Sont regroupées ici sept des principales erreurs commises lors du management de la performance. Ces descriptifs ne s'adressent pas uniquement aux managers débutants. Les plus expérimentés ne perdront pas leur temps à s'attarder un moment à lire ces quelques lignes afin d'évaluer leurs propres pratiques.
Il ne s'agit pas non plus d'une enquête exhaustive ou officielle, mais uniquement le reflet de mon expérience personnelle.
Les erreurs propres à la mesure, tout comme celles des débutants, ne sont pas listées ici.
Les 7 erreurs ne sont pas classées, elles sont toutes aussi fréquentes et autant néfastes les unes que les autres.
Toutes ces erreurs font bien plus de dégâts qu'on ne l'imagine. Elles sont un véritable obstacle à la pratique d'un management responsable et innovant. La manière dont se déroule le management de la performance conditionne la totalité du fonctionnement de l'entreprise.
Il faudra en effet attendre quelque temps pour constater la dégradation du marché. Pour chaque client, la décision de changer de fournisseur est individuelle. Elle sera prise selon les opportunités rencontrées. Il est vrai que durant un temps, la mesure ne créée pratiquement aucune vague et s'avère positive pour la Bottom Line... Tout au moins à court terme !
C'est un peu ainsi que l'on sème le bazar dans les équipes projets.
D'autre part, à titre d'aparté, augmenter les effectifs n'est pas toujours la solution. Il faut 9 mois pour mettre en enfant au monde, et ce n'est pas en multipliant les effectifs que l'on ira plus vite...
La transformation démocratique de l'entreprise
Pour en finir avec le mépris, principe délétère du management d'hier et d'aujourd'hui
» Auteur : Alain Fernandez
» Sujet : Une étude méthodique, concrète et illustrée d'implantation d'une gouvernance coopérative au sein d'une entreprise industrielle
» Pages : 360 pages
» ISBN : 978-2959320422
» Dispo : Format broché, Format Kindle,
Format epub
» Plus d'infos (extraits à télécharger...)
» Extrait sur google-livre

C'est un peu comme ce projet qui voulait comparer le niveau de vie des salariés des grandes entreprises françaises en moyennant l'ensemble des salaires. Il n'a pas émergé, il était absurde.
Quel sens peut bien porter une telle information mélangeant les revenus astronomiques des hauts dirigeants et leur stocks options, celui de l'hôtesse d'accueil en contrat précaire et la bien peu substantiel prime accordée à l'éternel stagiaire en marketing après ses 6 mois de bons et loyaux services ?
Aucun, effectivement.
Comme dit le dicton, "Si l'on voue un culte au calcul de la moyenne alors il faudra admettre que tous les zèbres sont gris".
Attention, lors des agrégats de remontée d'informations de ne pas voir que des zèbres gris.
Elle venait juste de prendre place avec son équipe lorsque l’un des derniers embauchés s’est dressé sur sa chaise et a déclamé à la cantonade « dommage qu’un statisticien ne soit parmi nous, il aurait noté une amélioration subite, significative et généralisé du salaire moyen de tous les petits employés que nous sommes… »
(Il était vraisemblablement inspiré par la plaisanterie d’économistes imaginant Bill Gates entrer dans un bar pour prendre un café et tous les consommateurs sont instantanément devenu milliardaires… si on se fit au calcul de revenu moyen).
La présidente et les membres de la direction de l’entreprise n’ont pas eu l’air d’apprécier cette juste application de la notion de « moyenne ».
Ensuite, au cours de la réunion générale qui suivi le déjeuner, la nouvelle présidente a un peu manqué d’à-propos en mentionnant maladroitement l’incident. Elle s’est lancée dans une justification de son salaire particulièrement élevé en évoquant le poids et les risques de sa charge avec les doutes sur un avenir incertain.
Silence pesant.
L’entreprise étant située dans une zone où le chômage sévit à plus de 20%, c’est au quotidien que les salariés vivent le poids et les risques avec un doute permanent sur leur avenir.
Plus d'un fournisseur de Business Intelligence ou cabinet de conseil en usent et en abusent. L'information ne fait pas la décision. On le sait depuis bien longtemps.
On aurait pu croire que le mythe de l'homo-oeconomicus qui, pleinement informé, prend toujours la bonne décision était enterré et que plus personne ne chercherait à le ressusciter...
Pourtant, à l'étude des publications récentes des promoteurs du Big Data (lire à ce sujet Les illusions du Big Data), il semblerait que le slogan soit toujours vendeur. Pour le plus grand malheur des décideurs confrontés à la complexité de leur environnement et à l'incertitude du changement permanent.
Chercher sous le lampadaire, c'est un peu le cas du décideur qui reste focalisé sur ses outils sans admettre que seule une part limitée de l'information, l'information formelle et structurée, transite par le SI.
Voir Les perspectives de la Business Intelligence et Le poste Business Intelligence idéal .
Les spécialistes de l'analyse ne manqueront pas de nous expliquer le phénomène : le samedi après-midi, c'est congé et jour des courses, il y a plus de monde en magasin, plus d'enfants aussi, ils pleurent, les parents s'excitent et remplissent le chariot sans réfléchir...
