Le reporting, ou rapport d'activité en français, sert avant tout à communiquer, si ce n'est à rendre compte, les résultats d'activités des différents services de l'entreprise. Quel en est le principe ? Quelle méthode pratique utiliser ? Quels sont les principaux outils du marché ? Quelles sont les limites du reporting ? Un chapitre spécial pour le reporting financier, particulièrement important.
Le terme "Reporting" désigne une famille d'outils de Business intelligence destinés à assurer la réalisation, la publication et la diffusion de rapports d'activité selon un format prédéterminé.
Le reporting est essentiellement destiné à faciliter la communication de résultats chiffrés, d'un bilan d'activité ou d'un suivi d'avancement.
Principe
L'outil de reporting assure l'interrogation des bases de données selon les requêtes SQL préparées lors de l'élaboration du modèle. Le rapport d'activité peut ensuite être publié sur l'Intranet périodiquement en automatique, ou ponctuellement à la demande.
L'outil offre bien entendu des fonctions spécifiques pour l'élaboration du modèle du rapport, des modules de calcul et de la présentation (graphiques) afin de concevoir des comptes rendus particulièrement seyants et pertinents.
Utiliser les outils de publication de rapport d'activité
Bien qu'avec les outils requêteurs, l'utilisateur peut formuler des requêtes d'interrogation "ad hoc" à volonté,
les outils de reporting ne sont pas à proprement parlé des instruments d'aide à la décision.
En théorie on peut estimer qu'ils permettent au responsable de disposer d'une précieuse vue d'ensemble de son activité.
En pratique, ils sont surtout destinés à "rendre compte" du travail effectué auprès de la hiérarchie.
Le reporting s'inscrit dans une longue tradition du management par le contrôle. Nous sommes bien loin des possibilités d'autonomie que peut offrir la technologie de la Business Intelligence aujourd'hui.
Aussi, on ne confondra pas Reporting avec tableau de bord, ces deux instruments n'ayant absolument rien à voir.
Comment réussir son reporting ?
Un "rapport réussi" est un rapport suffisamment pertinent et correctement présenté pour intéresser ses destinataires, soutenir l'attention et susciter des commentaires constructifs.
La méthode
La méthode se déroule en six étapes.
Étape 1- Choisissez les bons objectifs
Quel message souhaite-t-on transmettre ? C'est la première question à se poser lorsque l'on élabore un rapport d'activité à diffuser.
Étape 2- Collectez les données
Tout commence par une parfaite collecte de données. L'informatique et les outils d'ETL ne suffisent pas.
Il ne faut pas hésiter à consulter autour de soi pour confronter les enseignements et valider les données une fois placées en perspective avec la réalité des activités.
Étape 3- Transformez les données en information
On évitera de surcharger le rapport de données. Un trop grand nombre de données risque de détourner l'attention et de perturber la perception du message. Il est préférable de se focaliser uniquement sur les informations essentielles. Pour cela il faut au préalable bien définir le message à faire passer.
Le tri des données entre "le bon grain et l'ivraie", "les vital few and trivial many" de Vilfredo Pareto confirmé par Joseph M. Juran, sera effectué en référence à la première étape : "choisissez les bons objectifs".
Étape 4- Optimisez le rapport
Un bon rapport interpelle ses destinataires. Utilisez les graphiques adéquats pour chaque type d'information que vous souhaitez communiquer. Les outils de présentation ne sont pas interchangeables.
Pour que le sens de l'information soit transmis sans distorsion, il est important de choisir le bon graphique et les bonnes couleurs. Voir notamment Choisir le bon graphique.
Étape 5- Limitez le nombre de présentations graphiques
Un bon rapport est un rapport simple.
Là encore, il ne faut pas surcharger le rapport en multipliant les informations au risque de fausser le message que l'on souhaite transmettre.
Pour ne pas perdre de vue ce principe fondamental de la transmission d'information, les concepteurs anglo-saxons utilisent le sigle KISS pour Keep It Simple, Stupid ! Vraisemblablement un clin d'oeil au film de Billy Wilder "Kiss me stupid!" (Embrasse-moi Idiot !).
Étape 6- Ne perdez aucune occasion de feed-back
Comment est perçu le message ?
Il est toujours profitable d'étudier la manière dont le message est perçu par ses destinataires dans une logique d'amélioration continue.
Les principaux outils sont en mesure de produire des rapports sous différents formats comme HTML, RTF, PDF, XML CSV (Excel)...
Les reportings sont-ils utiles ?
Évitez que votre personnel ne passe son temps à rendre compte des choses qu'il aurait pu faire, s'il n'avait pas été obligé de rendre compte.
Propos de O.L. Barenton, confiseur, Auguste Detoeuf
Intéressant propos de Auguste Detoeuf, industriel et fondateur du groupe Alsthom en 1928 qui est plus que jamais d'actualité.
En effet, il y a déjà quelques années, le Journal du Net publiait les résultats d'un intéressant sondage (enquête en ligne) à propos des pratiques du Reporting en entreprise titré : "Les reportings jugés pertinents mais chronophages".
Si 67% estiment que les reportings prennent en compte des indicateurs pertinents, 62% considèrent que l'élaboration de ces derniers demande trop de travail, plus d'1/2 heure par semaine pour 76% d'entre eux, soit les 3/4 des managers interrogés.
