5 règles "empiriques" : Réussir le projet Knowledge Management
Règle 1 La technique des "petits pas"
Les projets courts, légers, bien cernés sont toujours plus faciles à réaliser et à intégrer dans l'existant. D'autre part lorsque le périmètre est correctement délimité et les objectifs parfaitement identifiés, la mise en oeuvre et le changement des habitudes utilisateurs sont plus fluides. Ce qui bien sûr n'empêche en rien de préparer dans le même temps le "petit pas" suivant.
Cohérence des projets
D'une manière ou d'une autre, les objectifs poursuivis pour chacun de ces projets doit impérativement s'accorder avec les objectifs stratégiques et les attentes clients. Autrement, il faudra longtemps chercher un hypothétique Retour sur Investissement.
Règle 2 Favoriser la dynamique coopérative
Les premiers projets de Gestion de la connaissance étaient focalisés sur l'unique notion de capitalisation. Une tentative en quelque sorte de formaliser une bonne fois pour toute le capital immatériel de l'entreprise. Ce fut vraisemblablement l'une des principales causes de l'échec des projets de Gestion de la connaissance de première génération. Il est bien plus profitable de centrer la démarche sur l'utilisateur et de s'assurer qu'il dispose à tout instant d'un accès rapide à la connaissance formalisée bien sûr, mais aussi aux experts reconnus, cartographie des compétences.
Règle 3 Etre réaliste
Dans notre monde de compétition exacerbée, il n'y a rien de moins naturel que de partager l'information. Lorsqu'il est bien présenté, le projet de gestion des connaissances de nouvelle géneration sera susceptible de soulever un enthousiasme certain. Cependant, une fois au pied du mur, lorsqu'il n'y a plus qu'à, il ne faut tout de même pas s'attendre à une participation active et spontanée.
Règle 4 Le projet Knowledge management, un processus continu
Tout est dans le titre. Le système est toujours en phase d'enrichissement et s'améliore à l'usage. Après un temps de fonctionnement, l'apprentissage s'affirme, l'outil est mieux connu, les bonnes pratiques sont quasiment identifiables. C'est en s'appuyant sur celles-ci que l'on pourra poursuivre et améliorer le processus en continu.
Règle 5 Mesurer la performance en terme d'usage
Pour évaluer la performance du système de gestion de performance, ce n'est pas les tailles de bases de données qu'il sagit d'évaluer mais bien la satisfaction des utilisateurs et la qualité de l'utilisation, fréquence de consultation, réflexe d'enrichissement permanent...
Remarque Pour approfondir le thème présenté ici selon une approche désormais classique (et indispensable à connaître), lire les travaux particulièrement complets de Nonaka et Takeuchi, notamment autour des connaissances tacites et connaissances explicites des processus de formalisation et d'apprentissage. Il est aussi vrai que le Web 2.0 et les apports en matière de coopération et de gestion des relations sociales bouscule un peu les pratiques : wiki, blogs, réseaux sociaux, twitter... Désormais recadré dans une dimension purement dynamique et réactive, le KM 2.0 est prêt à décoller pour de bon.
Livre à lire
Knowledge Management
Un petit "digest" bien foutu sur la gestion de la connaissance, une synthèse d'une lecture aisée avec des exemples concrets.
Carl Frappaolo Capstone Publishing Ltd
(Langue anglaise) 142 pages