Le portail du Manager Efficace

Il y a des managers bien singuliers

20 mars 2018 Par      Partagez
Leçon 1 du consultant : On ne se fie pas à la première impression. Facile de juger d'un seul coup d'oeil son nouveau client. Mais attention, de ne pas s'en tenir à cette première impression. On est souvent surpris. Explications....

Les internautes assoiffés de conseils sont des gens pressés

Humour, la mouche du coche Sur le Net, des typologies d'internautes on en trouve en veux-tu en voilà.
Moi, j'ai la mienne.
À mon avis, il y a deux catégories :
1. Les flâneurs fureteurs qui volètent de sites en sites, picorant au gré des humeurs
2. et les internautes pressés.
Et, pour être pressés, ils le sont !

Les internautes de cette seconde catégorie cherchent quelque chose de bien précis. Ils n 'ont aucune envie d'être détournés de leurs quêtes. D'ailleurs, pour ne pas perdre de temps à parcourir les sites, ils n'hésitent pas à questionner le gestionnaire.
Et comme ils sont très pressés, ils ne vont pas s'encombrer de fioritures du style "Bonjour, Merci, À bientôt, Je ne manquerai pas de parler de vous..." Non. Ils vont direct dans le vif du sujet.

Exemple...

Ainsi, je reçois fréquemment des mails formulés à peu près comme cela, rien de plus, rien de moins :
- Comment on fait pour choisir un indicateur ?
- Pouvez-vous m'envoyer de la doc sur les tableaux de bord ?
- J'ai à tout prix besoin d'un exemple de conduite de projet en milieu bancaire. C'est super urgent...

Ou encore, celui que j'ai reçu hier : Quel conseil donneriez-vous à un consultant freelance qui débute ?
La plupart du temps, les réponses sont déjà en ligne sur le site. Mais une fois n'est pas coutume, je vais répondre ici à la dernière question à l'aide d'une anecdote.

Leçon numéro 1 du consultant : On ne se fie pas à la première impression

Avez-vous noté la tendance des « nouveaux managers » à adopter les attitudes stéréotypées diffusées par la presse éco grand public ou les émissions de télé un poil simplistes, style « Capital and co » bref tous ces supports, véritables pavois pour les battants sans vergogne pour ne pas dire "les premiers de cordée" annonçant haut et fort « voilà le nouveau monde libéral en marche » ?

Un cas pratique...

Il n'y a pas si longtemps, j'en ai croisé un ainsi. Un de ces jeunes patrons, fils de famille (il a hérité de l'entreprise fondée par le grand-père) au sourire légèrement déséquilibré (Le « jeune requin » ne sourit que d'un côté, style : Moi, je ne m'en laisse pas compter...) aux gestes vifs et aux attitudes faussement désabusées.

D'abord on extermine les vils courtisans...

C'est, entouré de sa cours de lèche-bottes, serviles à souhait (ils sont prêts à rire si le patron sourit ou à dévorer le malheureux intervenant si l'ordre semble être donné), qu'il me reçut.

Moi j'avoue que ce genre de situation me gonfle profondément.
Dans la vie j'aime bien avancer.
Si je n'arrive pas à développer mon argumentation sans que la mouche du coche, l'aiguillon de la suite royale, ne cherche à casser ma baraque, je suis fortement tenté de remettre mes outils dans ma besace et de repasser la porte en poussant un tonitruant « Merci bien M'ssieurs-dames et à la revoyure ! ».

De toute façon, lorsque pour un patron l'avenir se résume à son nombril, je suis un peu sec et je ne vois pas vraiment quelle démarche de progrès nous pourrions mettre en place.

...Puis on entre enfin dans le vif du sujet

Pourtant c'eut été dommage que je parte à ce moment là. Derrière son vernis, ce "manager" là possédait un rare talent. En effet, une fois « l'aiguillon » au tapis et mouché pour la matinée, il est entré direct dans le vif du sujet en prenant un chemin particulièrement original.