Voilà une nouvelle chaîne de cause à effet identifiée. Les équipes de marketing n'ont plus qu'à plancher dessus...
Ne rigolez pas, j'en ai entendu de plus alambiquées que celle-ci mais, par pure déontologie, je ne les dévoilerai pas ici.
Il est bien évident que pour réaliser une analyse prédictive suffisamment pertinente pour que l'on puisse se passer du lien de causalité en anticipant les comportements, il est indispensable de disposer d'une quantité de données conséquentes et des moyens d'analyses appropriés. L'établissement de "patterns" fiables pour le profiling, impose une puissance de calcul qui n'est pas (encore) à la portée du premier venu. On suivra de près les travaux autour du Big data et la gestion des grands volumes de données, Map-reduce, Hadoop et du cloud computing.
Personne n'aime avoir tort. C'est un fait et il n'y a guère d'exception. Prendre une mauvaise décision pénalise durablement notre renommée et de surcroît fournit des armes à nos concurrents. À moins d'être maso, on sera toujours prêt à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour conserver la face.
J'en connaît même quelques uns (des noms ! des noms !) qui cadrent et sélectionnent volontairement leurs actions uniquement pour donner un petit coup de main au destin. Afin que les prévisions de départ se réalisent, ils n'hésiteront pas à brouiller quelque peu les chiffres, fausser les résultats, voire modifier les données initiales. On parle alors de prophéties auto-réalisatrices.
"- Vous voyez ? Je vous l'avais bien dit !
- Tu parles Charles ! Il a tout fait pour !"
La complexité ne se simplifie pas. Seule le "compliqué" gagne à être simplifié. Le "compliqué", c'est le plat de spaghetti, copieux, et donc bien emmêlé.
"Compliqué" c'est aussi le qualificatif à attribuer aux plans ou aux raisonnements où l'on ne perçoit ni la queue ni la tête. Ils sont surtout révélateurs de l'ignorance ou de l'incompétence de leurs auteurs qui ne parviennent pas à prendre une distance suffisante pour communiquer un message simple et aisé à comprendre.
Encore faut-il savoir simplifier sans élaguer pour autant les caractères importants ! Simplifier dans ce cas c'est rendre compréhensible quelque chose qui ne l'est pas en raison du désordre des idées, des propos, des arguments.
Le "complexe", c'est une autre affaire...
Appliquer des méthodes simplificatrices à un système complexe n'aboutit qu'à des solutions simplistes et appauvries en sens. C'est aussi pour cela qu'il n'existe pas vraiment de méthodes de management efficaces hormis celles qui proposent de multiplier les centres de décision.
La loi de la variété requise de William R. Ashby le précise bien :
Un système "A" pourra piloter un système "B" si, et seulement si, la variété de "A" est supérieure ou au moins égale à celle de "B".Il n'existe d'autre solution que celle de multiplier les centres de pilotage et de prise de décision au plus près du terrain. Augmenter la complexité en quelque sorte du système "A" afin qu'il puisse contrôler et piloter le système "B".
Les empilements de reportings, et l'on sait comment ceux-ci sont effectués, voir le paragraphe :"Les reportings sont-ils utiles ?", pour maintenir contre vents et marées un pouvoir centralisé, n'est plus qu'un combat d'arrière garde.
Il est vain de vouloir formaliser l'informel, de rechercher des liens clairs de cause à effet lorsque seuls le flou et le chaos existent. Il faut au contraire être proche du terrain et pro-actif.
Lire à ce sujet la critique des strategy maps et l'ensemble de ce portail piloter.org pour mieux comprendre le pilotage pro-actif.
Instaurer la gouvernance démocratique dans l'entreprise
Avec exemple concret au sein d'une PME hitech
» Auteur : Alain Fernandez
» Pages : 360 pages
» ISBN : 978-2959320422
» Dispo : Format broché, Format Kindle,
Format epub
» Plus d'infos (extraits à télécharger...)
» Extrait sur google-livre
Alain Fernandez est un spécialiste de la mesure de la performance, de l’aide à la décision et de la conception de tableaux de bord de pilotage. Au fil de ces vingt dernières années, il a conduit de nombreux projets de réalisation de système décisionnel en France et à l'International. Il est l'auteur de plusieurs livres publiés aux Éditions Eyrolles consacrés à ce thème, vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires et régulièrement réédités. Le Management de la Performance est au service des décideurs, pas des "gendarmes" de l'entreprise ! En première partie, ce livre fondé sur vingt ans de pratique, dépiste les fausses routes du management de la performance avant de développer en deuxième partie une démarche pratique concrète et illustrée.
Les Tableaux de bord du Manager Innovant, Une démarche en 7 étapes pour faciliter la prise de décision en équipe
Alain Fernandez
Editeur : Eyrolles
Pages : 320 pages
Prix : 25 Euros
EAN : 978-2212569285
Pour acheter ce livre :
1. On fait le chemin en marchant2. La clé du Management de projet : le facteur humain
3. Comment déléguer pour gérer son temps plus efficacement