Management de l'entreprise

Tag Management

A lire : Les billets Management du Blog

Conduire le changement, un témoignage de terrain


conduite du changement ou théâtre des égosAh! le changement ! Voilà un thème incontournable dans la conduite de projet.
Les uns le conduisent, les autres l'accompagnent. D'autres encore le subissent tandis que ceux qui ne se laissent pas faire préfèrent lutter. Il y a ceux qui ne savent qu'en penser et bien sûr il y a aussi ceux qui s'en foutent royalement.

On retrouve souvent cette classification avec le traditionnel conseil de bon sens :

« Appuyez-vous sur les plus fervents supporters pour bloquer les opposants les plus tenaces et convaincre les indécis. »
Cette recommandation, maintes fois ressassée, est à mon sens un poil simpliste.
Lire la suite...

Organiser ses idées avec le Mindmap


Mindmap pour ses idéesLa simplicité du mind map, aussi dénommées cartes heuristiques en français, est son principal avantage. Le Mind Map a été conçu par Tony Buzan, le spécialité de la créativité et de ses outils.

Un papier blanc et quelques crayons de couleur sont suffisants pour se presser le citron et structurer ses idées. Bien entendu, ça ne marche pas du premier jet et après quelques gribouillages, il faudra reprendre une page neuve et recommencer. C'est ainsi qu'émergent les idées.

Pour une réflexion en groupe, en remplacement ou en complément d'un classique brainstorming il suffira d'un tableau blanc et de quelques marqueurs.
Pour les inconditionnels de la souris il existe un produit pas mal du tout, "Xmind" disponible en téléchargement sur le site www.xmind.net

Voir aussi la solution open source et en téléchargement gratuit (licence GNU GPL.): Freemind
Freemind est écrit en Java. Il est donc multi plate forme : Windows, Linux et Macintosh OS X. Il se télécharge comme il se doit depuis sourceforge : Freemind
L'outil comporte une aide en ligne sous forme d'une mind map.
Lire la suite...


Stratégie et Big Data


Articles à propos du Big Data, le mythe et ses limites

Le Big Data peut s'avérer un excellent instrument pour mieux connaître ses produits et ses concurrents. Pour juger de l'opportunité de s'en équiper, il est prudent de ne pas prendre trop au pied de la lettre les discours de ses promoteurs.

Qu'ils soient éditeurs de solutions, vendeurs de technologies ou consultants spécialistes de l'analytique, ils sont comme tous les bons marketeurs. Ils maîtrisent la stratégie de la communication et notamment le storytelling. Pour attirer le chaland, ils n'hésitent pas à illustrer leur propos d'anecdotes époustouflantes. C'est leur job.

À ce sujet, il est bon aussi de se méfier un tant soit peu des experts improvisés. Ils foisonnent sur le net, et relaient sans discernement aucun les fictions autour du Big Data. Ils font preuve d'un tel aplomb qui laisse supposer qu'ils les ont eux-mêmes vécues. C'est ainsi que se construisent les légendes, c'est aussi ainsi qu'elles s'ancrent dans l'imaginaire commun.
Lire la suite...


Un point sur la Robotique actuelle


la robotique est elle au service de l'homme ?

La robotique industrielle avait démarré avec tambours et trompettes au début des années 80. Qu'en est-il aujourd'hui avec l'Intelligence Artificielle et le Big Data ? Hommes au travail

L'usine sans hommes est possible...

Au début des années 80, l'industrie avait trouvé le filon pour accéder enfin à l'usine sans hommes : les robots.
Ainsi l'industrie automobile, en Europe et surtout en France,  équipait les chaînes de montage de robots de soudage, de robots de peinture et autres manipulateurs. Dans un premier temps. La robotisation était bien partie. Il semblait qu'un jour assez proche, l'ensemble du montage d'une voiture pourrait être entièrement automatisé.

Un rêve de patron ?...

Des usines qui tournent  en 24/24, pas de week-end, pas de vacances, pas de 5ème semaine, pas de 39 heures, pas de grève, pas de revendication salariale.  Un vrai rêve de patron quoi ! Lire à ce sujet l'excellent 24/7: Late Capitalism and the Ends of Sleep.


Lire la suite...

First : Break all the rules


La troisième voie : redéfinir les règles

humour le décideur tranche

Pourquoi choisir entre la peste et le choléra ? Brisons plutôt la règle.

Soupeser les éléments, juger des avantages et des inconvénients,  puis choisir et s'engager définitivement en espérant ne pas s'être trop  planté, ce n'est  pas  chose aisée. (cf Le décideur face à son dilemme)

Mais que dire lorsque les avantages à comparer se réduisent à la portion congrue, lorsque le choix se limite non pas à rechercher la meilleure alternative mais bien la moins pire ?

Choisir entre la peste et le choléra dit-on. La difficulté est là à son paroxyme. Quelle perspective !   Et ce n'est pas la peine de compter sur la petite poussée d'adrénaline préalable à l'action qui généralement incite à décider. L'enthousiasme ne sera pas au rendez-vous.
Alors que faire ?
Lire la suite...


la prise de décision et le droit à l'erreur


La qualité d'un décideur ne peut être jugée au seul vu des résultats

Qu'est-ce que c'est épuisant d'entendre toujours les mêmes expressions ! Tenez prenez par exemple le coup de monsieur Jourdain et de la prose. Dans une rencontre professionnel, il y en a toujours un qui s'imagine original de ponctuer l'échange d'un "C'est comme monsieur Jourdain, il fait de la prose sans le savoir !"
Oh! là. Ça fait bien 20 ans qu'on nous la ressasse celle-là !
Elle doit sûrement réveiller en nous quelque chose de coincé entre Racine et Corneille. En ces temps de potache, Molière était en effet une forme de soulagement, en tout cas moins barbant que les deux autres.

Des YAKA FOKON...

Une autre expression est tout aussi lassante : C'est la référence au "Yaka Kokon". A croire que l'entreprise ne serait peuplée que de conseilleurs aux bras coupés, toujours prêts à proposer une réponse simple qui commence par une formule du type : "Il suffit de...". Mais attention, à la condition que ce ne soit pas eux qui la mettent en oeuvre. Pas fous !
Bon ! Ok, je vous l'accorde, ils sont assez nombreux et plutôt envahissants.
Mais cela dit, tout bien réfléchis ce ne sont pas les plus nuisibles. Eux ne font rien ou pas grand chose. Ils ne font donc que peu d'erreurs. Non, non.


Lire la suite...

Lorsque le décideur fait face à un dilemme


Décider, ce n'est pas facile !

Il n'est pas toujours aisé de décider lorsqu'il faut choisir entre une ou plusieurs alternatives et qu'aucune d'entre elles ne se distinguent franchement. décideur en action

C'est pourtant le cas courant de ce que l'on appeler une décision "difficile". On est toujours seul pour résorber une situation délicate. Pénétrons en catimini le "cerveau" d'un décideur en action et suivons le cheminement de sa réflexion (en couleur bleu pour le distinguer du reste du texte) :

La problématique...

Bon Voyons un peu les faits.
En fait, une fois éliminer les possibilités inutiles ou aberrantes, il ne reste que deux choix possibles : soit je prends l'option "A" soit je prends l'option "B"
Bon Ok. Voilà où j'en suis.
  Maintenant il faut que je décide, je ne peux plus repousser, le temps presse. Il n'y a pas à tortiller plus longtemps. De toutes façons je suis une femme (un homme) d'action et ça ne va pas traîner...

Lire la suite...

Soigne ta comm !


Aïe, aïe aïe... La nouvelle version est arrivée...

Bug Intelligence artificielle, humour

Les chargés de communication des boites de services informatiques ne perdent jamais courage. Avec eux, la nouvelle release est toujours une véritable révolution. Faut dire aussi qu'ils sont payés pour cela.

Une fois installées, le masque tombe vite et les nouveautés ont toujours un arrière goût de réchauffé. Une seule constante, la version débarque toujours avec sa petite livraison de nouveau bugs en prime... De toutes façons, le client n'a pas le choix. L'éditeur lui a bien fait comprendre qu'il ne maintiendra plus les versions antérieures...

Le dialogue : Soigne ta comm !

Le Commercial exubérant et débordant d'enthousiaste : "Ces nouveaux ordinateurs sont tellement puissant qu'ils anticipent vos besoins ! On peut presque parler d'intelligence..."
Le client fataliste : "Ah Bon ?"


Lire la suite...


L'entreprise : rationnelle ou irrationnelle ?


Un beau tableau de bord, parfaitement raté...

N oubliez pas de regarder par la fenêtre...
Pourquoi existe-t-il un si grand décalage entre nos pensés et nos actes ? Pour illustrer l'irrationnel, un exemple puisé dans l'entreprise....

Pourquoi existe-t-il un si grand décalage entre nos pensés et nos actes ?
Un problème nous préoccupe et pourtant aucune de nos actions ne contribue à le résoudre. tableau de bordCe thème bien connu de la psychologie que l'on peut rapprocher dans certains cas des biais cognitifs, se rencontre aussi dans l'entreprise où il peut être considéré comme une faiblesse majeure du management.
C'est d'ailleurs un cas où un regard extérieur accompagné d'un questionnement impromptu peut être salutaire pour lever quelques lièvres de bon poids....
Mais trêve de discours et prenons un exemple...
C'était il y a déjà quelques temps, chez un client habituel, dans le cadre d'une visite amicale.
Le dirigeant me reçut accompagné de ses principaux adjoints dans son bureau particulièrement cossu. Placé sur un creneau hyper mouvant, l'entreprise était à ce moment en situation de porte à faux. Pas facile de définir une stratégie gagnante !


Lire la suite...


Winner attitude


Dans une course de rats, même lorsque vous gagnez, vous n'en restez pas moins un rat.. (citée par Kenneth Blanchard)
L'autre jour, j'étais dans une boîte aïe-tech  et je prenais mon café avec deux gars lorsque l'un d'eux me dit comme ça tout de go:

« Ils sont marrants les nouveaux collègues, ils gèrent leur carrière comme s'il s'agissait d'une épreuve de formule 1 »
« Plutôt qu'une épreuve de formule 1, à mon avis, c'est la grande scène de la course de chars de Ben-Hur qu'ils nous jouent !  Ils ont leurs objectifs en ligne de mire et ne font pas de cadeaux !» Précise le second.
Lire la suite...


Quel consultant êtes-vous ?


Les différentes facettes du métier de consultant

Consultant Le terme de consultant, exploité à outrance, est aujourd'hui particulièrement galvaudé. Plutôt que de préciser une réelle profession, il est utilisé à tort et à travers pour englober sous un libellé particulièrement séduisant un état difficile à définir .
"Vous faites quoi dans la vie ?"
"Je suis consultant. "
"Ah très bien ! Et cela consiste en quoi ? "
"Ben euh, c'est difficile à expliquer.... "

Pour vous aider à bien identifier quel métier se cache derrière ce terme générique, je vous propose cette petite typologie des consulting-boys  les plus courants. (Cela fonctionne aussi pour les consulting-girls) 

Le Consultant avec un grand "C"

Il y a les consultants des grands cabinets. Ils arrivent en équipe. Méga organisés qu'ils sont !
Ils ne parlent pas. Consultant donneur de leçonDe toutes façons ils n'ont rien à te dire. Et quant à t'écouter t'imagines pas !
Ils étudient les  chiffres, ils comptent, ils mesurent...
Pas de détails pour toi coco. De toutes façons tu coûtes trop cher. Et puis finalement tu sers à quoi dans la vie ?
Eux ils ont la leur à gagner.
C'est comme ça...

Le consultant indépendant

A l'autre extrème, il y a le petit mec. Le consultant indépendant, le freelance. Alors pourquoi on l'appelle lui ?
Et bien ce n'est pas compliqué, on fait appel à l'indépendant parce que :  soit Consultant indépendanton n'a pas les moyens de se payer un big cabinet... soit le big cabinet est trop cher... Et puis lui on le connaît, il est gentil et en plus il ne changera pas grand chose.... Bref, il va nous rassurer....
Cela dit ne nous méprenons pas, il y en a de  toutes sortes des consultants indépendants...

