une pompe  à cash. Notre job à nous, c'est la High Tech. Avez-vous constaté  comment la plupart des boîtes du secteur  flottent en eau trouble depuis bientôt 4 ans ? Pas nous. Nous on cartonne.
Notre truc ? Je vous le dis, mais sur le ton de la confidence : c'est le buzz. Vous savez le petit bourdonnement d'oreille à oreille. Ce bruit qui se répète et s'amplifie. C'est ça notre machine à fric.

Notre cible ? Les geeks. Ils raffolent des dernières nouveautés. Ils écoutent le bourdonnement, « Bzzzzzzz » Pas trop fort, non. Juste ce qu'il faut. C'est la répétition qui importe. Et recta ! Ils achètent. Bien sûr, on est pas seuls sur le créneau. Mais nous, on casse les prix. Notre principe ?


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Qui a ecrit ? Les mensonges de l'économie


Un vulgarisateur Economiste de génie

Qui a écrit :
"Les entreprises ont redéfini l'intérêt public en l'adaptant à leurs besoins. Elles décident que le progrès social, ce sera davantage d'automobiles, de téléviseurs, d'appareils de toutes sortes, un accroissement de tous les biens de consommation. Et surtout, de plus en plus d'armes mortelles. Tel est le critère de l'épanouissement humain. Les effets sociaux négatifs comme la pollution, la destruction des paysages, le sacrifice de la santé des citoyens, les menaces d'intervention armées et les morts ne comptent pas."

Un militant Altermondialiste ?
Un adepte de la décroissance ?
Un affreux écolo-gauchiste qui ne comprend rien au progrès ?
Autre ?


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Strategie ou tactique ?


Poésie avec Mario Benedetti

BenedettiStratégie ou tactique ? Comment expliquer ces deux notions étroitement liées mais fondamentalement opposées ?
Pour le petit Robert :
Stratégie : « Ensemble d'actions coordonnées, de manoeuvres en vue d'une victoire »
Ou encore spécifiquement pour les sciences de l'économie et de Gestion :
« Ensemble d'objectifs opérationnels choisis pour mettre en ?uvre une politique préalablement définie. »
Tactique : « Ensemble des moyens coordonnés que l'on emploie pour parvenir à un résultat »

Mais la plus belle explication nous est donnée par ce superbe poème de Mario Benedetti : Táctica y estrategia .

"Ecoutez", je vous le livre en version originale :


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Le marché des progiciels décisionnels


Le marché des progiciels décisionnels : ça bouge...

Depuis quelques années, le marché des éditeurs d'outils décisionnels est en pleine restructuration.
« Concentration » semble d'ailleurs être le mot clé pour décrire cette évolution....
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