Fiabilité
Plutôt intéressant, seulement 19% des personnes interrogées affirment ne jamais "estimer" certains éléments et se fient uniquement au données collectées.
En revanche, 36%, soit plus d'un tiers, recourent "souvent" à la pratique des "résultats à l'estime"...
Utilité
Plutôt curieux, 9%, soit pratiquement 1/10, avouent ne pas vraiment savoir à qui sont destinés les reportings...
De toute façon, une bonne frange de responsables d'activité, 1 sur 10 tout de même, ne savent pas "pour qui", ni "pourquoi" ils le font...
Plusieurs autres enquêtes confirment l'emprise excessive des opérations de reporting dans la tâche des managers.
Une étude auprès de 1496 managers européens relève que plus des deux tiers des managers passent plus d'un tiers de leur temps à préparer les reportings.
Source : Vers la fin du métier de manager, enquête CEGOS
Le reporting financier
Au programme de ce chapitre : Qu'est-ce que le reporting financier ? Préparer un budget, élaborer des rapports consolidés, valider les budgets, exploiter l'analyse financière, autant de fonctions indispensables pour une saine gestion financière. Dans le cadre des entreprises multi-sites et des regroupements d'entités issues de rapprochement, fusion ou absorption, la question de la consolidation des comptes est particulièrement délicate.
Définition : le reporting financier analytique
Préparer un budget, élaborer des rapports consolidés, valider les budgets, exploiter l'analyse financière, autant de fonctions indispensables pour une saine gestion financière. Dans le cadre des entreprises multi-sites et des regroupements d'entités issues de rapprochements, fusions ou absorptions, la question de la consolidation des comptes est particulièrement délicate.
Les outils de reporting financier
Dans ce contexte, les outils informatiques de Reporting financier ou analytique sont incontournables pour assurer la cohérence du suivi des recettes, le contrôle des dépenses et faciliter l'élaboration des budgets. L'intégrité et la rapidité de publication des informations sont deux intérêts primordiaux des solutions de reporting financier. Ce sont de véritables exigences en un contexte pour le moins perturbé.
Les outils du marché pour réaliser un reporting financier
Quelques éditeurs de Business Intelligence se sont faits une spécialité du reporting financier analytique et proposent une palette d'outils assez complète : consolidation des comptes, planification, budget, prévision et reporting , diffusion de l'information.
À noter, la question du reporting financier prend désormais une nouvelle importance avec la mise en oeuvre des normes IAS IFRS.
Ressources web
Oracle Hyperion Financial Management, le site Web, une gamme d'outils de consolidation financière et de reporting. Hyperion et un acteur historique de l'analyse multidimensionnelle et financière. La société possédait dans sa gamme, après sa fusion avec Arbor Software en 1998, le fameux produit d'analyse multidimensionnelle "Essbase". Voir aussi le cube Olap. Essbase était à l'origine une extension des tableurs de l'époque, Lotus 123 notamment. On retrouve la même logique avec les tables pivots de Excel. La société Hyperion a été rachetée par Oracle Software en 2007
Microsoft Dynamics 365 for Finance and Operations, le site Web
SAP Business Object, le site Web Business Object était à l'origine une société française éditrice de logiciel d'intelligence économique, avec un concept particulièrement original "d'univers" orientés métier. La société Business Object a été rachetée par SAP en 2008.
IBM Cognos, le site Web Cognos est aussi un éditeur "historique" de solution d'analyses de données. Cette société canadienne a été rachetée par IBM en 2008.
Alain Fernandez est un spécialiste de la mesure de la performance, de l’aide à la décision et de la conception de tableaux de bord de pilotage. Au fil de ces vingt dernières années, il a conduit de nombreux projets de réalisation de système décisionnel en France et à l'International. Il est l'auteur de plusieurs livres publiés aux Éditions Eyrolles consacrés à ce thème, vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires et régulièrement réédités.
Une gouvernance coopérative n'est ni un mythe ni un luxe C'est en effet l'unique moyen de parvenir à une indispensable intelligence collective tout en répondant aux attentes des salariés qui pour la large majorité ne supporte plus d'être considéré comme un centre de coût, réduit "au mieux" à la portion congrue des succès. Pourquoi oublie-t-on si facilement que ce sont eux les véritables créateurs de valeurs de l'entreprise ? Dans cette étude, nous verrons comment bâtir concrètement avec exemples à l'appui une gouvernance coopérative digne de ce nom.
Tableau de bord de l'entreprise Définition et principe. Un tableau de bord n'est pas qu'un simple présentoir d'indicateurs piochés ici ou là, et placés à la va-comme-je-te-pousse sur un même écran. Ce n'est pas non plus un outil de gestion exclusivement tourné vers les résultats, le passé. Le tableau de bord est avant tout l'instrument clé d'un pilotage pro-actif rendant possible l'entreprise innovante.
À quoi sert un tableau de bord ? Un tableau de bord, ce n’est pas un présentoir à ratios de gestion. On le sait depuis déjà bien longtemps ou en tout cas on devrait le savoir. Un tableau de bord ne sert pas non plus à prendre les décisions à votre place. Ça, j’ai comme l’impression qu’on le sait moins. En fait, c'est simple, un tableau de bord est un instrument pour piloter le progrès.