Le donneur de leçons

Il y a celui qui donne des leçons et définit les règles. Pour lui il n'y a pas à tortiller. C'est comme ça qu'il faut faire. Il sait parfaitement ce qu'il faut appliquer et tout le monde doit se plier à la règle.
Normal, c'est la règle.


Lire la suite...

Le Self Made Man à la française


Le grand patron et le journaliste obséquieux

Journaliste cireur de pompes La presse spécialisée vulgarisant le management cultive à l'envi le mythe des héros de l'entreprise, ces (supposés) self-made-men, devenus capitaines d'industrie. Selon les journalistes serviles à souhait, ces grands patrons fils de famille auraient accompli une carrière exemplaire digne d'un autodidacte ! À parcourir ces articles dithyrambiques (si on n'a rien de mieux à faire...), bien ingrat sera celui qui ne louange pas à son tour ces chevaliers des temps modernes, et n'essaie pas de leur ressembler... Dans la mesure de ses possibilités bien entendu, on ne mélange pas les torchons et les serviettes, faut pas deco*ner quand même !

Pour illustrer le propos, le portrait (presque) fictif d'un grand capitaine d'industrie, un battant, comme aiment à les présenter les revues spécialisées un poil « people ».

Le Journaliste : - Quel a été votre parcours ?
Le Grand Patron : - Oh si vous saviez ! J'ai fait tous les métiers ! Mais vraiment tous les métiers. J'ai d'ailleurs commencé comme ouvrier à l'âge de 20 ans !
J- Ouvrier ? C'est impressionnant ! Vous avez vraiment commencé au bas de l'échelle ! Racontez-nous...
GP- Oui bien sûr. Dans le cadre de mon école d'ingénieur, lors de la première année, un stage ouvrier était obligatoire. Et pour bien me faire comprendre la difficulté de la vie, cette même année, Père m'a contraint à poursuivre à ce poste durant les deux mois d'été !
J- Donc cette année là pas de vacances ! Vous avez vraiment été élevé par une main de fer !
GP- Ce ne fut pas une sinécure, mais cela a formé mon caractère de battant  ! Heureusement en septembre j'ai pu décompresser en effectuant un voyage découverte en Extrême-Orient...

Lire la suite...

Conduite du changement des projets transversaux


La conduite du changement est le parent pauvre du projet. Rarement prévue à sa juste valeur dans les enveloppes budgétaires des projets, cette phase pourtant essentielle est reléguée à un "plus tard" imaginaire, ce moment merveilleux ou l'on aura le temps de traiter les questions de moindre importance sans exception.

Ne pas prendre en compte l'importance de la conduite du changement est une erreur et elle est bien connue. L'accompagnement du changement est un facteur clé de la réussite du projet. Aussi les managers de projet les plus avertis sauront convaincre les gestionnaires de budgéter les moyens nécessaires pour ne serait-ce que prévoir des séances de sensibilisation conduites dans les règles de l'art. Et ce, avant de commencer la réalisation proprement dite.
Lire la suite...


brainstorming Vs blamestorming


Déçus du brainstorming ? Adoptez donc le blamestorming

Le brainstorming, vous l'avez sûrement déjà pratiqué.

En tout cas vous vous souvenez de ce consultant formateur enthousiaste qui animait l'atelier lors du stage en intra.
Le "workshop" comme il disait.
Vous en étiez sorti remonté à bloc : Avec ce nouvel outil catalyseur de la créativité en groupe, Ah ! Vous allez voir ce que vous allez voir, les problèmes ont intérêt à bien se tenir, les solutions vont pleuvoir…
Au début ça marchait pas si mal, rappelez-vous. Bon il est vrai que vous aviez commencé par des cas d'école particulièrement simples. La cause du problème n'était pas bien difficile à mettre en évidence. En tout cas ça marchait.Puis, vous avez voulu l'utiliser pour de bon et c'est là que ça a commencé à dériver.
Les réunions ne se déroulaient plus vraiment comme au cours des ”ateliers” bien sympas du consultant formateur.
Lire la suite...

Qu'est-ce que le management ?


Une Définition du Management

The real problem is what to do with problem solvers after the problem is solved. G. Talese journaliste Pour les uns le management est un "art".
Mais ceux qui ont appris à ne pas trop s'en laisser compter préciseront que si le management est un art, c'est avant tout celui d'inciter les autres à faire ce qu'ils n'ont pas toujours forcément envie. L' art des apparences en quelque sorte.

Ainsi, la contrainte liée à une soumission de principe ("moi je commande toi tu obéis") en est la forme la plus rustique. On parle alors de management directif. Bien qu'encore couramment pratiquée, cette forme de management n'est plus vraiment adaptée aux exigences actuelles.
Lire la suite...


Le Management par les processus en pratique


Lorsque l'on rationalise sans bien comprendre les métiers

J'aime bien les discours des apôtres de la rationalisation à tous crins toujours prêts à débusquer le "gras excédentaire" ou le trop fameux "maillon faible". Vous savez ce fameux petit maillon de rien du tout qui passe totalement inaperçu au regard du profane. Eh bien à ce qu'il paraît, votre problème c'est ce petit maillon. A lui tout seul il fragilise la totalité de la chaîne, donc le processus, donc la création de valeurs et de plus-values. En tout cas, c'est ainsi qu'ils le présentent.
Une fois le processus identifié, il s'agit de le nettoyer de toutes les fioritures inutiles pour le laisser dans son plus simple appareil. Un nettoyage par le vide en quelque sorte. C'est la supposée recette de l'efficacité.
Lire la suite...

Réussir le management stratégique


Critique du livre Building Business Solutions Through Collaborative Strategy

Pour réussir le déploiement d'une stratégie gagnante, il n'existe d'autres solutions que de changer radicalement les modes de management stratégique et d'adopter rapidement une structure organisationnelle favorisant la coopération.

Management et démarche stratégique

Il faut bien le constater, bon nombre d'entreprises ne sont pas particulièrement séduites par la démarche stratégique.
- Concevoir et mettre en action une stratégie compétitive mûrie et validée ?
- Bof bof. C'est pas pour nous tout ça.
- Vous savez, nous, on fonctionne encore comme une petite boîte. On a nos habitudes et ça marche bien comme ça. Bon avec des hauts et des bas c'est sûr, on est pas responsable de la conjoncture économique...

Les projets à long terme restent dans la tête des dirigeants, dans le flou. Pour le quotidien on préfère suivre le fil de l'eau, se laisser porter par l'onde des marchés. C'est dommage. Construire une vision à moyen et long terme est la garantie d'un pilotage assuré et assumé. Les aléas sont abordés avec un peu plus de recul. Ils ne sont pas pris systématiquement comme des coups de bélier. Quelquefois ils peuvent même s'avérer de véritables opportunités... Mais encore faut-il que la stratégie soit bien déclinée à tous les niveaux !
Lire la suite...

Les indicateurs manipulés


Comment changer la réalité en manipulant les indicateurs de performance

Il n'est pas bien difficile de faire dire tout et son contraire aux indicateurs. Mais où s'arrête l'information et où commence la manipulation pour un parfait enfumage ?

cible indicateurs de performance Le week-end dernier, j'ai croisé une ancienne voisine. Pas vraiment au meilleur de sa forme. Elle venait juste d'apprendre la veille qu'elle faisait partie de la charrette. Licenciée. « Ce sont les indicateurs », me dit-elle. « Ils sont tous dans le rouge, et comme je suis la dernière arrivée... En tout cas, c'est ce que l'on m'a expliqué lors de mon entretien. Il n'y a pas d'autre solution. »

« Ce sont les indicateurs !». Cette phrase résonne encore dans ma tête.
Moi, qui consacre une bonne part de mon temps à promouvoir l'usage des indicateurs de performance, je me sens un peu mal à l'aise lorsque j'entends ce type de discours. Il est temps de faire une mise au point.

Il est vrai que désormais les indicateurs ont envahi notre quotidien. Dévoyés de leur rôle initial, ils sont bien pratiques pour servir d'explication incontestable à un peu tout et n'importe quoi. Ainsi, il devient coutumier dans l'entreprise, comme dans la vie publique, de justifier les décisions prises ou à prendre par la publication d'un indicateur à l'intitulé ronflant appuyant l'argumentation et coupant court à toutes objections.
Lire la suite...


la Gestion des stocks au coeur de la stratégie


Quelques nouveautés sur les sites du portail piloter.org, passons-les en revue.

Outils de pilotage de la PME

Toute entreprise, quels que soient sa structure, sa taille ou son secteur d'activité a tout intérêt à s'assurer régulièrement de bien conserver en ligne de mire un cap compatible avec ses ambitions à moyen et à long terme. Ce constat est d'autant plus vrai en période particulièrement trouble et agitée, pour ne pas dire paroxysmique comme celle que nous vivons actuellement.
Il est vrai que la gestion du court terme, voire du très court terme et le traitement des urgences au quotidien, occupe bien les journées. Plus d'un manager vous expliquera qu'il est parfaitement conscient de l'importance de sortir la tête du guidon pour voir un peu plus avant mais il vous précisera aussi que ce n'est vraiment pas le moment, vous n'imaginez pas ma charge de travail !
Lire la suite...

Conseils pour un chef de projet débutant


Chef de Projet J'ai retrouvé ce texte que j'avais écrit il y a quelques années pour préparer un séminaire pour jeunes (et moins jeunes) chefs de projet. Finalement, j'avais abordé la question différemment. Ce texte est donc un inédit. Je vous le livre ci-après...

Le rôle du chef de projet n'est pas particulièrement aisé. Il s'agit en effet de conduire à son terme une réalisation qui n'est pas toujours bien définie, ni bien acceptée, avec une équipe qui n'est encore qu'un groupe d'individualités.
Au programme : 1) Luttez contre l'isolement, 2) Soignez l'avant projet, 3) Communiquez, 4) Vendez votre projet

1) Luttez contre l'isolement qui vous guette

...et marquez vos repères...
Dès les prémices du projet, le chef de projet qu'il soit jeune ou nouveau dans le métier agira comme un manager chevronné et consacrera le temps nécessaire à marquer ses repères auprès de l'équipe de réalisation dont il a la charge. Selon sa personnalité, cela risque de consommer une bonne part de son temps et de son énergie.
Lire la suite...

Qu'est-ce qu'un bon chef de projet ?


Le Manager du 21ème siècle

chef de projet actuel C'est un manager qui a bien compris que tous les autres intervenants, directs et indirects, tout comme lui, suivaient leur propre carrière.

Les subalternes, les supérieurs, les pairs, les clients, les sous-traitants, les fournisseurs, les responsables de division, les membres des autres services, tous suivent leurs objectifs personnels.
Le bon chef de projet lui l'a bien compris.
Laboureur

Il est parfaitement conscient que toutes ces notions de soumission, de dévouement, d'obéissance, de foi en l'entreprise etc... c'était du pipeau, héritées des Fayol (1) et autres apôtres de l'organisation, qui régnaient en maîtres du temps où il fallait transformer de braves laboureurs en métallos.
Lire la suite...

Cool Infographics


Données complexes, storytelling et infographie

Le perfologue a lu pour vous : Cool Infographics Effective Communication with Data Visualization and Design de Randy Krum

Cool Infographics *****
La présentation graphique des données est désormais la seule solution pour faire passer le sens. On ne peut plus se contenter d'un enchainement de classiques camemberts entrecoupés de phrases supposément "chocs". La complexité du monde des données impose de raconter une "histoire" et quel est le meilleur outil de storytelling que l'infographie ?

Mais une infographie ne s'improvise pas. Il ne suffit pas d'utiliser un canevas "tout prêt" d'un des très nombreux outils en ligne pour réaliser une infographie digne de ce nom c'est à dire qui transmet un message. Tout est là : composer une belle histoire pour transmettre un message. Ecrire des histoires et donner vie aux données exige un vrai travail de création.

Cool Infographics est un excellent livre pour bien apprendre à réaliser une infographie qui tienne vraiment la route. L'auteur traite à peu près tous les aspects et toutes les situations :
Lire la suite...