Et on entame les travaux dans le bon ordre

D'entrée de jeu, il m'entretint des échecs passés et notamment d'un projet de data warehouse qui n'en finissait pas et dans lequel s'était fondu le budget informatique de toute une année. Non pas sur le ton de l'auto excuse ou du renvoi des responsabilités comme on l'entend trop souvent, mais bien en évoquant méthodiquement la situation et les manquements de chacun.

Ainsi éclairés, il nous suffit de peu de temps pour coucher tout cela sur le papier. L'analyse, particulièrement pertinente ne fut pas trop difficile à synthétiser. Une fois mise en forme elle tenait en effet en une page unique. On avait là une excellente base pour démarrer une étude de risques spécifiques à l'entreprise et préparer ainsi la reprise du projet.

Les échecs sont une sources d'information. Il faut cependant savoir dominer ses rancoeurs et regrets pour en extraire toute la substance.

À ce sujet, voir aussi

Le guide du consultant freelance
Comment se mettre à son compte et entreprendre en indépendant lorsque l'on est salarié ? Quel statut choisir ? Conseils et formalités pour monter une entreprise.

Quel consultant êtes-vous ?
Pour éclairer ce terme plutôt imprécis et mieux se définir, l'article présente une typologie un peu humoristique, et facilite le choix du consultant "adéquat".

Les métiers du consultant
Consultant Management, Business Intelligence et tableaux de bord, quelques déclinaisons connexes au thème présent du métier de consultant à exercer en freelance.

À lire...

Le chef de projet efficaceLe chef de projet efficace
Les 12 bonnes pratiques pour un management humain

Alain Fernandez - Eyrolles
Pour réussir les projets d'entreprise, adoptez une démarche qui dynamise le relationnel entre les femmes et les hommes.
6ème Edition Mai 2018
250 pages - Prix librairie : 22 EUR

voir la fiche détaillée »»»

Dispo chez :
   

De salarié à consultant free-lance, une seule obsession : CRÉER DE LA VALEUR !

monter une entreprise indépendanteÀ son compte
Alain Fernandez
Éditions Eyrolles 22 €

Dispo en ligne :

Une compilation des meilleures astuces des "pros" de l'entrepreneuriat

44 Astuces pour démarrer votre Business
Alain Fernandez
Éditions Eyrolles 16 €

Dispo en ligne :


Points de vue

Ralalah, le fantasme (tellement tentant) du "Merci-bien-au-plaisir" ! Quel consultant rêve de cirer des bottes ? Aucun. Quel consultant dispose de suffisamment de chiffre d'affaires (reconductible, en outre : solide) pour refuser un client ? Très peu. A moins d'être stratégiquement sur une niche forte et vérouillée. Excellent billet, Alain. (Comme d'hab'.) Au plaisir - Et 2009 bons souhaits, Lionel PS - Les internautes qui demandent sèchement des informations sont parfois des étudiants (par exemple flemmards, par exemple impolis) d'écoles de management.
Ecrit par : Lionel

merci lionel, à mon avis, le "Merci-au plaisir" s'impose de temps à autre, notamment lorsque la prestation n'est pas simple et que le feeling ne passe pas. Les infos et la confiance ne passeront pas non plus. Echec en perspective. Cela dit il faut aussi creuser et ne pas se laisser abuser par la première impression d'où le titre de mon billet.
A +
Ecrit par : afz

Ah mais... ah mais... J'espère que vous avez eu l'obligeance d'envoyer la réponse par email... car je doute fort que votre charmant demandeur repasse par ici ! Pour ma part, parachutée au contrôle de gestion "sans trop savoir ce que c'est", j'ai atterri ici samedi et je ne cesse d'y revenir ! Bravo, votre site est une mine d'info ! Je ne peux décemment pas flatter exagérément votre ego en laissant un commentaire à chaque billet, mais sachez que je bois vos article et que la visite une fois terminée, je suivrai les actualités avec plaisir ! Merci pour ce partage !!!
Ecrit par : Florence

Merci Florence, j'apprécie, mais n'hésitez pas à commenter si ce n'est pour satisfaire mon égo ce sera en tout cas profitable pour les autres lecteurs...
A plus
Écrit par : afz


Partagez cet article...

Envoyer le lien de cet article par e-mail   
(total partages cumulés > 85)

          



Tous les articles