Architecture web

14 aout 2018 Par    Partagez : Envoyer le lien de cet article par e-mail   
Comment bâtir une architecture informatique de type web pour le SI de l'entreprise ? Une approche historique en 3 temps des architectures web afin de mieux en comprendre les principes fondateurs. Au programme la motion de client léger, les solutions de type Ajax et le Web 2.0 ou collaboratif.

Comment bâtir une architecture web ?

Le grand symbole de l'architecture, Babel, est une ruche. Victor Hugo

Une approche "historique" en 3 temps des architectures web afin de mieux en comprendre les principes fondateurs.

Architecture

1ère génération des architectures web : le web statique

L'objectif était simple et révolutionnaire à la fois : assurer l'affichage de pages stockées sur un serveur précis depuis n'importe quel poste connecté à l'Internet. Les pages stockées sur le serveur http (Hyper Text Transfert Protocol) sont décrites à l'aide du langage HTML (Hyper Text Markup Language). Le poste client ne nécessite qu'un navigateur web. Les pages sont statiques. Elles seront toujours affichées à l'identique.

2ème génération de l'architecture web : le web dynamique

Avec le web statique, la première génération d'architecture web , les connections Http ne sont pas persistantes. Chaque appel de page est indépendant. Le serveur ne mémorise pas les pages déjà échangées. il n'est guère possible de bâtir des solutions flexibles et personnalisées selon les clients connectés et encore moins d'envisager des applications d'entreprise. Pour rendre les pages dynamiques, il n'y a pas d'autres solutions que d'insérer des modules programmés dans les pages côté clients et sur les serveurs.
Côté client

Les scripts de type javascript sont des petits programmes insérés au sein de la page qui s'exécutent au chargement ou suite à une action de l'utilisateur.
Les applets, activex sont des composants logiciels téléchargés depuis le serveur.
Côté Serveur

Pour bâtir des pages interactives ciblant les attentes de l'utilisateur, la solution est le codage à la volée en exploitant le contenu de bases de données locales ou distantes. Les solutions type ASP Active Server Pages, CGI, PERL et bien sûr PHP sont tout à fait au point pour personnaliser les pages.

L'ergonomie avait encore du chemin à parcourir. Les premières ébauches de déploiement d'applications sur le web ne cherchaient en fait qu'à résoudre plus simplement les questions posées par les plus classiques applications client-serveurs n-tiers. L'ergonomie n'était pas oubliée mais ce n'était pas la principale préoccupation.

3ème génération de l'architecture web : l'interactivité

La 3ème génération des architectures web, la génération actuelle, correspond au stade de l'accession à l'interactivité. L'application d'entreprise sous architecture web est enfin réalisable. Les architectures web de 3ème génération ne nécessitent plus de recharger les pages pour en changer le contenu. Le poste client échange directement avec le serveur pour récupérer les données rafraîchies nécessaires. Les solutions de type Ajax (voir le principe Ajax) sont le point de passage vers les architectures de type web 2.0 décrites dans la page Définition du Web 2.0 ou Web collaboratif.

Client léger Vs Client lourd

Définition Client léger

Il y a déjà une petite quinzaine d'années, des éditeurs et constructeurs comme Sun et Oracle avaient proposé le déploiement sur un intranet de Client léger (Thin client) en remplacement des habituels PC (Fat client). Comme aujourd'hui, la maîtrise du TCO en était le principal argument.

Le principe du client léger

Déjà, lors de la version des années 90, les logiciels étaient résidents sur le serveur, le poste léger se contente d'un navigateur internet et ne disposait pas toujours d'un stockage de masse. Mais le concept ne rencontra pas le succès escompté. Les suites logicielles trop lourdes et les réseaux trop faiblards abusaient de la patience des utilisateurs.