Critique du livre : Turn The Ship Around !


L'art et la manière de bâtir une vraie coopération

Le perfologue a lu pour vous : Turn the ship around ! « A True Story of Turning Followers into Leaders » de David Marquet

Turn the ship around ! *****
La critique : Une démarche expliquée pas à pas "d'empowerment" pour une meilleure coopération d'une équipe technique composée de spécialistes en un environnement particulièrement difficile.

La thèse : Un délégation massive du pouvoir de décision est l'unique solution pour piloter efficacement un système complexe en un contexte fortement hiérarchisé à l'origine (en l'occurrence un sous-marin nucléaire de l'US navy, 135 hommes, chacun spécialiste d'un aspect technique).

La forme : une expérience vécue contée phase après phase, suivi d'une explication concrète et des conseils pratiques et méthodiques ( comme des fiches pratiques en quelque sorte). Le livre est bien structuré, les 3 principaux chapitres, Control, Competence & Clarity sont les 3 piliers de la démarche.
Un ouvrage assez court, (236 pages en version kindle), l'auteur sait rester concis, limite les redondances et ne dilue pas inutilement son sujet (comme c'est souvent le cas pour les ouvrages de management US).
Lire la suite...


Social media is bullshit


Pour le marketing, les média sociaux ne servent à rien

Le perfologue a lu pour vous : Social media is bullshit de B.J. Mendelson

social media is bullshit ****
La critique : L'auteur adopte un style « provoc » (comme le titre ne le cache pas), et prend à contrepied la croyance largement répandue aujourd'hui du rôle incontournable des réseaux sociaux pour développer sa campagne marketing.
Pour l'auteur, les promoteurs de cet engouement ne font que ressortir les vieilles recettes pour s'enrichir à nos dépens.
Il ne faut pas perdre de vue que les médias sociaux ne sont que des outils. Ils doivent être étudiés comme tels et selon les besoins propres.

De toute façon, au mieux, seules les marques connues capables de débloquer des sommes conséquentes (tout comme les « peoples » qui construisent le « buzz ») ont quelques chances de rentabiliser les campagnes marketing sur les réseaux sociaux. Tous les autres perdent leur temps et leur argent.
Lire la suite...


24/7: Late Capitalism and the Ends of Sleep


Rester en alerte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24

Le perfologue a lu pour vous : 24/7: Late Capitalism and the Ends of Sleep de Jonathan Crary

*****
La critique : un excellent ouvrage qui, en substance, dénonce la quasi victoire du « capitalisme » sur notre temps de sommeil. Le titre exprime bien le propos : que nous soyons toujours plus disponible au service de la machine commerciale, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour produire ou consommer. C'est d'ailleurs là, d'après l'auteur en tout cas, le principal intérêt des technologies de la communication et du numérique : nous transformer en producteurs-consommateurs à temps complet.

L'auteur développe son raisonnement en 4 chapitres courts et bien articulés.

Il dénonce ainsi la logique de « changement permanent » dans laquelle nous sommes tous aujourd'hui plongés, toujours en phase d'apprentissage d’un nouvel outil, d'une nouvelle appli; nous consacrons la majeure partie de notre temps disponible aux questions « opérationnelles », et il nous reste guère de temps pour prendre un peu de recul, s'accorder des instants de rêverie et réfléchir à des thèmes plus profonds…

Toujours selon l'auteur, les technologies et le numérique contribuent quelque part à briser les liens sociaux naturels (voilà un sujet polémique s'il en est), ce qui facilite la surveillance et le contrôle (en référence à Foucault) que ce soient aux fins commerciales ou politiques (et ce ne sont pas les révélations de Snowden qui le contrediront).

À mon avis, ce livre est un bon contrepied pour modérer le discours des « techno-idolâtres » occultant encore aujourd'hui toutes les formes de réaction pour une réorientation des technologies au service des utilisateurs/citoyens. Il ne s'agit pas non plus d'un livre réactionnaire, le propos est construit et ce sont plutôt les dérives non démocratiques que dénonce l'auteur.
À rapprocher de Sherry Turkle (Alone Together) et de Evgeny Morozov (Pour tout résoudre cliquez ici - l'aberration du solutionnisme technologique).


24/7:
Late Capitalism and the Ends of Sleep

Jonathan Crary
Verso
144 pages 10,70 Euros

À juste titre, ce livre a rapidement été traduit en français :


24/7:
Le capitalisme à l'assaut du sommeil

Jonathan CRARY
Grégoire CHAMAYOU
Zones
144 pages 15 Euros
Libraires en ligne

www.amazon.fr

Voir aussi un complément (travaille 6 Consomme !) de ce livre publié sur ce site...
Lire la suite...


C'est mon premier projet...


votre premier Projet Comme tous les (vrais) managers de l'entreprise, vous devez prendre en charge un projet. Cette mission est importante. Son issue conditionne la suite du déroulement de votre carrière. Une réussite est toujours un argument de poids pour démontrer ses qualités et mieux se "vendre" en interne ou ailleurs. Les formations, ouvrages et sites web ne manquent pas.
Il est toutefois bien utile de comprendre que la clé du succès n'est pas dans la connaissance de trucs et de machins. Notons d'ailleurs que si la maîtrise des méthodes et des outils est une condition nécessaire, elle est loin d'être suffisante.
J'ai réuni ici quelques conseils destinés aux chefs de projet débutants. Ils vous éclaireront sur les points clés d'un projet "bien conduit".
Lire la suite...

Le Big Data et la conception du Système d'Information


Le big data, du rêve à la réalité

Les mots bleus...

La notion de big data, "mégadonnées" ou "données massives", deux traductions types reconnues comme officielles en France, dépasse largement la simple traduction littérale du terme ainsi proposée.
Le big data, ce n'est pas uniquement le stockage de très grandes quantité de données. Le big data, c'est aussi la capacité de trier, de classer et d'analyser très rapidement lesdites données. De tels moyens sont riches de promesses, et les fournisseurs, éditeurs et cabinets de conseils fraîchement devenus spécialistes ont rapidement su trouver les termes marketing, "les mots bleus", pour faire rêver (pâmer ?) les clients.


Lire la suite...


Bilan, reporting et compte-rendu projet


Pourquoi multiplier les bilans, reporting et comptes-rendus ?

Les projets ne sont pourtant pas linéaires...

Vous avez déjà entendu parler de la langue catalane, une langue latine pas si éloignée que cela du provençal et parlée par plus de 5 Millions de personnes. Mais connaissez vous le valencien ? Le valencien est la langue officiellement parlée, avec le castillan bien sûr, dans la communauté de Valence (Espagne), sise sur la côte du Levant, au bord de la Méditerranée. Le valencien, (tout comme le mallorqui parlé aux baléares) est en fait le nom que prend la langue catalane dans cette région. Demeurent toutefois quelques légères variantes.
Lire la suite...

Style de management, le management autoritaire


De l'expérience de Milgram à Mac Gregor et Ouchi

Quel style de management d'équipe adopter ?
En théorie, un manager devrait être un animateur, un créateur de synergie, s'effacer à la manière d'un coach et contribuer à l'expression de chacune des personnalités.
En théorie.
En pratique, un management autoritaire est bien plus facile et plus reposant.
Et en plus ça marche !
Bon pas vraiment sur le plan de l'efficacité du projet, mais pour le confort et l'égo du "chef", on est plutôt pas mal servi avec ce type de management. Une fois son autorité bien assise, ça roule.
Lire la suite...


La F.A.Q Piloter.org


Questions et réponses management de la performance

Les réponses aux principales questions posées à propos du management de la performance et de la conduite de projet sur le site "Piloter.org"
Lire la suite...

Humour prise de décision


Vous êtes un décideur ? Rigolons un peu...

Ah la délégation ! Aplatir la pyramide, réduire les niveaux hiérarchiques, responsabiliser les acteurs de terrain, ça fait des années qu'ils nous le répètent les experts ! Tous sans exception préconisent de diminuer le nombre de strates afin d'accélérer la vitesse de circulation de l'information et de dynamiser ainsi la prise de décision ! La seule méthode gagnante qu'ils disent.

Et vous alors qu'attendez-vous ? Pourtant ce n'est pas bien difficile !
Tenez, comme je ne suis pas trop vache je vous livre ici en exclusivité la recette la plus couramment pratiquée. En tout cas c'est ainsi que je l'ai vu faire.
Lire la suite...


Piloter et Mesurer


On ne pilote que ce que l'on mesure

tableau de bord
Vous connaissez cet aphorisme, véritable leitmotiv des pros de la performance.
Cela dit rien de plus vrai. Il n'est d'autre moyen d'évaluer un quelconque progrès que celui d'appliquer régulièrement son mètre étalon.
L'exemple du conducteur automobile ou du commandant de bord, surveillant du coin de l'oeil ses instruments de pilotage, sera encore utilisé à profit pour expliquer aux néophytes le B.A. BA du pilotage de la performance et de la conception des tableaux de bord.
Mais sans pour autant chercher la lapalissade, le bon sens commun nous fera aussi remarquer que dans tous les cas :
On ne mesure que ce qui est mesurable !
Une évidence me diriez-vous. Comment pourrait-il en être autrement ? Pourtant toutes les formes de progrès ne s'évaluent pas systématiquement en données quantifiées. Il existe des notions bien plus subjectives qui mériteraient un traitement qualitatif.
Lire la suite...

Le prochain viré, c'est qui ?


Quand il s'agit de "dégraisser"...

Profiter des phases de repli pour procéder à des réductions d'effectifs n'est pas particulièrement original. En la période de récession actuelle, nous sommes au coeur même de la pratique.
Quelles seront les prochaines victimes ? Les mieux payés ? Les moins efficaces ? Les plus jeunes ? Les plus vieux ?
Mettez-vous donc durant un court instant en lieu et place du décideur équarrisseur. Vous constaterez que le choix n'est pas toujours évident.
Ainsi, et vous en conviendrez aisément, il serait fort peu judicieux d'adopter une "politique" de dégraissage obscure. Elle serait irrémédiablement perçue comme arbitraire, voire comme une décimation dans le sens originel du terme.

Il est préférable d'éviter de gâcher ce qui reste de confiance et de ne pas laisser le soupçon s'installer durablement. Une fois le virus du doute propagé, la suspicion aura tôt fait de tuer dans l'oeuf les moindres velléités de zèle et d'initiative. Bref, manier le couperet sans discernement perceptible pénalisera irrémédiablement l'ensemble de l'activité de l'entreprise.
D'autre part, il est bon, en ces périodes de repli, de vaticiner un brin.
Lire la suite...


Mesurer la performance individuelle


La mesure de la performance individuelle n'a vraisemblablement jamais autant été encensée que ces dernières années.
Elevée au rang de culte, la politique du chiffre ou son euphémisme la culture du résultat, n'est pas exempt d'effets pervers. En cherchant à favoriser exclusivement l'émergence de nouveaux "stakhanov", ce mode de management désormais universalisé se positionne en totale opposition de phase avec les attendus de la société de la connaissance, fondée sur une coopération libre et étendue.
Les effets dévastateurs d'un tel mode de management sont déjà très nettement perceptibles au sein des entreprises dès que l'on cesse d'écouter les discours encenseurs de la direction et des relations publiques et que l'on s'attarde un peu sur les pratiques de terrain et leurs conséquences.
Lire la suite...

Manager un projet, une question de bon sens


Le facteur humain est la clé du projet

"Faire preuve de bon sens, en substance, c'est prendre conscience que le facteur humain fait toute la différence. C'est bien là le principal reproche que l'on peut faire aux modes de conduite de projet traditionnels. Ils sont trop instrumentalisés, et le facteur humain a été oublié. Seuls le choix de la méthode, l'exécution des procédures et le suivi des temps et des dépenses sont considérés comme dignes d'intérêt.

Des instruments de production...

Les femmes et les hommes ne sont perçus qu'en terme de compétences, c'est-à-dire comme des instruments de production. Pourtant, il n'est guère besoin de se livrer à de longues explications pour prendre conscience que l'humain est présent dans toutes les phases du processus. Ce sont bien des hommes qui décident de la portée et de l'enveloppe budgétaire du projet, ce sont encore des hommes qui le réalisent, et ce sont toujours des hommes qui utiliseront au final le système, une fois celui-ci déployé.

