Les bases de données relationnelles, SGBDR

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SGBDR : la gestion des données de l'entreprise

SGBDR

Historique

Un système de base de données, SGBD, est un logiciel spécialisé dans la gestion des données de l'entreprise indépendamment des programmes qui les utilisent.

Avant l'invention des bases de données relationnelles, les informaticiens utilisaient d'autres types de bases de données moins pratiques telles que les bases hiérarchiques et les bases réseaux.

Au début des années 70, Edgar Frank Codd alors chercheur au sein d'un laboratoire IBM, a mis au point un modèle révolutionnaire centré sur la mise en relation des données. Le SGBDR, R pour relationnel était né. IBM ne s'est pas intéressé aux travaux de l'équipe du Dr Codd au contraire de Larry Ellison qui a créé la société Oracle Corp dans la foulée pour développer et exploiter ce nouvel SGBD avec le succès que l'on connait.

Définition : base de données relationnelles

Les SGBD relationnels mettent au premier plan les relations entre les données. Celles-ci sont organisées en tables à deux dimensions: On parle alors de ligne et de colonnes.

Considérons une table client, voir la figure ci-dessous. Un enregistrement telle que la description des données d'un client spécifique correspond à une ligne. Chaque colonne correspond à un attribut spécifique : le nom, l'adresse, le téléphone...

Ainsi il est particulièrement aisé pour un programme ou directement par un utilisateur d'accéder à un client précis ou de trier, ou d'extraire les enregistrement clients selon une caractéristique, un attribut donc.

A quoi sert une base de données ?

les différents services de l'entreprise, du commercial à la comptabilité en passant par la production et le marketing pour ne citer que ceux-ci, exploitent les mêmes données. Dans les temps immémoriaux en tout cas à l'échelle des systèmes d'information, chaque application utilisait ses propres données.

On imagine aisément les erreurs dues à cette multiple redondance, notamment dès que l'on commence à effectuer des mises à jour de données de références comme les informations clients ou les fiches produits. A quel moment est-on certain d'avoir mis à jour tous les applicatifs et cela sans erreur de saisie ? Jamais.

C'est là le rôle incontournable des systèmes de bases de données, relationnelles de préférence. Toutes les données existent en un point unique, et les applications comme les utilisateurs n'utilisent que cette unique source. Ils accèdent aux données grâce à un langage dédié dit de 4ème génération : SQL pour Structured Query Language.

Le relationnel, comment ça marche ?

Un SGBD relationnel organise les différentes données sous forme de tables. Chaque table est structurée en lignes et colonnes. Toutes les tables de la base de données peuvent être simplement rapprochées dès qu’elles partagent une même colonne (un attribut). Par exemple, la table « client » contient toutes les coordonnées des clients et la table « ventes » regroupe les différents achats réalisés par les clients.

Chacune des deux tables a une colonne commune : le numéro du client. Il sera possible de réaliser une jointure simple pour, par exemple, définir le chiffre d’affaires par client, éditer la liste des clients ayant commandé pour plus de 50 000 euros dans le mois, ou encore connaître les produits vendus par région. Pour cela, on utilise un langage standardisé d’interrogation des bases de données : SQL voir la figure ci-dessus.

La définition des tables de référence ne saurait être arbitraire. Il est important de structurer l’ensemble de la base de données pour pouvoir répondre à un maximum de requêtes* correspondantes aux besoins de l’entreprise, en ne réalisant que des jointures simples. Pour mieux maîtriser la conception du schéma relationnel*, il existe une normalisation : les formes normales (NFN). Ces dernières définissent trois niveaux de règles pour éviter les erreurs de conception, comme les redondances mal à propos pénalisant les évolutions futures de la base.

  • Une requête est une commande envoyée vers le SGBD pour rechercher, écrire ou lire des données de la base.
  • Le schéma relationnel décrit les tables et leurs relations.

Le Modèle "ACID" et la gestion des transactions

Le modèle ACID définit les règles des transactions pour garantir la cohérence de la base.

C'est indispensable pour gérer les requêtes provenant de différentes applications. Une transaction permet justement d'envelopper plusieurs requêtes qui doivent impérativement s'exécuter séquentiellement en une même unité. Si jamais il s'avérait impossible de traiter la totalité de la transaction, le système revient à un état stable antérieur.
  • Atomicité : toutes les actions sont exécutées ou aucune.
  • Cohérence : la transaction doit placer le système en un état cohérent. Si lce n’est pas possible, elle revient à l’état stable
  • précédent.
  • Isolation : les changements intermédiaires, apportés à la base par la transaction en cours, ne sont pas vus par les autres transactions exécutées en parallèle depuis d’autres tâches avant la validation.
  • Durabilité : une fois validés, les changements apportés par la transaction sont durables.
Ces deux derniers paragraphes et le schéma exemple sont extrait du : bon usage des technologies expliqué au manager ©Eyrolles.

A ce sujet, voir aussi

  • Le Big Data a introduit une tout autre manière de gérer les données. Les bases de données relationnelles ne sont pas adaptées aux besoins du décisionnel et encore moins du Big Data. Les bases NoSql, comme leur intitulé ne le cache pas, rompent avec les principes des bases relationnelles et notamment le concept ACID pour faciliter le stockage en grande quantité et surtout la rapidité de traitement : Les bases NoSql.


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