Aujourd'hui, on n'est plus tout à fait dans la même logique. Les réseaux sont bien plus rapides et les interfaces de type Ajax appliquées à l'entreprise offrent une souplesse de fonctionnement inégalée. Selon les différentes sources, Gartner, Forrester, IDC, le TCO coût total de possession d'un PC professionnel (Client lourd, Fat client) atteindrait sur 3 ans de 10.000 à 15.000 dollars, soit à peu près de 3000 à 4.500 Euros par an.

Depuis l'arrivée de Ajax, le client léger est désormais réalité. L'ergonomie est enfin au centre des préoccupations. Google, notamment, en proposant une interface simple et compréhensible par tous, ouvre quelque part la voie à suivre en matière de RIA (Rich Internet Application).

Il est aussi évident que les nouveaux usages de l'outil informatique, plus réseaux qu'applications résidentes, plus smartphone que station de travail, bousculent sérieusement les lignes. Interfaces applicatives et usages n'ont pas encore achevé leur mutation.

TCO, Total Cost of Ownership

Pour mémoire, le TCO, Total Cost of Ownership, coût total de possession, comprend la totalité des coûts et consommations directs et indirects induits par la possession du poste de travail.

Le TCO inclut les coûts d'achat des matériels et des accessoires, des logiciels, des infrastructures réseaux, l'ensemble des frais d'installation et de mise en oeuvre y compris les frais de formation, sans oublier la maintenance et la sécurité, l'occupation des locaux, les temps consacrés par le personnel spécialisé, les coûts d'assurances et les frais d'administration. La valeur d'impact considérée pour chacun de ces postes explique les variations d'estimation.

Il s'avère toutefois que même lorsque l'on opte pour l'hypothèse la plus optimiste, le coût total des postes utilisateurs représente une part importante du coût global du système d'information.

Open source

Remplacer les suites bureautiques d'éditeurs par leur équivalent Open Source est déjà une première solution pour mieux maîtriser le TCO. Mais ce ne peut être la finalité. Les suites de type Open Office sont aussi lourdes que l'équivalent Office Microsoft ®. Si les frais de licence sont effectivement économisés, les coûts de déploiement et d'usage restent identiques. La mise à jour des versions est aussi contraignantes et les suites sont tout autant exigeantes en ressources matérielles.

Suites modulaires

Remplacer les suites bureautiques par une offre légère et modulaire, simple d'apprentissage et d'utilisation, semble une bien meilleure solution. Il y a d'ailleurs bien peu de risques d'obstruction à ce type d'offre de la part des utilisateurs. Une fois celle-ci ajustée, elle ciblera bien mieux les besoins de chacun. Il est en effet connu de longue date que les suites bureautiques, propriétaires ou open source, sont surdimensionnées pour la grande majorité des utilisateurs.

A se sujet, voir l'offre Google docs développée avec Ajax dans une dynamique web 2. 0 (interactivité et partage) et la version "office" de Microsoft corp accessible en ligne : Office Web Apps.
Enfin la mobilité, le "bureau virtuel", devient alors réalité.

Ajax, le passeport du web interactif et collaboratif

Définition Ajax

Ajax, Asynchronous JavaScript and XML est un "outil" essentiel pour créer des pages web dynamiques. Ajax n'est pas un nouveau langage. Ajax est la mise en cohérence de diverses technologies du web afin d'assurer une utilisation rationnelle de la bande passante. En fait, avec Ajax, dans une logique client/serveur, seules les données nécessaires sont transférées au cours d'une transaction.

Ajax pour l'entreprise

Nul besoin de recharger la page en entier. Le code "javascript" de la page contacte directement le serveur pour récupérer uniquement les données indispensables. Ajax fut un grand pas pour le Web. Il permit la conception d'applications interactives. Il est à l'origine du déploiement du Web 2.0.
Un petit historique pour mieox comprendre

Ajax, Du web1.0 au web 2.0

Dans les années 90, le web ou "la toile" était en plein essor. Le nombre de sites web accessibles avait déjà bien entamé une croissance exponentielle. Il semblait évident que le web allait devenir le nouveau standard de développement d'applications plus complexes, palliant ainsi aux difficultés de déploiement de l'informatique d'entreprise. Les espoirs furent rapidement déçus. De par sa conception, il n'était possible de créer que des pages "statiques".