Mais qui prend les décisions ?

Toutes les décisions sont prises par des femmes et des hommes dont la rationalité est influencée par leurs sensations, leurs émotions et leurs ambitions. Comment espérer réussir un projet d'entreprise si l'on prend un soin méticuleux à le déshumaniser sous une couche d'instruments formalisés ?
Lire la suite...

Le consultant ne serait-il qu'un vendeur de salades ?


Un anonyme, désabusé j'imagine, a déposé cette remarque aussi brève que désobligeante en tant que commentaire de l'article : Choisir un consultant.
À mon avis, l'auteur de cette intervention, n'a pas encore bien compris le rôle joué par cette profession pour exprimer un propos aussi laconique qu'expéditif.
Bien entendu, comme dans tous métier, il y a les très bons et les bons, c'est sûr mais il y en a aussi de moins bons voire des mauvais et, disons-le, des très mauvais.
Peut-être n'a-t-il rencontré que des représentants des deux dernières catégories. Par exemple un consultant "junior" fraîchement sorti de l'école, supposément suivi (de très loin) par un "senior chevronné" ou encore un salarié d'un de ces cabinets qui ne voient que la phase de facturation comme unique finalité à la prestation. On comprend mieux son ton accusateur qui reflète une certaine exaspération justifiée. Quoi qu'il en soit, je propose une mise au point sur le blog de référence des entrepreneurs géré par Olivier Marone.
Lire ici : Vous, les consultants, vous n'êtes que des vendeurs de salades ! (enviedentreprendre.com)
Lire la suite...

Qui paie l'expert ?


De l'impartialité des experts...

... Ou comment "s'assurer" l'impartialité de l'expert, lorsque tout semble plutôt mal barré...

Les projets qui réussissent ... et ceux qui ratent...

Tous les projets ne s'achèvent pas dans la liesse, au son des flonflons, une coupe de champagne à la main.
La colère, la mauvaise humeur, le sentiment d'avoir été berné, puis les éclats de voix et les échanges de noms d'oiseaux plus ou moins recommandés par l'académie animent aussi ce moment crucial de la fin du projet. Un cahier des charges dominé par le flou, un management approximatif, des délais ultra comprimés ou des économies de bouts de chandelles, voilà autant de raisons de passer à côté de la bonne humeur le jour de clôture.
Qui à tort ? Qui à raison ? Client ? Prestataire ? Les deux ? Qui va payer le manque à gagner, la baisse de production ? Comment justifier la dépense maintenant que le ROI semble inaccessible ?
C'est le moment de faire intervenir les "experts" afin d'essayer d'apporter un peu de lumière sur la répartition des responsabilités et, plus constructif, de contribuer à trouver une solution rationnelle en limitant autant que faire se peut les dépenses supplémentaires.
Lire la suite...

Limiter les risques du projet


Le manager n'était pas causant...

Aussi bien conçu que puisse être un tableau de bord, il ne prendra jamais la décision à votre place... Et lorsque la problématique tend à devenir complexe, lorsque l'incertitude envahit le terrain et que le doute s'instaure, on est bien seul pour décider...ou ne pas décider.

Un bon décideur est un rationnel avant tout dit-on. Pleinement informé, il juge froidement les données à sa disposition et choisit toujours la meilleure alternative.
Bon. Ok.
Encore faut-il être pleinement informé !

Ce qui est loin d'être le cas en situation complexe. Il est en effet assez rare de tenir toutes les cartes en main pour bien apprécier le risque. Notre vision est partielle et de plus, comme disait Herbert Simon, notre rationalité est limitée.
Pour étendre les limites de la rationalité, il n'est d'autres solutions que d'échanger avec ses pairs qui, utilisant un autre prisme (déformant) de la réalité, l'observe depuis un angle de vue différent.
Ainsi, le « parfait » tableau de bord sera complété d'une palette d'outils de communication facilitant l'établissement de relation d'échanges, impromptus ou continus. C'est en effet le seul moyen pour mieux cerner ce diamant multi facettes et insaisissable qu'est la réalité d'une situation à un instant donné.


Lire la suite...

Réussir son premier projet


Comment réussir son premier projet d'entreprise, complexe par nature, mettant en jeu de multiples parties prenantes aux intérêts divergents en s'appuyant sur des équipes de réalisation à l'enthousiasme "limité" ?

Vous dirigez votre premier projet ? Félicitations !

Vous avez été choisi pour conduire un projet. C'est une marque de confiance et vous souhaitez bien entendu remplir cette mission avec succès. C'est une véritable opportunité. Réussir un projet est un atout de poids dans une carrière.
Mais comment vous y prendre ?
Comme tout un chacun dans la même situation, vous partez à la pêche aux informations. Vous commencez par fouiller dans vos cours, c'est déjà bien loin. Mais vous vous souvenez vaguement de cet intervenant qui avait bien exposé les étapes du déroulement d'un projet.
Vous regardez un peu autour de vous, vous fouillez le net, vous en parlez à vos collègues plus expérimentés et vous ne manquez pas de les questionner à propos des meilleurs outils. Ne vous inquiétez pas, c'est un réflexe automatique, pavlovien même. La première réaction de tout un chacun appelé à une nouvelle fonction est toujours de rechercher les outils les plus efficaces.
Vous sentez bien toutefois que ce ne sera pas suffisant.
Lire la suite...

Et l'ergonomie dans tout ça ?


Ergonomie et Business Intelligence

Depuis quelques temps déjà, les éditeurs d'outils d'aide à la décision font pas mal de bruit. A grand renfort d'annonces marketing, ils tentent de mettre en avant l'originalité et le côté incontournable des solutions proposées.
C'est de bonne guerre. Il est vrai qu'un grand pas a été accompli et désormais, on touche du doigt l'intégration globale de l'ensemble des étages de la chaîne décisionnelle.
Espérons simplement que les contraintes imposées par la logique de standardisation, chère aux éditeurs de progiciels, ne deviennent pas le nouveau challenge des entreprises. Mais de cela on en a déjà parlé dans un billet précédent. Ce n'est pas sur ce point que je souhaite attirer votre attention, mais plutôt sur la question de l'ergonomie, où depuis déjà quelques années, l'innovation me semble sérieusement en panne.
J'entends déjà mes contradicteurs ! Comment il y va celui là ! Qu'est-ce qu'il lui faut... Et pourtant...


Lire la suite...

Humour management


Humour et Management, quelques petits dessins...

1) Comment fabriquer un décideur de terrain
Le bon usage des technologies expliqués au manager

2) L'info économique
Le bon usage des technologies expliqués au manager

3) Le client parfait
Le bon usage des technologies expliqués au manager

4) Sous-traitance
Le bon usage des technologies expliqués au manager


Lire la suite...


Management démocratique


Tower Colliery une autogestion exemplaire

la mine Tower Colliery, une auutogestion exemplaireCette mine du pays de Galles fut rachetée par l'ensemble de ses salariés à l'époque où Maggie Tatcher, Tina pour les intimes (There Is No Alternative) avait décidé de casser le syndicalisme particulièrement actif chez les mineurs.
Après les grandes grèves des années 80, les puits étaient systématiquement fermés les uns après les autres. Lorsque ce fut le tour de Tower Colliery en 1994, les mineurs décidèrent de ne pas en rester là. Ils investirent la totalité de leurs indemnités de licenciement (8.000 Livres) pour racheter la mine. Puis, ils mirent en place une coopérative autogérée, fondée sur un management démocratique.

Le principe est simple. Toutes les décisions importantes sont prises en assemblée générale et tout le monde vote : un homme = une voix. Les dirigeants et cadres du Board sont élus ainsi.

Après le redémarrage, une des premières décisions fut d'augmenter significativement les salaires hebdomadaires, puis de mettre en place une véritable couverture maladie accident assurant le salaire jusqu'à 15 mois d'arrêt. Ingénieurs et cadres de haut niveau furent recrutés en assemblée générale, eux-mêmes devenant à leur tour sociétaires de la coopérative après avoir payé leur quote-part : 8000 Livres Sterling.


Lire la suite...


Le poste de travail de l'utilisateur Business Intelligence


Le poste de travail idéal de l'utilisateur de la BI

Un peu de prospective pour terminer cette série d'articles consacrés au projet Business Intelligence.

Au cours du premier billet de cette série, nous nous étions attardés sur la réalité des sources d'information du décideur.
Toutes les données susceptibles de devenir des informations utiles à la prise de décision ne passent pas systématiquement par le système d'information de l'entreprise.
Loin s'en faut.
Seules les données formelles et de surcroît structurées sont à même d'être stockées dans les bases de données de production et récupérables par les outils de collecte (ETL) afin d'alimenter la base décisionnelle, le Data Warehouse.
Ainsi, pour assister au mieux le décideur en situation, le poste idéal comportera les moyens d'accéder aisément, autant aux données formelles structurées et non structurées qu'aux données informelles.
Lire la suite...


Formation à la Business Intelligence


Cours Business Intelligence gratuit

Le chapitre Business Intelligence a été profondément restructuré afin de coller au plus près des critères que l'on pourrait attendre d'un document d'auto formation, d'un cours en ligne.
Ce dossier comporte désormais 85 fiches pratiques organisées en 12 sections thématiques. Il est recommandé, dans le cas d'une auto formation rapide comme une sensibilisation pour manager, de parcourir les sections de ce cours en ligne dans l'ordre de présentation (voir aussi le guide de formation "acceléré" disponible directement sur le site piloter.org). Bien entendu, rien n'empêche le lecteur un peu plus averti de "butiner" à volonté les fiches pratiques de ce dossier.
Lire la suite...

Le management collaboratif version collabhorratif


Connaissez-vous le management collabhorratif ?
Non ? Rien de bien surprenant cela dit, je viens juste de le formaliser...

En quelques mots, le management collabhorratif est un nouveau mode de management "Ré.vo.lu.tio.nnaire !" Voilà le mot ! Il sera vraisemblablement appelé à un succès certain... L'essayer c'est l'adopter !
Fondé sur le mapping des inimitiés, le management collabhorratif peut être perçu comme l'aboutissement de l'artisanal management par les conflits.
Lire la suite...


Commençons par les solutions


Coaching, les problèmes ou les solutions ?

Le perfologue a lu pour vous : Le Coaching Centré sur la Solution de Hélène Blanchard (InterEditions )

Le coaching centré sur la solution de Hélène BlanchardIl n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. L'esprit de l'homme invente ensuite le problème.
Cette citation d'André Gide, placée en exergue de l'ouvrage, résume assez bien l'approche adoptée par Hélène Blanchard pour cette étude.

La recherche de la cause d'une difficulté ou d'un mal être n'est pas la meilleure technique pour accéder à un mieux vivre. La solution du problème n'est pas nécessairement inscrite dans le passé, et elle n'est pas non plus une composante de la cause.

Cet effort d'investigation à rebours n'est d'ailleurs pas exempt d'effets pervers. Il contraint à revivre des moments difficiles avec toutes les conséquences que l'on imagine sans pour autant apporter d'éléments pour solutionner le problème présent.
Lire la suite...


Booster l'intelligence collective


Booster l'intelligence collective, couverture du livre Le perfologue a lu pour vous : Booster l'intelligence collective de Olivier D'Herbemont (Armand Colin 2012)

De la complexité des projets

L'accroissement de la complexité des projets est quelque part la caractéristique la plus saillante de notre époque, vue en tout cas sous un angle professionnel.

C'est par ce juste constat que l'auteur introduit son étude publiée aux éditions Armand Colin. La taille des projets est en effet en continuelle augmentation.

La concurrence toujours plus aiguë accroît la pression et impose une accélération de tous les cycles. Le développement technologique continu accentue la dépendance technique de tous les acteurs.
Lire la suite...


Qui prend réellement les décisions ?


