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Le prix, la valeur et la rentabilité

28 novembre 2017  Par    Partagez : Envoyer le lien de cet article par e-mail   
La juste fixation du prix de vente de ses produits et services n'est autre que la recherche de l'équilibre entre la valeur d'un produit ou d'un service telle qu'elle est perçue par le client et telle qu'elle est estimée par le vendeur.

Apporter une juste valeur pour assurer la rentabilité durable de mon activité

La question de la fixation du prix de vente est une grande énigme pour tous les entrepreneurs débutants et ce quel que soit le secteur d'activité. Vendre ses services ou ses produits au juste prix est en effet une équation aux multiples inconnues. Il s'agit en effet de trouver le juste équilibre entre le prix donc, la valeur perçue par le client, la valeur supposée au sens du fournisseur et la rentabilité de l'activité. On peut comprendre les hésitations, tergiversations et tourments des entrepreneurs en herbe...

Humour  la rentabilité de son activité

La loi tu la connais : la rentabilité
Prends plaisir si tu veux, mais suis-la bien des yeux
Ainsi tu obtiendras un succès mérité
Et tu éviteras les pénibles contentieux

Fixer son prix de vente, le casse-tête chinois

La question de la fixation du prix d’un produit ou d’un service est l’une des plus ardues qui soit. Il s’agit en effet de trouver le juste équilibre entre l’intérêt du client et la rentabilité de son activité.

« Le prix, c’est ce que vous payez, la valeur, c’est ce que vous obtenez »

WARREN BUFFETT, homme d’affaires américain

Le prix proposé doit être suffisamment bas pour que le client y trouve son avantage et résiste aux appels du pied de la concurrence. Mais il doit aussi être suffisamment élevé pour assurer à l’entrepreneur un revenu correct, sans qu’il soit contraint de multiplier les petits boulots annexes afin de maintenir son niveau de vie.

Ainsi, il ne suffit pas que le client soit intéressé. Encore faut-il qu’il soit prêt à payer un prix suffisant pour assurer une marge bénéficiaire au fournisseur du produit ou du service.

Faut-il casser les prix pour se construire un clientèle ?

Lorsque l’on démarre son activité, il peut être tentant de proposer des prix d’appels et de recourir au dumping, vendre en deçà du prix de revient, de façon à percer un créneau spécifique. C’est une bonne technique pour capter des clients, quitte à les souffler à la concurrence.

Si l’offre est intéressante, quelques clients seront tentés de faire une infidélité à leur fournisseur habituel pour la tester. Bien évidemment, cette offre ne peut durer qu’un temps. Il faudra bien finir par équilibrer les prix.

« Si le commerce était mieux fait, c’est le client qui devrait faire son prix »

MARCEL AYMÉ

Mais c’est aussi à cet instant que l’on perd les clients volages fraîchement captés.

Aussi, est-il préférable pour un jeune entrepreneur d’éviter cette technique un peu suicidaire pour se consacrer à l’originalité de son offre et se démarquer de la concurrence.

de Joël R.
Formateur indépendant

Les casseurs de prix sont les destructeurs du marché

Il y a quelques années, j’avais monté une entreprise de formation en informatique et gestion pour les entreprises de ma région. Je n’irai pas jusqu’à dire que mon activité était florissante, mais j’en vivais correctement. J’aime mon métier et l’effort déployé était à mon sens tout à fait en phase avec mes gains.

Durant deux ans, j’ai connu une période assez faste et j’ai embauché un salarié. Malheureusement, nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes, et nos relations se sont rapidement tendues. J’ai profité d’une baisse significative de l’activité pour m’en séparer sans aucun regret.

Entre-temps, il avait appris le métier. Il a monté une entreprise directement concurrente de la mienne pour exploiter le même créneau de marché. Moins expérimenté, il compensait ses faiblesses en pratiquant des tarifs bien en deçà du raisonnable. Je me doutais bien qu’il n’équilibrait pas ses comptes.

Quelques clients me sont restés fidèles, mais ils attendaient que je réajuste significativement mon barème de tarification. Sans surprise, mon concurrent n’a pas duré bien longtemps. Mais il avait tout de même pris le temps de tuer le marché. Depuis, je me suis tourné vers la sous-traitance pour des organismes de formation mieux implantés.

Comment se relancer ?

Pour lire les 44 conseils illustrés...

160 pages 16 EUR

Dispo :
www.amazon.fr
www.eyrolles.com
www.fnac.com

Formats ebook
(PDF ePub) & Kindle
Je suis toujours persuadé que le marché de la formation pour les PME est un créneau porteur, et je n’ai pas rendu les armes pour autant.

En parallèle de mon activité actuelle, que je qualifie « d’alimentaire », car elle me permet en effet de vivre, je prépare un nouveau projet. Je vais bientôt mettre sur le marché une formule de formation combinant le présentiel classique suivi de conférences en ligne thématiques afin d’assurer un suivi dans la durée.

Avant de prendre la décision de franchir le pas, j’ai multiplié les contacts avec les clients potentiels et les acteurs du métier afin de mieux cerner l’épineuse question du barème tarifaire. Je sais maintenant que le projet est économiquement viable, je peux donc me lancer.

Copyright : L'intégralité de ce texte ainsi que les illustrations l'accompagnant sont extraits de l'ouvrage "44 astuces pour démarrer son business" publié par les ©Éditions Eyrolles

Commentaire...

Une idée est bonne seulement si elle est rentable

Avoir des idées d'entreprise, rien de plus facile, j'en connais qui en ont plusieurs à la minute...
"Ah si j'avais le temps, les outils, l'argent, l'emplacement, l'énergie (rayez les mentions inutiles), je me lancerais dans ceci ou cela..."
Une bonne idée, ce n'est pas cela. La bonne idée doit non seulement rencontrer son public, mais aussi assurer la rentabilité de l'activité. Et c'est là où se place la frontière entre l'idée fumeuse et l'idée possible. Une bonne idée doit aussi générer une valeur au sens de son créateur : non seulement elle remplit son portefeuille, mais il éprouve du plaisir à la construire et à la promouvoir, et il est reconnu par ses pairs.
C'est aussi cela la question du Business Model et le choix de la bonne idée...
  • Le conseil suivant...

Maîtriser les règles de la cooptation »»»
Pour durer, l'entrepreneur développe son réseau. Il a tout intérêt à maîtriser les règles de la cooptation et des recommandations. Mais une fois introduit, on réfléchira à deux fois avant de coopter un proche...
  • Le conseil précédent...


Choisir le Business Model »»»

Tout bon business model commence par une bonne idée. Encore faut-il bien comprendre ce qu'est une bonne idée et comment on construit un Business Model solide et durablement rentable...

Revue de presse...

  • L'Express (L'entreprise) publie les bonnes feuilles, extrait en ligne
    « Lutte contre les idées reçues et les préventions, conseils simples pour avoir confiance en soi, clés pour réseauter et réussir durablement : le livre "44 astuces pour démarrer votre business" aborde les différentes étapes de la préparation entrepreneuriale. »
    Lire la suite »»»
  • Ouest-France pose la question essentielle :
    « Et si la solution était du côté de l’entrepreneuriat ? »
    L'article répond en 5 points sur son site "Entreprise" : Entreprendre, est-ce à la portée de tous ? Quels sont les avantages de devenir entrepreneur ? Les inconvénients ? Faut-il obligatoirement avoir de l’expérience avant de se lancer ? Quels sont les secteurs porteurs ?
    Lire la suite »»»
  • La Voix du nord, sous le titre « Lancez votre affaire » , développe une critique complète du livre sur ses sites dédiés.
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