Ajax et l'interactivité

Avec le web dans sa version "brute" ou 1.0, chaque transaction correspond à un appel de page. A moins de recourir à des bricolages, acrobatiques parfois, à l'aide de script côté serveur et d'applets côté client, il n'était guère concevable de maintenir une connexion entre le poste client et le serveur. Bien entendu le besoin de déploiement massif d'applications était toujours présent.
Enfin, la technologie a évolué et les pratiques se sont normalisées. Le concept Ajax était né.

Technologie Ajax

Ajax s'appuie sur les technologies suivantes :
  • XHTML eXtensible Hyper Text Markup Language
  • XML eXtensible Markup Language
  • DOM Document Object Model
  • CSS Cascading Style Sheet
  • JavaScript
  • L'objet ActiveX XMLHttpRequest
    L'applet qui permet les échanges asynchrones

Exemple de développement Ajax

www.mapquest.com
L'outil de cartographie présenté dans l'introduction de l'ouvrage ci-après est un bon exemple de développement Ajax. Dans ses premières versions, à chaque solicitation de l'utilisateur, il fallait recharger la page en totalité. Désormais grâce au développement informatique de type Ajax, seules les données nécessaires transitent. La transaction est plus fluide, les temps d'attente réduits au minimum. La différence est flagrante. C'est aussi le principe adopté par tous les services de ce type y compris google Maps bien entendu.

Qu'est-ce que le web Collaboratif? Quelles applications pour l'entreprise ?

Définition Web Collaboratif

Le concept un peu fourre-tout du Web 2.0 a été décrit par Tim O'Reilly, il y a déjà quelques années, lors de la publication d'un article mémorable "What Is Web 2.0 Design Patterns and Business Models for the Next Generation of Software" (référence ci-après). Le web 2.0 ou web collaboratif est caractéristique d'une évolution majeure du web et de son usage dans la dynamique de l'extension de la programmation Ajax.

Web 2.0, le business model "coopératif" est en marche

Interactif, le désormais web 2.0 est à l'origine d'un changement des comportements des utilisateurs. Devenus proacteurs, les utilisateurs s'approprient pleinement l'outil afin de publier, commenter, donner leur avis, partager, échanger des textes, photos, sons, vidéos... Le réseau se latéralise.
La loi de Robert Metcalfe, co-inventeur du réseau Ethernet et fondateur de 3com, s'applique désormais à la lettre :
La valeur d'un réseau est égale au carré du nombre de ses utilisateurs.

Business Model, les organisations collaborative

Il est évident que les structures organisationnelles verticalisées ne sont plus en phase avec les nouveaux comportements, bien plus naturels au demeurant. L'intelligence collective, tant invoquée comme solution universelle sensée résoudre la question de la "survie" en univers complexe, semble quasi à portée de mains... Encore faut-il bâtir de nouvelles structures organisationnelles dynamisant le collectif ou mieux dit, le coopératif.

Ressources web

  • oreilly.com L'article de Tim O'reilly "What Is Web 2.0", reconnu comme la première "brique" significative du concept Web 2.0
  • zdnet.com Le blog de Dion Hinchcliffe , une référence du web 2.0
  • Web 2.0 Journal
  • Ajax World Magazine Un magazine en ligne consacré à Ajax et ses applications.


Lecture recommandée

Comment parvenir à structurer la gestion de l'information dans l'entreprise d'aujourd'hui dans une dynamique multi channels, web smartphone...

Web 2.0 ArchitecturesWeb 2.0 Architectures
de Louis Rosenfeld , Peter Morville, Jorge Arango - O'Reilly Media
Septembre 2015
400 pages
Prix librairie : 30 Euros
Dispo chez : www.amazon.fr


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