Autoformation

La motivation est la clé de la formation

À moins d'être totalement détaché des contraintes professionnelles, à l'occasion d'un congé individuel de formation par exemple, il faudra apprendre à composer entre sa formation, l'exercice de son métier et sa vie personnelle. Pas si facile et la démotivation est en embuscade. Voyons notamment deux moyens d'entretenir la motivation au long du processus d'autoformation.

Se motiver, c'est déjà être bien organisé

En effet, Il faut déjà être en mesure de répondre à deux questions essentielles :
  • Comment s'organiser sans nuire à son efficacité professionnelle ?
  • Comment s'organiser sans (trop) perturber sa vie personnelle ?

Comment s'organiser sans nuire à son efficacité professionnelle ?

Seule une parfaite organisation à laquelle on ne manquera pas de se contraindre permet de conjuguer métier et autoformation.

Si le thème de la formation n'est pas trop éloigné du contexte professionnel, c'est aussi l'occasion de mettre en pratique sans tarder l'enseignement acquis et de précipiter un peu l'acquisition des compétences désirées.

Comment s'organiser sans (trop) perturber sa vie personnelle ?

Il est déjà bien difficile de jongler avec son emploi du temps pour mener une vie équilibrée, c'est-à-dire une vie où l'on parvient à conjuguer son activité professionnelle, ses loisirs, le temps dédié à sa famille et les activités extraprofessionnelles. Pourtant il faudra bien trouver un espace dans son agenda pour caser son programme d'autoformation.

On sait désormais qu'une vie professionnelle trop intense peut se transformer en un véritable amplificateur de tensions conjugales. À chacun de résoudre du mieux possible cette équation à multiples inconnues en tenant compte des conséquences à moyen terme.

Motivation intrinsèque et motivation extrinsèque

La question suivante à se poser et ce n'est pas la moindre est celle-ci:
  • À quoi puis-je me raccrocher en cas de découragement passager ?
Au cours d'une longue formation, l'enthousiasme ne sera pas au beau fixe tous les jours. Le sentiment de ne plus progresser, la difficulté de se concentrer, et l'impression de perdre son temps face à des enseignements particulièrement ardus sont autant de causes de découragement qu'il s'agit de surmonter coûte que coûte.

Pour contribuer à résoudre la problématique de la démotivation, les spécialistes des sciences sociales font appel à la théorie des deux motivations : La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque.

La motivation intrinsèque

Elle est essentiellement liée au plaisir qu'éprouve celui qui suit une formation. Il est motivé par sa passion pour le sujet et l'envie d'en savoir toujours plus. Le besoin de satisfaire sa curiosité et le sens de l'étonnement permanent, pour ne pas parler d'émerveillement, sont les moteurs pour conserver son enthousiasme.

La motivation extrinsèque

Lorsque la motivation intrinsèque s'émousse, lorsque l'enchantement et le goût d'apprendre sont en berne, on peut alors tenter de recourir à des mobiles extérieurs présentés comme des récompenses.

Si l'on n'a pas fait pas l'erreur de sélectionner des objectifs trop ambitieux lors de la première habitude, l'accession à ces derniers sera perçue comme un encouragement à poursuivre son plan de travail. C'est là une récompense personnelle.

Aussi, en cas de découragement passager, il est recommandé de « s'auto-stimuler » en étudiant le parcours accompli et la distance nous séparant du prochain objectif. Pour renforcer sa capacité de persévérance et retrouver la confiance en soi et le courage de poursuivre, il est aussi bien utile de reprendre contact avec les finalités de cette démarche d'autoformation.

Si l'on a pris soin de bien remplir les premières rubriques du diagnostic des besoins, il suffira de s'y reporter pour retrouver un point d'appui, tel que changer de métier, obtenir une promotion ou une meilleure rémunération par exemple. Enfin, il est aussi utile de participer à des groupes de travail pour profiter de l'émulation collective et retrouver le goût d'apprendre.

Comment se démotiver de trois façons différentes

La motivation est fragile, si on y prend garde elle est rompue et laisse place à son antagoniste diabolique : la démotivation !
Voyons 3 cas de figure qui conduisent irrémédiablement à une démotivation assurée :
  • Perdre son temps à acquérir des compétences "jetables"
  • Se contenter d'un simple "vernis"
  • Ne pas suffisamment considérer la phase de mise en pratique

Perdre son temps à acquérir des compétences "jetables"

Seules les compétences issues d'un rapide « formatage » au cours d'une formation accélérée sont périssables et éphémères. Censées répondre aux exigences du changement continu, elles sont des freins à l'adaptation dans le sens où elles ne sont que réflexes et acquisitions d'habitudes rigidifiées par une pratique sans réflexion de fond.

A contrario, les véritables compétences acquises au terme d'une solide formation et d'une pratique assidue sont un très un net avantage. Celui qui cumule compétences et expériences est bien plus à l'aise pour résoudre les problèmes inédits. Il est plus tolérant à l'incertitude et il sait mixer les savoirs d'horizons différents pour découvrir les solutions originales. Adepte du système « D », il sait déployer son ingéniosité sans attendre que les procédures apprises ou imposées débloquent miraculeusement le problème où elles l'ont bien souvent plongé.

Se contenter d'un simple "vernis"

L'autoformation n'est recommandée ni pour les dilettantes ni pour les velléitaires. Entreprendre un programme d'autoformation conséquent exige des efforts de tous les instants. Quelles que soient les connaissances ou les compétences que l'on souhaite acquérir, il sera toujours indispensable d'étudier les fondamentaux comme nous avons appris à lire, à écrire et à compter dans notre petite enfance.

Bien des thèmes de la formation, et ce, quelle que soit la science choisie, sont peut-être moins séduisants et plus rébarbatifs que ce que l'on espérait. Il faudra tout de même consacrer du temps et de l'énergie pour les étudier. Certains concepts resteraient inaccessibles sans ce bagage préalable.

Ne pas suffisamment considérer la phase de mise en pratique

Une compétence s'acquiert sur le terrain. Les connaissances sont indispensables, mais sans le savoir-faire elles ne sont pas suffisantes. Il est évidemment plus profitable de choisir un thème de formation pas trop éloigné de son activité professionnelle afin de mettre en pratique sur le terrain chacun des acquis.

Une formation ce n'est du formatage !

Une formation, pas du formatage 1 Une formation, pas du formatage 2

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    C'est une vision réductrice. Voyons pourquoi.


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Autoformation :Les bonnes habitudes
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