L'inoxydable Homo oeconomicus

Le modèle du décideur, Homo oeconomicus, omniscient et omnipotent semble inoxydable.
Malheureusement...

décideurL'image d'Epinal soigneusement entretenue présente le Décideur avec un D majuscule, omniscient et omnipotent qui, en toute conscience, sûr de lui, prend toujours la bonne décision. Quel est le problème ? Le décideur, homo economicus parfait, consulte ses éléments, analyse avec soin le pour et le contre et Pif ! Paf !
La décision est prise.
Elle est nécessairement bonne, puisque c'est lui le Décideur.

Cette image du décideur, qui me rappelle quelque part de vieilles BD de Gotlieb, du temps de Pilote et des dingo-dossiers semble reprendre du poil de la bête dans l'imagerie populaire.
Pourtant, la question de la décision en entreprise est à mon avis un poil plus complexe que cela.
Pesez le pour et le contre et choisissez.
Ok facile.
Mais peser quoi ?...
Qui aujourd'hui dispose de tous les éléments pour évaluer en toute conscience avant de trancher ?
Lire la suite...


Le Coaching Bref, Faire réussir les acteurs clés de l'entreprise


Coaching, les interventions rapides

Le perfologue a lu pour vous : Faire réussir les acteurs clés de l'entreprise - 2e éd. - avec les interventions brèves coordonné par Grégory Le Roy (interEditions 2016)

Le Coaching Bref, couverture du livre Le coaching est un travail d'accompagnement dans la durée d'un décideur individuel ou d'un groupe. C'est ainsi que l'on définit habituellement cette démarche d'amélioration personnelle et professionnelle accompagnée.
Pourtant, selon l'étude conduite et coordonnée par Grégory Le Roy et publiée aux éditions Interédition sous le titre "Faire réussir les acteurs clés de l'entreprise avec les interventions brèves", il est tout à fait concevable de procéder à de brèves opérations de coaching bien ciblées et très ponctuelles. Les objectifs soigneusement définis au préalable sont atteints en un nombre très limité de séances, et les résultats sont effectivement concrets et mesurables, comme il se doit pour une opération de coaching.
La technique du coaching bref est, en tout cas, tout à fait en phase avec les attentes des entreprises qui souhaitent des résultats rapides tout en limitant les investissements. Maîtrise budgétaire et réactivité obligent.
Lire la suite...


Les erreurs créatives, l'ouvrage explicatif


Le processus d'innovation expliqué

Dans son ouvrage, « Little Bets, How Breakthrough Ideas Emerge From Small Discoveries », Peter Sims nous démontre, exemples à l'appui, que toutes les grandes innovations de rupture ne sont en fait que le produit de la longue succession d'une multitude de petits paris.

- Et si on essayait cela ?
- Banco !
- Ça ne marche pas !
- Reprenons le problème et essayons autre chose
- Tout de suite !

Ceux qui ont la graine de l'innovation, et chacun d'entre nous peut la développer, n'hésitent pas à mettre rapidement en expérimentation des idées imparfaites, et à placer en conditions réelles des prototypes loin d'être totalement validés. Dans l'esprit des innovateurs, les échecs ne sont pas considérés comme des fautes. Ils servent à mieux comprendre le contexte et permettent ainsi une réorientation, un meilleur ciblage, ou sont à l'origine d'une meilleure idée à tester.
Lire la suite...


Vive la concurrence !


Ou comment mettre le bazar dans les services publics

Les promoteurs du libéralisme aiment à présenter l'avènement de la concurrence comme un bienfait pour les clients consommateurs.
"Avec la concurrence, vous êtes libre de choisir !"

201138_1Ne plus être soumis à un fournisseur unique  et pouvoir choisir en toute liberté en fonction de ses besoins du moment, il est vrai que l'avantage est de taille.
D'ailleurs, je reconnais  que je préfère franchement acheter mes produits frais sur un marché (concurrence) plutôt que dans une grande surface (fournisseur unique). Je peux ainsi comparer les étalages des différents commerçants et choisir librement et sans contrainte le rapport qualité/prix qui me convient.
Bon. Ok.
Mais peut-on sérieusement s'en tenir à ce type d'exemple simpliste pour affirmer que la concurrence est toujours au service du client ?


Lire la suite...


Critique du livre How de Dov Seidman


Revenir à la question du Comment travaillons nous

Le perfologue a lu pour vous : HOW de Dov Seidman (Dunod 2011)
Dans un monde hyperconnecté et hypertransparent tel le notre aujourd'hui, il n'est guère concevable d'envisager une quelconque réussite durable sans une profonde réforme des modes de pensées économiques et managériaux.

Les problèmes sont bien trop complexes pour être résolus en persistant à conserver les principes de l'entreprise du XXème siècle.
Fondées sur le modèle de la forteresse, les entreprises n'ont foi que dans l'individualisme et la continuelle compétition. Ceux qui gagnent aujourd'hui et gagneront demain ont déjà révisé en profondeur leur éthique. Ils se posent clairement la question du comment Non pas le « comment faire » qui succède au « quoi faire ». Avec ce type de raisonnement, nous resterions dans le schéma classique. Il s'agit là du « comment se comporter » Quelle est la meilleure manière de se comporter vis à vis de ses clients, de ses employés de ses partenaires ou de ses concurrents ?
Lire la suite...


Quelle méthode pour trouver les bonnes idées ?


Une bonne idée commerciale, c'est ce qu'il me faut !

Idées innovation, le penseur de RodinNul besoin d'être un gourou de l'entreprise pour exprimer l'évident constat que seule une politique d'innovation, continue et sans cesse renouvelée, permet d'espérer l'assurance d'une rente durable et profitable.
Les clients aiment les bonnes surprises et sont sensibles à un renouvellement permanent de l'offre. De nouveaux marchés sont prêts à s'ouvrir pour ceux qui sauront innover, comme le démontrent entre autres W. Chan Kim et Renée Mauborgne dans leur étude la stratégie océan bleu.

Mais encore faut-il avoir des idées... Et de bonnes idées ! C'est-à-dire des idées susceptibles de se transformer à plutôt brève échéance en espèces sonnantes et trébuchantes, tout en limitant au maximum la prise de risques mal évalués.
Une définition un peu matérialiste de la bonne idée, mais qui colle assez bien avec les besoins de l'entreprise. Autrement dit, il ne suffit pas de se contenter de renouveler les gammes de produits ou de services après quelques infimes modifications "cosmétiques", de peindre en rose ce qui était en noir et vice versa, le tout relayé par une tonitruante campagne marketing. La corde est déjà bien usée.
Lire la suite...


Procédure et transfert de connaissance


Comment garantir la bonne exécution d'une activité ?

Les entreprises encore porteuses du lourd héritage de la division du travail et de la spécialisation des tâches, ont toujours privilégiées l'élaboration de procédures détaillées aux dépens d'une formation ad hoc facilitant la responsabilisation des acteurs de terrain.
Avec la complexité des tâches, les exigences de flexibilité et de polyvalence, tant qu'elles persistent à procéder ainsi, elles sont plutôt mal barrées me diriez-vous.
C'est sûr. D'autant que le recours systématique aux procédures dans l'espoir de transférer la connaissance n'a jamais réellement rempli sa mission une fois sortie du contexte très particulier du travail à la chaîne, qu'il soit industriel ou bureaucratique.
Le passage du "tacite" à "l'explicite" n'est pas des plus évident, ceux qui ont connus les premières générations de projet de gestion des connaissances ou knowledge management, ne viendront pas me contredire. Les métiers de l'entreprise sont complexes et les connaissances acquises de l'expérience c'est à dire de la répétition de la pratique sont quasiment impossibles à formaliser.
Lire la suite...


Livre tableau de bord avec Excel


La quatrième édition de "L'essentiel du tableau de bord", "Méthode complète et mise en pratique avec Microsoft Excel" est disponible en librairie.

L'essentiel du tableau de bord avec Excel

Depuis sa première édition, le livre "L'essentiel du tableau de bord" plaît bien aux lecteurs. Le chiffre cumulé des ventes en témoigne. C'est un ouvrage de terrain, écrit pour les hommes de terrain en s'appuyant sur une somme assez conséquente d'expériences de terrain. Ce qui explique sûrement cela.

Le guide pratique du manager
Concevez et réalisez vous-même votre tableau de bord de pilotage en utilisant les fonctions élémentaires de Microsoft Excel.

Alain Fernandez Editions Eyrolles
4ème édition
254 pages 20,90 Euros
Best seller du management
plus de 25.000 exemplaires vendus en librairie

Lire la suite...


Perspectives Business Intelligence


Carré magique

Le Gartner Group publie ces jours-ci le traditionnel "carré magique" de la Business Intelligence. Je laisse de côté la critique du "top 50" des éditeurs, les "up" and "down" et les commentaires de rigueur. Le thème est bien développé sur le site et suffisamment commenté par les spécialistes de la Business Intelligence présents sur le web.


Lire la suite...


L'organisation orientée prise de décision


A lire, "The decision driven organization " signé Marcia W. Blenko, Michael C. Mankins, Paul Rogers, un très bon texte paru récemment dans la version papier de la Harvard Business Review et disponible en téléchargement libre sur le site de la revue.

En substance : la qualité du processus de décision d'une organisation conditionne sa capacité à réagir et à innover. Pourtant cette question fondamentale n'est que trop rarement considérée lors de la remise à plat du schéma organisationnel d'une entreprise ou de tout autre structure. Cet étude propose une démarche concrète en 6 étapes afin de reformer efficacement une organisation.

Pour pousser plus avant, c'est bien la totalité du système décisionnel ou Business Intelligence qu'il s'agit de bâtir afin qu'il colle au plus près avec l'ensemble du processus de décision et qu'il remplisse enfin son office...
Je reviendrai d'ici peu sur ce dernier point avec un développement plus construit... A suivre
Lire la suite...


la prise de decision en groupe


Comment prendre des décisions en équipe ?

Manager une équipe c'est aussi dynamiser la prise de décision en groupe.
Comment garantir l'expression de chacune des individualités pour un échange plus riche et une décision pleinement acceptée ? Pas si facile.
Si on souhaite éviter le consensus mou des genoux il s'agira de s'intéresser sérieusement au processus de la décision en groupe.
L'influence néfaste de la pression du groupe est l'un des travers les plus courant. Lors d'une collecte d'avis, au moment de s'exprimer il n'est pas toujours aisé d'être en contradiction avec la majorité. Non seulement il faudra défendre sa position, mais d'une manière bien plus subtile, on aura toujours un peu tendance à adhérer à la thèse communément partagée même si au fond de nous même nous sommes en total désaccord. On parle alors de norme de groupe...
Ce travers assez connu des spécialistes en psychologie sociale est assez facile à expérimenter.
Lire la suite...

Concordance des temps


Droit à la paresse

Le droit à la paresse "Si les crise industrielles suivent les périodes de surproduction aussi fatalement que la nuit le jour, traînant après elle le chômage forçé et la misère sans issue, elles amènent aussi la banqueroute inexorable.
Tant que le fabricant a du crédit, il lâche la bride à la rage du travail, il emprunte et emprunte encore pour fournir la matière première aux ouvriers.
Il fait produire, sans réfléchir que le marché s'engorge et que, si ses marchandises n'arrivent pas à la vente, se billets viendront à l'échéance."
(p31)
Le droit à la paresse. Jules Lafargue

Jules Lafargue écrivait ce court (et excellentissime) essai en 1880.
Cet écrit est une réflexion de fond sur le rôle du travail dans la société, comment en ajuster au mieux la nécessité en respect des besoins et droits fondamentaux de tout un chacun. Un regard acéré et analytique des principes de fonctionnement de la société industrielle.

Un second extrait pour la bonne bouche :
"Le grand problème de la production capitaliste n'est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces, mais de découvrir des consommateurs, d'exciter leurs appétits et de leur créer des besoins factices." (p 47)

Lire la suite...


Auto-gestion, l'entreprise adulte


Pourquoi ne sommes-nous pas tous patrons ?

