Le Mooc est-il la solution miracle de l'autoformation ?

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De l'utilité du MOOC

Mooc et autoformationMOOC, Massive Open Online course, un sigle que l'on peut interpréter en français par : Cours ouverts à tous (et généralement gratuits) diffusés massivement en ligne.

Tout un chacun peut donc s’inscrire à la formation de son choix, d’où qu’il soit et quel que soit son budget. Le cours est en effet diffusé sur le web, et il suffit de disposer d'un accès suffisamment rapide pour suivre les vidéos de cours diffusées, et participer le cas échéant aux forums associés.
Bref, il suffirait, selon ses promoteurs en tout cas, d'un peu de bonne volonté pour que chacun puisse saisir les chances de se perfectionner mises ainsi à sa portée.

Le budget "temps"

Pour enrichir sa palette de compétences et améliorer un tant soit peu son statut professionnel, et offrir ainsi une meilleure assise à leur carrière, il n'existe guère d'autre solution que de se replonger dans les études.

De toute façon, comme disaient nos grands mères : "on n’a rien sans rien". Comme pour toute démarche d'autoformation, le temps est réellement la richesse qui fait le plus défaut. C'est d'autant plus vrai pour les candidats à l'autoformation déjà en poste. Aussi, il est prudent de prévoir de larges plages disponibles dans son planning pour se laisser le temps de réaliser un minimum de travail personnel.

Deux ennemis que l'on connaît bien : la lassitude et la procrastination

  • La lassitude : le manque d'assiduité est le principal défaut des "étudiants" suivant un MOOC. Selon de multiples statistiques, seuls 5 à 10% des inscrits suivent le cursus dans sa totalité jusqu’au test final et l’obtention du certificat (payante dans la plupart des cas).
  • La procrastination : rien ne prouve que l'on disposera de plus de temps libre "demain" ou que l'on sera dans de meilleures dispositions. Remettre à plus tard ce que l'on n'a pas l'énergie de réaliser aujourd'hui n'est pas le meilleur conseil pour se lancer dans une autoformation.

Qui va jusqu'au bout ?

On commence à avoir un peu de recul sur l'usage des MOOCs. Si ces nouveaux instruments sont censés, en théorie, attirer un très large public de tous horizons, dans les faits ce sont plutôt des professionnels, diplômés de l'enseignement supérieur et déjà initiés au thème enseigné, qui en tirent le meilleur parti.

Le bon choix

Les Moocs ont rapidement envahi le paysage de la formation en ligne. On y trouve un peu de tout.

Bien des Moocs ne sont que de classiques formations de type elearning qui, profitant de la vague, se sont auto rebaptisées ainsi sans rien apporter de nouveau à leur mode de transfert de connaissances. Bien souvent ces solutions rapidement rhabillées ne sont ni massives ni ouvertes à tous. Bref, que du marketing.

De toute façon, la grande majorité des diffuseurs de Mooc se contentent de mettre en ligne les vidéos de cours magistraux, sans prévoir une interactivité un peu plus évoluée qu'un simple forum.
Le fait que ce soit une université de renom ou un organisme public ne change rien.

La raison économique

Les technologies de l'information sont une fantastique ressource pour améliorer les programmes de formation. Encore faut-il qu'ils soient conçus et utilisés au service de l'utilisateur. L'auto-apprenant se doit d'être au centre de la démarche de progrès. Les technologies sont en effet un excellent outil pour renforcer les liens entre les apprenants et "inventer" de nouveaux modes de transfert des connaissances.

Ce n'est malheureusement pas cette voie qui est choisie. Les Moocs dits "connectivistes", exploitant ces possibilités, sont la portion congrue de l'offre. Comme pour bien des domaines, c'est plutôt la raison économique qui pilote la démarche. Un seul objectif : utiliser les technologies pour réaliser un maximum d'économies de moyen sans trop s'attarder sur les attentes de l'auto-apprenant.

Et pour mon autoformation alors ?

Le bon auto-apprenant ne croit pas au miracle. Il sait qu'il lui faut du temps et de l'énergie. Curieux et méthodique. il construit lui-même son programme d'autoformation. Un Mooc, comme tout autre enseignement soigneusement choisi, peut contribuer à enrichir cette formation. Mais ce ne sera jamais la finalité du programme d'autoformation.

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