La fatalité, on ne peut ne pas y croire. Il ne s'agit en aucune manière de mauvais oeil. Plutôt des probabilités défavorables. Le hasard ne fait pas toujours bien les choses et parfois les mauvaises surprises s'enchaînent les unes après les autres. De toutes manières, quand le manque de bol colle au projet, comme de la poix, on parle justement de poisse, il et bien difficile d'en prendre son partie et de conserver son indispensable optimisme. La déprime guette les esprits les plus solides.
Que va-t-il encore se passer aujourd'hui ? Ce n'est pas avec l'angoisse au ventre que l'on réussit les projets, nul besoin de démonstration.
Il en existe des pleurnicheurs qui s'imaginent touchés par la malchance et évoque un coup du destin pour justifier leur échec alors qu'ils ont purement et simplement foiré le travail de préparation! Ou qui ne savent pas communiquer, et n'ont aucune idée des effets pervers de la rationalité limitée sur la prise de décision.
Mais parlons un peu de l'analyse de risques. Comment la conduire, que peut-on insérer comme élément sensible à surveiller ? C'est là où il s'agit d'être particulièrement pertinent puisque l'exhaustivité n'est pas de ce monde.
Cela ne valait peut-être pas le coup de talonner le fournisseur afin qu'il respecte le délai ? De s'assurer bien à l'avance de sa ponctualité ? Et s'il ne peut pas le tenir qu'il le dise tout de suite ?
Mais non ! Pas du tout ! L'analyse de risques n'est pas un fourre-tout !
Il faut régler ce problème au préalable
Si MB sait déjà qu'il ne disposera jamais d'assez de temps on peut lui faire confiance ! Il est tellement rare que l'on aille plus vite que prévu, il y a bien plus de chances qu'il ne soit pas du tout disponible. Il faut donc dans ce cas reprendre la question des affectations.
Voilà deux exemples de ce que ne doit pas être une analyse de risques. D'ailleurs il ne suffit pas de lister des risques potentiels encore faut-il définir des parades sinon c'est n'importe quoi.
Il peut arriver qu'au cours de la réalisation d'un projet on prenne conscience que finalement les ambitions initiales de rentabilité ne seront pas remplies. Il est alors judicieux de se poser la question de l'arrêt du projet pour redistribuer les ressources, humaines et financières vers des projets plus rentables. Une décision délicate s'il en est.
Un projet nécessite de multiples compétences pour le mener à son terme. Pour conduire l'équipe composée de spécialistes, ce n'est pas d'un chef dont on a besoin mais bien d'un manager, c'est à dire d'un acteur disposant au minimum des aptitudes et compétences pour être capable d'inciter chacun des membres à délivrer le meilleur de lui-même. Le manager de projet se rapproche alors plus du coach que du chef.
Les sociétés humaines ne sont pas nées de la compétition individuelle à grande échelle, sinon elles n'auraient guère survécu. L'humain est un être social et c'est bien l'esprit d'entraide qui lui a permis de survivre et de se développer jusqu'à notre époque. De même, les entreprises ne vivent et ne prospèrent que grâce à cet esprit de solidarité entre les femmes et les hommes, qui malgré les croyances, est bien plus fort que l'individualisme égoïste. Voyons comment amplifier ce trait naturel des humains en pratiquant un management fondé sur l'entraide..
Instaurer la gouvernance démocratique dans l'entreprise
Avec exemple concret au sein d'une PME hitech
» Auteur : Alain Fernandez, consultant, auteur et formateur, spécialiste des organisations industrielles depuis près de 30 ans.
» ISBN : 978-2959320422
» Dispo : 1) Format broché
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» Extrait sur google-livre
Alain Fernandez est un spécialiste de la mesure de la performance et de l’aide à la décision. Au fil de ces vingt dernières années, il a accompagné nombre d'entreprise en France et à l'International. Il est l'auteur de plusieurs livres publiés aux éditions Eyrolles consacrés à ce thème et connexes, vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires et régulièrement réédités.
Le chef de projet efficace
12 bonnes pratiques pour un management humain
Alain Fernandez
Editions Eyrolles
6ème édition
240 pages 22 Euros
EAN : 978-2212569735
Disponible en librairie
Disponible au format ebook
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Les tableaux de bord du manager innovant
Une démarche en 7 étapes pour faciliter la prise de décision en équipe
Alain Fernandez
Éditeur : Eyrolles
Pages : 320 pages
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Crédit image : Gerd Altmann de Pixabay.com
1. La gestion des risques du projet 2. Analyse de risques, plan de prévention et autres calembredaines
Ecrit par : Jijou
Bonjour, cher Alain, Un bon billet, comme d'habitude. Oui, le cas de ce film est incroyable. La faute à l'extérieur : tu fais tout, prévois tout (ou presque), modélises la forme de ton travail, envisages les caps, les risques, etc. Et, à l'arrivée... tout plante. La poisse. C'est un rappel qu'on ne peut maîtriser que ce qui nous est propre. C'est-à-dire notre style imprimé dans les choses et puis notre perception de la vie. Et c'est tout. Le reste dépend... des autres. Et de la vie. Pff, nécessité d'être stoïcien par ces temps de prétendue maîtrise de tout (on l'a bien vu, avec la Société générale ou EADS : c'est réducteur de penser que la technique fait tout). L'Occident et sa technique et son cartésianisme rassurants butent contre ce qui s'est passé pour ce film. Incroyable, je disais. Et pourtant complexe : le grand tissu dynamique s'est secoué. C'est tout : pas plus, pas moins. Les résultats dépendent de nous, dans la vie. Et de la vie elle-même : il faut le dire aux professionnels, beaucoup l'ont oublié. Bien à toi, cher Alain.
Ecrit par : Lionel
Merci Lionel pour ces compléments.
A+
Alain
Ecrit par : afz