Vous en avez ras la casquette du management par le stress (Orange stressé : Le management par le stress à France Télécom & Suicide et travail : que faire ?), vous vous sentez pris au piège d'un salariat corvéable à merci (Travailler plus pour gagner moins : la menace Wal-Mart), vous n'avez pas du tout confiance dans un paternalisme de légende tout droit sorti du XIXème (Michelin : ils dénoncent la pression au travail), vous craignez l'extension de l'emploi jetable (Le quai de Ouistreham) et le modèle Toyota ne vous fait pas rêver (Toyota : L'usine du désespoir).
Il existe pourtant d'autres manières d'organiser la création de valeurs sans être pour cela contraint de subir en permanence les abus managériaux. L'inexorable financiérisation exacerbe déjà suffisamment les lois de la concurrence sans encore en rajouter.

L'auto-gestion, un mode de survie en environnement chahuté ?

L'auto-gestion par exemple, un modèle d'organisation fondé sur des principes démocratiques(1), est bien mieux adapté aux fonctionnements horizontaux tels que l'on devrait les pratiquer. Lorsqu'il est bien appliqué, ce mode d'organisation à l'échelle humaine est suffisamment mobilisateur pour relever des entreprises en faillite et vidées de leur substance par les ex-propriétaires. Même s'ils sont bien peu médiatisés, les exemples d'entreprises redressées depuis le passage en coopérative ne manquent pas.
Lire la suite...

le partage la connaissance et la compétition individuelle


humour partage des connaissances et performance individuelle

Le monologue

  • Le protagoniste enthousiaste : "Partager les connaissances ? Je suis pour!" dit-il en tapant du poing sur la table pour donner plus de force à son propos.
  • Le même après réflexion : "Mais qu'est-ce que je raconte... A part moi, qui dans cette boîte à des connaissances à partager ?"

Ah le partage de la connaissance...
Dans un monde où l'on cultive l'individualisme et la performance personnelle, qui donc aurait envie de partager une connaissance durement acquise ?
Lire la suite...


Qu'est-ce que le marketing ?


Définition du marketing

Le marketing est la manière, plutôt que l'art, de "pousser"(1) produits ou services de telle façon que les clients, réels et potentiels, soient persuadés de choisir en toute liberté.
Le marketing n'hésite pas à puiser ses ressources au sein même des sciences sociales afin de réussir la transmutation du superflu en nécessaire, de l'inutile en essentiel.
Le marketing et son indissociable compagnon, la publicité, sont les enfants chéris de l'entreprise moderne. Pourquoi dépenser en Recherche et Développement, avec les inévitables risque d'échec lors de la mise sur le marché, lorsqu'il suffit de réhabiller ce que l'on a déjà en magasin et dont on maîtrise parfaitement la rentabilité ?
C'est justement là la finalité des métiers du marketing et de la publicité. Refaire du neuf avec du vieux. Ni vu ni connu. Les risques sont limités au maximum. Les exemples ne manquent pas. Ils vont de l'automobile au cosmétique en passant par les yaourts et la pharmacopée.
C'est bien pour cela que, même en période de crise, ces deux fonctions accaparent une bonne part des budgets dédiés au développement. D'ailleurs certaines mauvaises langues, dont je fais partie j'en conviens, ne voient l'innovation (2), tant vantée par les apôtres de l'entreprise, qu'en visitant les services marketing et publicité...
Lire la suite...

Le cloud computing, utile pour l'entreprise ?


Le Cloud Computing, on n'y échappe pas.

Les promoteurs ne manquent pas d'arguments pour enjoliver l'offre potentielle. Ecoutons donc non pas les détracteurs mais ceux qui réfléchissent et argumentent un peu plus avant.
Un premier texte Not every cloud has a silver lining publié sur The Gardian. Une critique plutôt acerbe du cloud computing signée Cory Doctorow (Boing Boing)
Pour Cory Doctorow il n'y a pas de doute, à part quelques cas très précis, le Cloud Computing a toutes les chances de se transformer en une sorte de trappe à clients captifs sans que qualité de service et fonctionnalisés ne soient au rendez-vous. A part peut-être pour les back-up de sécurité (comme Amazon S3 Simple Storage Service), on doit pouvoir s'en passer, selon l'auteur bien entendu.
Lire la suite...

L'Intelligence collective en pratique


Expert vs Intelligence collective.

Que ferait-on aujourd'hui, sans experts, prévisionnistes et autres spécialistes de la prospective ?
Une décision délicate à prendre ? Quelle chance ! J'ai justement un expert sous le coude, prêt à éclaircir la problématique. Sauvé !
Pas un domaine ou une activité n'échappe à cet engouement pour les experts et prévisionnistes. La politique, les marchés boursiers, la météo, la circulation routière.
Ah ! mon rêve, être prévisionniste chez Bison Futé : «Ne prenez pas la route samedi 1er août, Bison Futé prévoit une journée rouge dans le sens des départs » Ben voyons ! Reconnaissons que Bison Futé ne se trompe jamais. Si les embouteillages prévus n'ont pas eu lieu, c'est tout simplement que les automobilistes ont bien suivi les recommandations. Aussi simple que cela ! C'est d'ailleurs la force des prévisionnistes de toujours retomber sur leurs pattes.
De toutes façons ils ne sont pas prêts de disparaître. En ces temps d'incertitude, je les verrais plutôt se multiplier.


Lire la suite...


F.A.Q Manager le projet


Questions fréquentes "Gestion de projet"


Lire la suite...

F.A.Q Efficacité du manager


Questions fréquentes "efficacité du manager"


Lire la suite...

Faits et foutaises dans le management


Management : pourquoi ça ne marche pas

couverture du livre Jeffrey Pfeffer , Robert Sutton
Vuibert
265pages 28 Euros
Méthode systématique pour démolir les demi-vérités pernicieuses et les croyances idiotes qui empoisonnent trop souvent la vie des entreprises...

4ème de couverture

  • * Ce qui fait marcher les gens dans l'entreprise et ailleurs, ce sont les incitations financières...
  • * La réussite d'une entreprise repose avant tout sur sa stratégie...
  • * Une entreprise doit savoir maîtriser le changement...
  • * Ce qu'il faut à une entreprise, c'est un grand leader...
Autant d'exemples d'affirmations péremptoires que vous avez sans doute déjà entendues... et pour cause, puisqu'elles inspirent fréquemment le management et les prises de décision dans les entreprises. Et si elles étaient fausses, ou seulement partiellement vraies ? Par exemple, et si les incitations financières avaient des conséquences qui altèrent la performance ? Et si se focaliser sur la stratégie plutôt que sur l'efficacité opérationnelle, c'était mettre à côté de la plaque ? Et si le changement était parfois pire que l'absence de changement ? Et si les "grands leaders" ne jouaient qu'un rôle mineur dans la performance de leur entreprise ?


Lire la suite...


Dynamiser l'innovation en entreprise


Comment dynamiser l'innovation en entreprise ?


Suite de l'article domotique, le frigo-internet

Le premier stade pour dynamiser l'innovation dans l'entreprise : partager les connaissances C'est donc cette imagination fondée sur la mise en relation des connaissances qu'il s'agit de dynamiser.

C'est d'ailleurs à ce niveau qu'interviennent les outils de gestion de la connaissance. Les premières générations d'outils de KM se focalisaient quasi exclusivement sur l'aspect capitalisation, comme s'il s'agissait de ranger la connaissance dans un coffre-fort.
On les oublie.
Aujourd'hui, le changement est amorcé et les outils de partage de la connaissance actuellement en cours de développement pourraient devenir les véritables instruments fondateurs de la coopération étendue…et de l'innovation libérée.

Le second stade : faciliter la veille Et puis, afin de donner un petit coup de pouce au destin et ne pas jouer aux dés avec le hasard de la sélection, on pourrait en profiter pour sortir de leur tour de guet les quelques outils de veille et les soumettre eux aussi aux lois de la démocratisation. Une fois équipé et après une formation ad hoc, il serait à la portée de tout un chacun d'établir des programmes d'études adaptés à ses propres thèmes de réflexion pour se forger une appréciation toute « subjective » des attentes potentielles du marché que l'on souhaite étonner.

Lire la suite...


L'intelligence collective et la performance individuelle


humour partage des connaissances et performance individuelle

Le monologue

  • Le consultant promet monts et merveilles : Vous verrez ! Avec le portail (de connaissances partagées), vous pourrez accéder à TOUTES les informations de l'entreprise...
  • Le cadre malin qui connaît l'art du double-jeu :BRAVO! (Toutes ?... Enfin sauf celles que je garderai sur mon micro personnel) Se dit-il in petto...

L'information n'est pas un un produit comme un autre

Lorsque je donne une information je ne la perds pas pour autant. Ainsi si je donne une information et que j'en reçois une autre en échange, nous disposons tous deux d'une information supplémentaire, un jeu gagnant-gagnant...
Mouaif ! bon enfin... On en a aussi perdu tous les deux l'exclusivité.
Dans un système où l'on ne reconnaît que la performance individuelle, il y a plutôt intérêt à contrôler les informations que l'on donne tout comme celles que l'on reçoit. En tout cas tant que le management moderne restera fondé sur un principe d'individualisme et de compétition interne voir aussi Le management collaboratif version collabhorratif.

Et pourtant ....
Lire la suite...


Un blog, ça paye ?


Que faire lorsque l'on découvre que l'on occupe le siège éjectable ?

blog J'étais l'autre jour chez ma copine Ann. Bon . Entre-nous (je l'écris en petit et en italique pour pas qu'elle entende)  lorsqu'elle m'invite à dîner j'y vais plutôt à reculons.
Chut ! Ne le répétez surtout pas...
 Déjà pour tout vous dire elle est anglaise.
Ouais, je vous entends déjà. Les vieux à priori. On connaît....
Et pourtant ! Faut le reconnaître !
Les anglo-saxons il leur manque quelque  chose question palais. L'éducation je pense... C'est quelque chose  qui s'apprend tout petit, petit.
Et puis de toutes façons il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que le sens du goût. Il y a aussi le sens du repas. Le sens de la fête. Chez eux : A peine le temps de se mettre à table et Hop ! C'est fait. C'est englouti, on passe à autre chose. Ce n'est rien qu'une satisfaction fonctionnelle, organique. 
Alors que nous, les latins,  de cette simple fonction physique on en tire quelque chose de ... Comment dire... supérieur. On touche du doigt le  transcendantal...


Lire la suite...

C'est quoi ta tribu ?


Se sentir différent... en agissant comme tous les autres !

Le besoin de mimétisme, "de faire partie de...", l'envie de pouvoir dire "j'en suis" ou "je l'ai fait" (I made it) sont-elles les nouvelles tendances comportementales?
En tout cas, il est sûr qu'elles trouvent aujourd'hui une chambre d'écho au sein même des pratiques du marketing dites innovantes (buzz, viral, tribal...). On peut d'ailleurs se demander si ce n'est pas le bizz mercantile qui pilote bon nombre de ces comportements dits d'appartenance, choisis en "toute liberté".


Lire la suite...

Wiki et conduite de projet


Une étude de terrain rondement menée

Rapidité et coopérativité, voilà les nouveaux mots du management d'aujourd'hui. Le Wiki, est-il le nouvel outil de conception pour les projets de demain ?

Qui a dit : les théories scientifiques changent lorsque les scientifiques meurent ?
Je ne me souviens plus.
Mais je me demande si ce n'est pas la même chose pour l'informatique d'entreprise et le management en général.
En 2003 et 2004 je flirtais sur la côte nord pacifique entre Seattle et Vancouver ou j'intervenais en amont sur un projet « innovant » de SCM fortement connoté de KM.
Lors de ma toute première intervention, comme un bon artisan j'étais prêt à déballer mes outils bien affûtés pour lancer l'étude préalable et préparer les questionnaires de besoins utilisateurs.... « Remballe tes clous mon pote me dirent à peu près en ces termes mes collègues du moment. L'étude on l'a déjà dans la boîte, yet in the box » . La boîte ? Elle s'appelle Wiki...


Lire la suite...

Sigles et acronymes, je vous aime 1/2


Vous aussi vous aimez les sigles et les acronymes ?

