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10 Conseils pour bien démarrer son entreprise

25 juillet 2017  Par   Partagez
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Dix conseils de bon sens et d'expérience pour démarrer son projet d'entreprise. Ces conseils sont le fruit d'une enquête auprès d'entrepreneurs ayant déjà franchis le cap de la création. Aussi, pris à contre-pied ces conseils sont alors autant de causes d'échec. Ce sont donc de vraies mises en garde. Il est préférable de les considérer à leur juste valeur.

Les prérequis à la création d'entreprise

1) On tient en main un projet concret et réaliste

Ce n'est pas avec de vagues idées, un rêve éveillé que l'on se lance. Sans un projet bien chiffré, évalué autant en terme de marché potentiel que de moyens nécessaires, l'échec est assuré.

2) Une bonne dose d’innovation s'impose tant que l'on demeure dans les limites du raisonnable

Il est préférable de ne pas (trop) copier les futurs concurrents. De toutes façons, ils ont déjà un métro d'avance. Innover dans les limites du raisonnable c'est le moyen d'offrir un intérêt neuf pour les clients, toujours en quête de nouveautés.


3) Des besoins financiers limités

Limiter les dettes, c'est le meilleur (le seul ?) moyen de conserver sa liberté d'action. Une dette doit être remboursée. Si l'activité démarre difficilement, on se prive alors de plusieurs degrés de liberté. Il est toujours préférable de démarrer petit et d'investir au fur et à mesure en limitant au maximum les apports de capitaux extérieurs. On est sûr ainsi que les prêteurs ne viendront pas demander des comptes.

La trésorerie peut devenir l’épée de Damoclès de toutes entreprises quelque soit sa taille, et a fortiori s’il s’agit d’une TPE. Les clients exigent en effet des délais de paiement tandis que les factures (fournisseurs, loyers, charges sociales…) se paient au comptant. On peut très vite se retrouver en difficulté si on n’anticipe pas les mouvements de trésorerie. Un suivi très précis des flux financiers, notamment en calculant très régulièrement son Besoin en Fond de Roulement, est plus qu’indispensable.

4) Une perception lucide et sans concession des réalités du commerce

L'esprit de commerce ne s'improvise pas. Un client, qu'il soit confirmé ou encore que potentiel, n'est pas un individu ordinaire. C'est une personne qui est prête à échanger le produit ou le service que vous lui fournissez contre des espèces sonnantes et trébuchantes. L'indispensable sympathie ne sera pas poussée jusqu'au bénévolat. En aucune manière.

5) Un sens du contact humain

Mais le commerce, ce n'est pas uniquement faire des sourires uniquement pour inviter le client à passer à la caisse. La pratique du contact humain, dépasse ce sourire figé, c'est aussi donner envie aux clients de revenir.

Comment construire son réseau professionnel ? Il ne faut pas hésiter à pousser la porte des associations professionnelles, fréquenter les salons professionnels, provoquer le contact avec les exposants, et essayer de participer à un maximum de rencontres. Si notre compétence est reconnue et notre secteur porteur, on finit toujours par croiser la route de prescripteurs et d’entrepreneurs intéressants. Réseauter, ça fonctionne aussi dans les deux sens. Une fois introduit, il ne faut pas hésiter une seconde avant de renvoyer l’ascenseur et rendre service à son tour.

6) Un respect sans faille

Respecter naturellement les clients, prospects et partenaires, c'est ne pas avoir l'impression de faire des efforts pour offrir des produits et des services de qualité.

Un truc pour soigner sa réputation en ligne? En complément du réseautage, la présence sur les réseaux sociaux de type Linkedin peut être utile à condition d’y consacrer du temps pour participer aux débats. Il faut surtout éviter d’être obnubilé par la promotion de son offre. Ce comportement terriblement courant agit comme un véritable repoussoir. Une présence sur le web, avec un blog actif et original, est un incontournable. Mais tout cela prend du temps, beaucoup de temps.

7) Une excellente préparation psychologique

On se sent prêt à supporter les obstacles, difficultés, contretemps, retournements de situation. Ce n'est pas simple. Quand une semaine commence mal et que les catastrophes s'accumulent, la poisse donc, il en faut de l'énergie pour régler les problèmes rencontrés.

8) Une envie de réussir bien chevillée au corps

On se lance parce que c'est une envie qui nous démange de longue date. Ce n'est pas un pis-aller parce que l'on a perdu son emploi salarié.

9) Une aptitude à prendre les décisions rapidement

On n'a pas toujours le temps de tergiverser, les opportunités sont éphémères. Il faut décider, même si l'avenir n'est pas clairement dessiné.

10) Un certain flair pour anticiper les risques

Toute décision d'importance est une prise de risques. Il est bon de savoir les anticiper et les évaluer.

Attention aux discours politiques qui faussent la finalité d'une entreprise.

Création d'emploi

On n’entreprend pas non plus pour créer des emplois. Ce n’est pas là la finalité ultime d’une entreprise. Une entreprise se doit d'apporter une valeur ajoutée à ses clients tout en générant un profit. Si pour remplir cette mission elle a besoin de se faire aider durablement de professionnels à temps complets, elle recrutera des salariés. Pour accroître sa masse salariale, il faut qu’elle soit sûr d’augmenter sa part de marché durablement. Pas toujours si évident. Ceux qui embauchent un peu vite dès les premiers signes d’activités s’en mordent toujours les doigts.

A ce sujet, voir aussi la gestion de risques

  • La gestion des risques du projet
    Bien trop de managers peu expérimentés négligent l'analyse des risques, une étape pourtant indispensable de la conduite de projet,indépendamment de son périmètre et de sa portée. En ne considérant pas la prévention des risques à sa juste valeur on se condamne à répéter sans fin les mêmes échecs. Bâcler l'analyse de risques n'est rien d'autre qu'une lourde erreur de management. Voyons comment identifier les risques du projet et les évaluer pour mieux les maîtriser.
  • Réussir son analyse de risques
    Les échecs et les limites de l'analyse de risque. Déjà on y met pas n'importe quoi, un défaut de préparation n'est pas un risque mais une négligence. de toutes façons l'analyse de risques n'élimine pas tous les risques, il vaut mieux rester aux aguets...
  • Méthode d'analyse des risques
    Comment réaliser une analyse des risques lorsque l'on entreprend en indépendant (freelance) ? Tous les risques ne sont pas prévisibles et équivalents. Commencer par identifier les risques potentiels sur une matrice selon leur gravité et leur probabilité.

Ressources web...


À lire...

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Editions Eyrolles 2012. 272 pages. 20 Euros

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