Management de l'entreprise

Nos Sigles et acronymes préférés

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Vous aussi vous aimez les sigles et les acronymes ?

Il est assez plaisant de découvrir les formules plus ou moins “chocs” cachées derrière une suite de lettres soigneusement choisies, pur fruit de l'imagination des spécialistes du marketing. Et puis, il faut bien reconnaître qu'il est quelque part “rassurant” de constater qu'une fois le message décodé, rien ne bouge et rien ne change. D'ailleurs, entre nous, il faut les comprendre. Pourquoi se prendre la tête à organiser des réformes voire innover, lorsqu'il suffit de changer d'acronyme ou de créer un nouveau sigle ? Les opérations cosmétiques, faire du neuf avec du vieux, sont bien plus faciles et bien moins risquées. Un nouveau sigle, un message bien formaté, où chaque mot est pesé, calibré, un ou deux clients complaisants pour ancrer le propos et Hop ! C'est empaqueté.

PM, BAM, CPM, EPM, BSM...

Regardez simplement dans l'univers de la Business Intelligence. Un secteur d'avenir dit-on. Et comme il se doit les nouveaux sigles foisonnent : BPM, BAM, CPM, EPM, BSM… Vous pouvez compléter la liste sans vergogne. Ne craignez rien. N'hésitez pas si la plume marketing vous démange. Inventez le vôtre. De toute façon, une fois le brouillard du message marketing dissipé, ce sont toujours les mêmes techniques et pratiques qui constituent l'ossature.
Je me demande même si comptabiliser le nombre de nouveaux sigles émis en un laps de temps donné ne serait pas un bon indicateur pour mesurer la vitalité d'un secteur.

Dans tous les cas, je ne saurais que trop recommander à tout un chacun de créer son propre sigle. C'est une excellente technique pour donner un peu d'assise à sa méthode ou de prestance à son titre.

Ainsi dans le patrimoine des rumeurs d'entreprise, il y en avait une qui circulait il y a une bonne vingtaine d'années à propos d'un “ingénieur” futé. Il aurait bâti toute sa carrière grâce à sa carte de visite portant la sibylline mention : “Ingénieur DPLM”. Selon la légende, personne n'osait lui demander la signification du qualificatif “DPLM” de peur de passer pour un ignare. Il allait ainsi de poste en poste, d'affaire en affaire, sûr de lui. Au moment de prendre sa retraite il aurait alors révélé la teneur du sigle : Diplômé Par Lui Même. (On notera que la question de la valorisation des acquis était déjà d'actualité, mais c'est un autre sujet...)

Détourner les acronymes

Mais plutôt que de se creuser les méninges à chercher la signification d'un sigle , il est bien plus “sport” d'improviser sa propre interprétation. Les détournements d'acronyme, lorsqu'ils sont bien trouvés, sont révélateurs du sens profond, du vécu de terrain.
On essaie ?
Allez, je me lance.
Dernièrement, j'avais titré un billet ROI et TCO.
En remplacement du désormais consacré Return On Investment, il me semble préférable de traduire ROI par Le “Rituel Ovni de l'Informatique”.

Rituel

Avez-vous déjà constaté le silence sépulcral d'une salle de réunion lorsque l'on aborde le thème du Retour sur Investissement?
Plus personne ne parle. Tous attendent que l'un des participants sorte d'on ne sait où, on ne sait comment, une formule, que dis-je LA formule qui permettrait de quantifier sans détour la rentabilité du projet.
Ovni : Et puis Vous en connaissez beaucoup vous des privilégiés qui ont concrètement vu le ROI d'un projet informatique ? Ils sont tellement rares qu'ils se considèrent eux-mêmes comme des élus. Les autres, ceux qui ne l'ont pas (encore ?) vu ou qui n'y croient pas, les prennent plus simplement pour des illuminés.

Pour le TCO je propose "Trop Cher l'Ordinateur".
Lorsque l'on commence à calculer les coûts induits par l'introduction d'un système informatique, aussi sophistiqué soit-il, il y a plutôt intérêt à prévoir une calculatrice haut de gamme.
Et si on voulait être vraiment exhaustif, il faudrait dépasser les classiques facteurs de coûts pris en compte pour ce calcul et prendre en considération les temps perdus à essayer de faire marcher ce ?*@&%$# de système à la manque. Je me souviens d'une étude qui chiffrait à 30 % le temps perdu par le personnel d'une entreprise en transfert, incompatibilités diverses, pannes et incompréhensions.
La douloureuse sera salée, je vous le certifie.

Cela dit, faut-il accorder autant d'importance à ce calcul fort utile mais bougrement castrateur d'ambition ?
Est-il vraiment judicieux de laisser le total pouvoir de décision de lancement d'un projet aux seuls “comptables” et autres chasseurs de coûts qui, le regard sur les colonnes du grand livre, risquent d'un coup de crayon de compromettre l'avenir de l'entreprise par une obsession de l'économie ?
Comme écrivait un journaliste de ComputerWorld il y a déjà quelques années, “Question TCO, rien n'est aussi compétitif qu'un papier et un crayon”. A méditer.

Les Références...


Les guides pratiques

Comment assurer le pilotage de la performance "coopérative" de l'entreprise humaine et responsable... »»»


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