Il est assez plaisant de découvrir les formules plus ou moins “chocs” cachées derrière une suite de lettres soigneusement choisies, pur fruit de l'imagination des spécialistes du marketing. Et puis, il faut bien reconnaître qu'il est quelque part “rassurant” de constater qu'une fois le message décodé, rien ne bouge et rien ne change. D'ailleurs, entre nous, il faut les comprendre. Pourquoi se prendre la tête à organiser des réformes voire innover, lorsqu'il suffit de changer d'acronyme ou de créer un nouveau sigle ? Les opérations cosmétiques, faire du neuf avec du vieux, sont bien plus faciles et bien moins risquées. Un nouveau sigle, un message bien formaté, où chaque mot est pesé, calibré, un ou deux clients complaisants pour ancrer le propos et Hop ! C'est empaqueté.
Lire la suite...

sigles et acronymes, je vous aime 2/2


Détourner les acronymes

Mais plutôt que de se creuser les méninges à chercher la signification d'un sigle (voir sigle et acronyme première partie), il est bien plus “sport” d'improviser sa propre interprétation. Les détournements d'acronyme, lorsqu'ils sont bien trouvés, sont révélateurs du sens profond, du vécu de terrain.
On essaie ?
Allez, je me lance.
Dernièrement, j'avais titré un billet ROI et TCO.
En remplacement du désormais consacré Return On Investment, il me semble préférable de traduire ROI par Le “Rituel Ovni de l'Informatique”.
Lire la suite...

recettes de management


Les recettes miracles du management

Bas les masques...
En vous baladant chez les libraires, avez-vous constaté vous aussi la profusion de livres type "recette miracle" proposant des listes de conseils tranchés et très directifs ? Vous savez ces livres dont la structure se limite à ce simple schéma : "Faites ceci mais ne faites pas cela " répété jusqu'à la dernière page ?
Je feuilletais machinalement l'autre jour un livre bâti selon ce principe, orienté "Bien-être, médecine douce" dont la logique était essentiellement fondée sur la négation : "ne faites pas ci, ne faites pas ça, ne mangez pas ceci, ne mangez pas cela..." Quel ascétisme !


Lire la suite...


Sales cons et salauds en entreprise


Les livres de management à la mode

couverture du livre Paraît que dans l'entreprise il y aurait des cons voire même des salauds ! Véridique !
C'est en tout cas ce que nous expliquent les auteurs de ces deux livres au titre sans détours récemment publiés.
Le premier Objectif zero sale con de Robert Sutton éditions Vuibert et le second Profession salaud de Claude Lussac (pseudo ?) Editions du Palio.

Bon pourquoi pas ?
Cela dit comment fonctionnerait l'organisation sans sales cons et encore moins sans salauds ?
Vous imaginez une entreprise où tout le monde s'entend pour oeuvrer en un sens commun ?
Les planches savonnées seraient ôtée consciencieusement une à une. Tout un chacun serait heureux de partager ses informations les plus jalousement gardées en pensant à la performance globale...
Et pourquoi pas utiliser les outils d'intelligence collective tant qu'on y est !
Vous n'imaginez pas ? Moi non plus !
Le moment serait alors venu de se poser la question de l'utilité de la direction et de réveiller ce rêve, vieux comme l'humanité, d'autogestion.
Mais paraît-il que seuls les ringards y pensent encore. Alors vive les sales cons et les salauds !

couverture du livreObjectif zéro-sale-con
de Robert SUTTON
Pocket
288 pages 7,40 Euros
Lire la suite...


Le chef de projet est un entrepreneur


La cinquième édition du "chef de projet efficace", "Les 12 bonnes pratiques pour un management humain" est disponible en librairie.

Le chef de projet efficace est un entrepreneur

Le chef de projet efficace
12 Bonnes Pratiques pour un Management Humain
Alain Fernandez
Editions Eyrolles
Best Seller, 20 000 ex. vendus
5ème édition 2014
240 pages 22 Euros
Télécharger le dossier PDF
Libraires en ligne
www.amazon.fr

"Alain Fernandez, expert et formateur en gestion de projet, vient de signer un ouvrage clair, pragmatique et pédagogique sur la gestion quotidienne des projets. Il a été publié aux éditions Eyrolles..."Le monde Informatique. Lire la critique du Monde Informatique en totalité...

Le livre "Le chef du projet efficace" marche plutôt pas mal sur un créneau pourtant assez concurrentiel. Orienté "bonnes pratiques", ce livre met en évidence les points clés où le chef de projet doit redoubler d'attention.

Cette nouvelle édition développe les 7 compétences indispensables pour exercer le métier de manager de projets en environnement complexe. C'est bien en adoptant une démarche d'amélioration continue, en bon entrepreneur, que le chef de projet accroit sa capacité à réussir les projets délicats et augmente ainsi sa capacité de rebond.


Lire la suite...


Comment dissocier le bruit de l'information ? Avec bon sens


la décision, les données et le bruit...

Pour prendre une bonne décision, il faut disposer de données propres, précises et validées. Ok. Bien sûr. Nous sommes tous d'accord. Mais est-ce suffisant ? Il n'est peut-être pas inutile de savoir aussi lire et trier les données avant de pouvoir espérer en extraire la substantifique moelle. A ce sujet, une petite pointe de bon sens ne sera pas superflue...
Bruit et données La mise en place de la structure de collecte des données et d'alimentation du système décisionnel est une phase essentielle du projet. Longue et coûteuse, c'est aussi la plus ingrate.

Au cours d'un projet Business Intelligence un poil conséquent, l'équipe de développement achevait de bâtir une première tranche de la structure d'alimentation, fournissant des données *propres* et donc *utilisables* au système global d'aide à la décision. Le coût et la durée de l'opération, conséquents comme il se doit, suggérèrent quelques réflexions de techno-fiction.
Lire la suite...


La soumission forcée


Le pied dans la porte et la  soumission forcée en pratique...

Où l'on commence par une histoire vécue pour présenter une des plus vieilles arnaques du monde : "le pied dans la porte" et où l'on poursuit avec la présentation du best seller "Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens"
humour manipulation

Je me ballade dans Paris, boulevard de Clichy. Depuis que l'allée centrale est aménagée, le boulevard semble retrouver sa fonction première : un lieu de flânerie. Une bande de jeunes ados, sûrement du lycée Jules Ferry juste en face, glandent sur un banc. Ils me voient arriver.

La plus dégourdie du groupe, vraisemblablement, m'aborde pour me demander l'heure. Ca tombe bien, pour une fois j'ai une montre. Le temps de me rappeler dans quelle poche j'ai bien pu la glisser, elle enchaîne immédiatement : "Et vous n'auriez pas 1 Euro ? "Je regarde le poignet de la copine qui, entre temps, s'était rapprochée : elle portait une montre...

Elles étaient purement et simplement en train de me faire le "coup du pied dans la porte" !
Une technique si bien décrite par Joule et Beauvois dans ce super bouquin  de vulgarisation socio-psy: Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens (si vous ne l'avez pas encore lu, n'hésitez pas toutes les références sont en bas de l'article)
Lire la suite...


Il y a des managers bien singuliers


Leçon 1 du consultant : On ne se fie pas à la première impression. Facile de juger d'un seul coup d'oeil son nouveau client. Mais attention, de ne pas s'en tenir à cette première impression. On est souvent surpris. Explications....

Les internautes assoiffés de conseils sont des gens pressés...

humour mouche du coche Sur le Net, des typologies d'internautes on en trouve en veux-tu en voilà.
Moi j'ai la mienne.
A mon avis il y a deux catégories :
1) Les flâneurs fureteurs qui volètent de sites en sites, picorant au gré des humeurs
2) et les internautes pressés.
Et pour être pressés, ils le sont !
Les internautes de cette seconde catégorie cherchent quelque chose de bien précis. Ils n 'ont aucune envie d'être détournés de leurs quêtes.
D'ailleurs, pour ne pas perdre de temps à parcourir les sites, ils n'hésitent pas à questionner le gestionnaire. Et comme ils sont très pressés, ils ne vont pas s'encombrer de fioritures du style "bonjour, merci, à bientôt, je ne manquerai pas de parler de vous etc..." Non. Ils vont direct dans le vif du sujet.

Ainsi je reçois fréquemment des mails formulés à peu près comme cela, rien de plus, rien de moins :
- Comment on fait pour choisir un indicateur ?
- Pouvez-vous m'envoyer de la doc sur les tableaux de bord ?
- J'ai à tout prix besoin d'un exemple de conduite de projet en milieu bancaire. C'est super urgent...

Ou encore celui que j'ai reçu hier : Quel conseil donneriez-vous à un consultant freelance qui débute ?
La plupart du temps, les réponses sont déjà en ligne sur le site (voir la FAQ du portail). Mais une fois n'est pas coutume, je vais répondre ici à la dernière question à l'aide d'une anecdote.
Lire la suite...


Les jeux pour développer les bonnes pratiques


Les jeux, lorsqu'ils sont bien utilisées peuvent s'avérer un excellent outil pour développer les bonnes pratiques tout au moins durant la phase d'initiation

On ne cesse pas de jouer parce que l'on devient vieux, on devient vieux parce que l'on cesse de jouer. George Bernard Shaw

Le solitaire, un incontournable

jeu en entreprise Parmi les logiciels les plus utilisés, à mon avis, le « Solitaire » doit être dans le tiercé de tête.

Il suffit de traverser les bureaux aux heures de pose pour voir les petites cartes à jouer apparaître sur les postes de travail. L'autre jour, je me faisais cette réflexion dans ma tête en traversant les bureaux d'une grosse boîte en plein midi. Cela me rappelait mes débuts. Un des softs les plus originaux que l'on ne m'ait jamais commandé pour une application industrielle était justement un jeu : le Reversi.
En ces temps, au tout début des années 80, l'écran informatique était une sorte d'incongruité dans une salle de conduite industrielle. Il fallait donc, par un moyen ou par un autre, inciter les personnels d'astreinte à suivre l'écran. Le tableau « Synoptique » avec ces petites lampes et ses petits boutons, devait être remplacé à court terme. ..


Lire la suite...


Moi plus tard je serai grand patron


- Et toi que veux tu faire plus tard ?

- Grand patron Msieur. S'il faut bosser autant que ce soit pour des pépètes, pas pour des clopinettes..

zazie dans le metro, image tirée de la pochette du DVD du film de Louis Malle- Dis moi Zazie que veux-tu faire plus tard ?
- Moi, je veux être institutrice...
- C'est un beau métier et pourquoi veux-tu être institutrice ?
- "Pour faire chier les mômes, ceux qu'auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des gosses à emmerder. Je leur ferai lécher le parquet, je leur ferai manger l'éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses. Parce que je porterai des bottes. En hiver. Hautes comme ça. Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.
Et puis si je ne suis pas institutrice, et bien je serai astronaute pour aller faire chier les martiens..."(1)
(1) Raymond Queneau, Zazie dans le métro bien sûr... L'image est tirée de la pochette du DVD du film de Louis Malle

Lire la suite...


Ma petite entreprise ne connait pas la crise


VentesMoi, ma petite boîte, elle tourne du tonnerre. Une vraie petite turbine. Une pompe  à cash. Notre job à nous, c'est la High Tech. Avez-vous constaté  comment la plupart des boîtes du secteur  flottent en eau trouble depuis bientôt 4 ans ? Pas nous. Nous on cartonne.
Notre truc ? Je vous le dis, mais sur le ton de la confidence : c'est le buzz. Vous savez le petit bourdonnement d'oreille à oreille. Ce bruit qui se répète et s'amplifie. C'est ça notre machine à fric.

Notre cible ? Les geeks. Ils raffolent des dernières nouveautés. Ils écoutent le bourdonnement, « Bzzzzzzz » Pas trop fort, non. Juste ce qu'il faut. C'est la répétition qui importe. Et recta ! Ils achètent. Bien sûr, on est pas seuls sur le créneau. Mais nous, on casse les prix. Notre principe ?


Lire la suite...

Qui a ecrit ? Les mensonges de l'économie


Un vulgarisateur Economiste de génie

Qui a écrit :
"Les entreprises ont redéfini l'intérêt public en l'adaptant à leurs besoins. Elles décident que le progrès social, ce sera davantage d'automobiles, de téléviseurs, d'appareils de toutes sortes, un accroissement de tous les biens de consommation. Et surtout, de plus en plus d'armes mortelles. Tel est le critère de l'épanouissement humain. Les effets sociaux négatifs comme la pollution, la destruction des paysages, le sacrifice de la santé des citoyens, les menaces d'intervention armées et les morts ne comptent pas."

Un militant Altermondialiste ?
Un adepte de la décroissance ?
Un affreux écolo-gauchiste qui ne comprend rien au progrès ?
Autre ?


Lire la suite...


Vaincre le temps


Juste à temps en pratique

les solutions proposés par Stalk et Hout dans "Vaincre le temps" pour résoudre la problématique des délais sont toujours d'actualité...

Mes nouveaux voisins ont entrepris de grands travaux. En cherchant à transformer un bon vieil appartement montmartrois, qui a vraisemblablement connu la Commune, en quelque chose qui tient plus du fruit des amours contre nature d'un loft New-yorkais et d'un chalet suisse, ils ont produit une poussière tellement fine, qui je ne sais comment, a réussi à s'infiltrer dans tous les appartements limitrophes. Dont le mien...

Quelle mauvaise surprise en rentrant crevé Vendredi soir après avoir poireauté 3 heures durant en salle d'embarquement à Milan !
Un bon Week end en perspective ! En fait, ce sont les livres qui ont le plus souffert.
Lire la suite...


Le monde avance...


Pensée de Gabo

J'ai entendu encore une fois de plus ce propos si souvent ressassé, sensé motiver les troupes lors de l'annonce d'une nouvelle orientation d'entreprise :  "De toutes façons, on a pas le choix, Le monde avance, il faut suivre ! "

C'était un dirigeant qui modifiait une fois de plus ses finalités et méthodes d'actions. A court d'argument pour justifier ce nouveau revirement, il avait conclu en lachant cette formule imparable.
Ah ! le monde avance !   Alors que doit-on faire ?

  • 1 Courir derrière ? Pour être sûr de ne rien manquer ?
  • 2 Courir devant ? Pour anticiper ?
  • 3 Courir à côté ? Pour se démarquer ?

Ou ne rien faire du tout ?


Lire la suite...

La Stratégie militaire appliquée à la stratégie d'entreprise


Quel modèle stratégique choisir ?

La très large majorité des entreprises n'ont pas de stratégie bien arrêtée et c'est bien là l'origine de leurs principaux problèmes...

C'est marrant cet engouement pour la stratégie militaire. Samedi dernier je farfouillais un peu le rayon management d'une librairie parisienne en quête d'un titre qui m'avait échappé jusque là. J'explorais le rayon « stratégie » lorsque je me suis retrouvé nez-à-nez avec le sous-rayon « stratégie militaire ». La stratégie militaire appliquée à l'entreprise suscite suffisamment de titres pour mobiliser un rayon particulier ! Et d'après le vendeur, il marche plutôt bien !...

Il est vrai que la très large majorité des entreprises n'ont pas de stratégie bien arrêtée et c'est bien là l'origine de leurs principaux problèmes. Mais imaginer que ce sont les militaires qui vont résoudre cette question, il y a de quoi sourire. S'il est vrai que les militaires sont par définition des experts en stratégie théorique telle qu'elle est enseignée dans les écoles de guerre, il suffit de suivre les niouzes pour bien se rendre compte que tout cela n'est et ne reste que de la théorie. Avec les sempiternelles exemples des guerres napoléoniennes, à croire que plus personne ne lit Tolstoï, les références à l'indigeste Clausewitz, ou le Sun Tsu servi à toutes les sauces, j'ai bien peur que tout cela ne fasse guère avancer le schmilblick... Comme disait Clémenceau, la guerre est une chose bien trop sérieuse pour la laisser aux militaires. On ne va quand même pas leur confier aussi les affaires civiles non ?


Lire la suite...

Strategie ou tactique ?


Poésie avec Mario Benedetti

BenedettiStratégie ou tactique ? Comment expliquer ces deux notions étroitement liées mais fondamentalement opposées ?
Pour le petit Robert :
Stratégie : « Ensemble d'actions coordonnées, de manoeuvres en vue d'une victoire »
Ou encore spécifiquement pour les sciences de l'économie et de Gestion :
« Ensemble d'objectifs opérationnels choisis pour mettre en ?uvre une politique préalablement définie. »
Tactique : « Ensemble des moyens coordonnés que l'on emploie pour parvenir à un résultat »

Mais la plus belle explication nous est donnée par ce superbe poème de Mario Benedetti : Táctica y estrategia .

"Ecoutez", je vous le livre en version originale :


Lire la suite...

Le buzz, marketing viral et starbuck


Sympa le serveur de Starbuck lorsqu'il vous parle cinéma ? Faites gaffe, c'est du buzz...

Vous connaissez Starbuck, choix de café, ambiance cosi, commerce équitable et tutti quanti ? Le concept envahit la planète.
Lorsque je vivais à Vancouver, rien que dans la ville même il y en avait déjà une bonne cinquantaine. Faut dire que le concept était né juste à côté, à Seattle (une bonne centaine dans cette ville). Aux US, tout comme au Canada, je ne m'en plaignais pas. C'est l'occasion de boire un jus correct dans une atmosphère relaxante. Où je suis un peu plus surpris, c'est d'en découvrir un aussi grand nombre dans des villes comme Madrid par exemple, un pays où l'on sait encore faire le café.
Lire la suite...

Pénurie d'entrepreneurs


Se mettre à son compte, ça vous dit ?

Doigt pointé ordre d'entreprendreSe mettre à son compte, connaître les joies de la liberté d'entreprendre, cela en  fait bien rêver plus d'un. Les  couvertures des magazines de management aux titres alléchants  produisent aussi leur  petit effet. Mais pas plus que cela. Les français ne sont pas encore décidés  à franchir le pas.  D'ailleurs 30% des jeunes rêvent d'être fonctionnaires. C'est dire. Fort de ce constat, les promoteurs de l'entrepreneuriat individuel montent au créneau.
"- Bougez-vous citoyens, ne soyez pas aussi frileux ! Monter une entreprise ce n'est pas difficile. On vient d'ailleurs de simplifier les procédures, que voulez-vous de plus ?

Comment ? Qu'est-ce que j'entends ? Ah vous n'avez pas de fonds ? Mais ce n'est pas un argument ça !  Emprunter donc à votre banque. Vous êtes propriétaire ? Et bien  proposez donc votre maison comme garantie et vous aurez les liquidités pour démarrer. Facile non ?  Ah bon ? elle est déjà hypothéquée  ? Le prêt n'est pas encore remboursé ? Et bien, essayez alors auprès de vos  amis, de la famille, la solidarité, ça existe !  La France t'attend ! Toi précisément.
Vous dites ?  Et si ça ne marche pas ? Mais voyons ! Regardez donc celui-ci ou  celui-là ! Ils ont réussi non ? Alors pourquoi pas toi ? Ah mais bien sûr !  Il y a les risques de l'échec. On n'a rien sans rien. Il  arrive, il est vrai, que des entrepreneurs malchanceux soient contraints de  rembourser pendant de longues années  des erreurs de gestion ou simplement des revers du marché... Mais il ne faut pas penser à cela ! Il faut savoir prendre des risques dans la vie ..."


Lire la suite...

La face cachée du management


Les méthodes "miracles"

Entre les modèles de management, généralement anglo-saxons, et la réelle pratique sur le terrain, en concret avec les hommes, il y a de la marge !
Sur le papier, les méthodes bien formatées semblent parfaites. Présentées á grands renforts de témoignages tous plus dithyrambiques les uns que les autres, bien bête sera celui qui laissera passer une telle occasion de réussir ! A l'autre extrême, sur le terrain, ces méthodes miracles sont bien loin de tenir les promesses.
Qu'à cela ne tienne ! Il suffit d'attendre la nouvelle méthode, le nouveau couteau suisse du management ! Pas d'erreur possible, ça marche ! D'ailleurs, écoutez les témoignages ... Et ça recommence, inlassablement depuis des années....
Le management, se bercerait-il d'illusions ? C'est en tout cas ce qu'avait déjà démontré avec justesse Jean-Pierre LeGoff dans le très bon ouvrage : les illusions du management : Pour le retour du bon sens . La Découverte


Lire la suite...


Le courage d entreprendre


Le courage d'entreprendre, une histoire buñuelienne...

Hier après midi, j'intervenais avec un collègue dans une rencontre de jeunes, futurs entrepreneurs. Et bien sûr lors d'une tirade limite grandiloquente (des fois on se laisse aller...) nous avons abordé le thème du courage. Sujet bateau peut-être, mais il n'en est pas moins vrai qu'il faut une certaine dose de courage pour se lancer dans l'aventure. Un auditeur me demanda comme cela : Le courage, c'est quoi pour vous ?
A mon avis, lui dis-je, le courage c'est savoir aborder le danger avec toute l'ardeur et l'énergie dont vous êtes capable.
Mais ce ne pourrait pas être aussi la définition de l'inconscience ? Me suggéra-t-il un poil malicieux.
Non car l'inconscient ne mesure pas le danger. Le courageux oui. Il est aussi vrai qu'il faut une bonne dose d'inconscience, dans certaines entreprises afin d'amoindrir la mesure du danger. Etre téméraire en quelque sorte. Sans cela, il n'y aurait pas beaucoup d'entrepreneurs.
Et l'échange s'est arrêté là sur cette dernière tirade. Après réflexion, ce matin, je me rends compte que mon appréciation de la notion de courage est assez incomplète. Il faut aussi considérer la force de la volonté d'atteindre un but précis. Et j'ai un bon exemple....


Vous avez tous vu cette image de pub censurée à la demande des évêques (en attendant le retour de Torquemada...).  (ref Marithé et François Girbaud acticle liberation)


Cela m'a fait penser à cet épisode de l'histoire du cinéma, lorsque Franco en 1961 avait demandé à Luis Bunuel de revenir en Espagne pour faire un film. A la surprise générale, ce dernier accepta et réalisa Viridiana. Un film à l'érotisme particulièrement torride. (ref : IMDB: Viridiana )
Ce film comporte d'ailleurs une parodie de « La Cene » où les mendiants ivres morts se mettent du même coté de la table pour la photo, qu'une autre mendiante simule de prendre en levant ses jupes. La censure locale de ce régime catho-fasciste n'y vit que du feu et le proposa pour la mostra de Venise. Toute la délégation espagnole fut chassée sous les foudres du vatican ("blasphème des saintes huiles") et le film fut interdit en Espagne jusqu'en 1977 (Franco voulait le faire détruire). Bunuel arriva alors en France (tant mieux pour nous) et obtint la palme d'or à Cannes.
Quelque part, le courage doit faire partie de la panoplie des grands artistes....





Lire la suite...


Communautés de pratique et performance


Rencontre avec Cyril Docquin, fondateur de Allquality (www.allquality.org) une communauté de pratique dédié à la qualité.

La tâche du responsable qualité n'est pas toujours aisée.
Précurseur des métiers transversaux de l'entreprise,  sa mission le conduit à intervenir à tous les niveaux, au coeur de  chacune des fonctions.
Dans nos entreprises encore porteuses d'une lourde structure hiérarchique et toujours fortement  cloisonnées, on comprend aisément les difficultés rencontrées au quotidien par cet acteur essentiel.
De surcroît, le métier est encore jeune. Le qualiticien, souvent isolé, ne peut se référer qu'à ses seuls pairs, oeuvrant dans d'autres activités, d'autres types d'organisations.  Pour faciliter ce travail d'échanges et de communication Cyril Docquin a eu la géniale idée de concevoir une « communauté de pratique » gratuite et ouverte à tous :  Allquality.org. 
Propos recueillis par Alain Fernandez

Lire la suite...


Copyright : Alain FERNANDEZ ©1998-2016 Tous droits réservés


  Suivez-nous :   Google+   twitter+  Facebook  Linkedin    e-mail  
»» Toutes les fiches du Blog ««